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Tournoi des 6 Nations

L’Italie s’offre le premier succès de son histoire face à l’Angleterre !

Etienne Goursaud

Publié le

L'Italie s'offre le premier succès de son histoire face à l'Angleterre !
Photo Icon Sport

TOURNOI DES 6 NATIONS 2026 – Pour son 33ème match face au XV de la Rose, l’Italie bat enfin l’Angleterre (23-18) et peut croire à un beau classement à la fin du Tournoi.

Une première dont l’Italie va se souvenir. Pour la toute première fois en 33 matchs, elle s’offre l’Angleterre, ce mastodonte du rugby mondial, seule nation européenne championne du monde. Non, la victoire contre l’Écosse (18-15) n’était pas qu’un simple coup de chance. Elle est la résultante d’une progression depuis trois ans, qui place cette équipe totalement au niveau du Tournoi des 6 Nations.

Aujourd’hui, ce samedi soir, cette victoire contre les Anglais n’est pas usurpée. Elle a consacré la nation qui a le mieux joué au rugby ! Au point de se demander ce qu’il se serait passé si les Italiens avaient renversé l’Irlande, lors du second match perdu 20-13. L’Italie remonte à la 4ème place avant le dernier match face au Pays de Galles.

L’Angleterre en avance d’une courte tête à la pause

On a eu le droit à une première mi-temps en deux actes. Vingt minutes soporifiques pour commencer, puis vingt minutes franchement emballantes avec deux équipes qui ont enfin su se libérer et envoyer du jeu.

Les grands gagnants du début de rencontre sont les potentiels retardataires dans le Stadio Olimpico de Rome, qui n’ont absolument rien manqué. Aucun point inscrit après 20 minutes de jeu. Si les Anglais investissent les 22 mètres italiens dès le début de la rencontre (75 % de possession après sept minutes de jeu), l’imprécision est de mise. Les Italiens, courageux en défense, s’en sortent à bon compte avant d’ouvrir le score (3-0, 21ème).

C’est là que la partie s’emballe, avec trois essais en quinze minutes. Contrairement à la tradition, les Anglais tirent les premiers. Fin Smith attaque la ligne et sert Alex Coles, qui parvient à décaler à gauche Tommy Freeman pour le premier essai du match (3-5, 26ème). Un essai qui a paradoxalement fait du bien aux Italiens, qui ont mis plus de vitesse.





Jusqu’à l’exploit de Tommaso Menoncello. Il prend l’intervalle et marque le premier essai de son équipe. L’Italie reprend la main (10-5, 35ème) mais se fait crucifier après la sirène. Fin Smith trouve au pied Tom Roebuck. L’ailier gagne son duel et marque le deuxième essai des siens (10-12, mi-temps).

L’Italie l’a fait avec le cœur et la beauté

La seconde mi-temps va ressembler à une vraie partie d’échecs. Chaque équipe avance ses pions. D’abord l’Angleterre, puis l’Italie. Dans le coup dans le premier acte, les Italiens vont payer leur indiscipline. Les Anglais sont déjà menaçants dès le début du second acte. Mais c’est au pied qu’ils ajoutent deux pénalités pour prendre huit points d’avance (10-18, 54ème). Avant la seconde pénalité inscrite, Giacomo Nicotera a écopé d’un carton jaune pour une faute cynique dans sa propre moitié de camp.

Le talonneur italien est rapidement rejoint sur le banc des punis par le troisième ligne anglais Sam Underhill, coupable d’un plaquage à la tête d’un joueur italien (57ème). C’est l’Angleterre tout entière qui est à son tour rattrapée par l’indiscipline. Maro Itoje écope à son tour d’un carton jaune, pour la même faute que Nicotera. L’Angleterre est alors à 13 pendant deux minutes. L’Italie en profite pour gommer les six points concédés (16-18, 61ème), avant de faire le choix de la touche après l’exclusion du capitaine anglais.

Monty Ioane remporte son duel et sert Tommaso Menoncello, qui fait la différence avant de servir à l’intérieur Leonardo Marin, qui fait chavirer tout le stade de Rome. L’Italie est alors à sept minutes d’un exploit (23-18, 74ème). Comme un symbole, l’Italie scelle sa victoire sur un ballon gratté dans son camp (80ème). HISTORIQUE !

 

 

 

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