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Loïc Costerg, des performances notables avant l’échéance olympique

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Loic Costerg

Rencontre avec Loïc Costerg, pilote du bobsleigh à 2 et 4 de l’équipe de France, qui veut se rapprocher des meilleurs mondiaux pour briller aux Jeux Olympiques. 

Loïc, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Loïc Costerg, j’ai 30 ans et j’ai commencé le Bobsleigh il y a huit ans. A mon époque, on ne pouvait pas commencer à pratiquer cette discipline avant 18 ans. Cela a changé depuis, mais personnellement, j’ai commencé un peu plus tard car je voulais terminer mes études avant. Au début, j’avais pas forcément en tête de faire de la compétition, mais le club a vu en moi certaines qualités et j’ai grimpé les échelons petit à petit jusqu’à mes premiers JO en 2014 à Sotchi. Depuis, nous avons confirmé notre statut et allons essayer d’aller chercher quelque chose de plus beau en Corée du Sud.

Comment as-tu commencé le bosbsleigh ?

Je suis originaire de La Plagne, là ou il y a la seule piste de bobsleigh en France. Quand j’étais gamin, mon père faisait du bobsleigh et il suivait Bruno Mingeon, aujourd’hui mon coach, sur les Coupes du Monde : j’étais donc souvent avec eux pour voir les courses. En plus de cela, j’aime bien la vitesse et les sensations fortes donc j’ai commencé le bobsleigh avec trois copains pour découvrir ce sport. Je connaissais bien la piste de La Plagne, car à l’école primaire, nous faisions de la luge dessus.

Quel est ton rythme d’entraînement l’hiver ?

Nous nous entrainons en Bobsleigh 3 jours par semaine (mardi, mercredi et jeudi) avec en plus de cela 2 entraînements physiques à côté, essentiellement de la musculation pour moi. Certains pousseurs ont une séance de sprint en plus dans la semaine. Le vendredi est dédié au repos et à la préparation du matériel pour le week-end, ensuite le samedi à la compétition de bobsleigh à 2 et le dimanche à 4.

Quelle est ta préférence entre le bobsleigh à 2 et à 4 ?

Ma préférence, déjà par rapport aux résultats, elle va sur le bobsleigh à 4 ! Il y a aussi une préférence au niveau de l’esprit d’équipe ; à 4 il y a vraiment cette esprit alors qu’à 2 c’est plus l’addition de deux individualités. J’ai fait beaucoup de sports collectifs plus jeune donc mon tempérament va plus vers cela. Sur le pilotage, le plaisir est différent mais j’aime bien les deux.

Loic Costerg 2

En haut de gauche à droite : Vincent RICARD, Jérémie BOUTHERIN, Max ROBERT. En bas de gauche à droite :Dorian HAUTERVILLE, Loïc COSTERG, Vincent CASTELL – IBSF

Que ce soit à 2 ou à 4, comment choisis-tu tes partenaires ?

Aujourd’hui ce que l’on recherche chez un pousseur, c’est des qualités de force, de vitesse et d’explosivité avec un poids de corps approchant les 100 kg. En bobsleigh, plus on est lourd, plus on va vite sur la piste et il existe une limite à ne pas dépasser et d’un autre côté, si on est pas assez lourd, on doit ajouter du poids dans le bobsleigh et on part avec un handicap. Pour la partie vitesse, en plus de ce poids recherché, on cherches des athlètes qui court le 100 mètres en moins de 11 secondes. Enfin il faut qu’il soit fort et explosif, mais ce sont des choses qui se travaillent avec la musculation par exemple. Le profil, c’est en fait un « sprinteur lourd ».

Quels sont tes objectifs de la saison avant les Jeux Olympiques ?

Le premier était de se qualifier pour les JO, il fallait finir dans le top 30 mondial pour avoir un quota. Ensuite, la fédération et le comité olympique nous ont demandé de finir à plusieurs reprises dans les dix premiers en compétition internationale pour valider notre ticket. Ils ne veulent pas envoyer un bobsleigh qui va finir dernier. Le comité olympique français veut envoyer aux JO des athlètes pouvant être finalistes, c’est à dire top 8. Nous avons notamment fait sixième d’une Coupe du Monde il y a quinze jours et maintenant, nous voulons confirmer sur les compétitions avant les Jeux Olympiques en faisant d’autres top 10.

Quels objectifs aux JO ?

Avant notre 6ème place fin novembre en finissant à cinq centièmes de seconde alors que nous avions pour objectif de terminer dans les dix premiers, ce résultat nous a ouvert un peu les yeux et nous ne nous fixons pas de limite pour les Jeux Olympiques. Nous avons nos chances pour faire un beau résultat.

Qu’est-ce qu’il te manque pour monter sur des podiums mondiaux ?

Notre plus grosse marge de progression, elle est à la poussée : à Whistler, c’était seulement notre deuxième course avec cette équipage donc nous manquons d’expérience et les courses jusqu’aux Jeux vont nous permettre d’en emmagasiner. Au niveau du matériel, nous n’avons rien à envier aux meilleurs nations. Et pour ma part, au pilotage à Whistler, j’ai fait deux belles descentes mais pas parfaites, alors que celui qui gagne, en fait deux parfaites. Donc c’est à moi d’être au top au niveau du pilotage pour progresser dans la hiérarchie.

Tu as Bruno Mingeon comme coach, médaillé Olympique en 1998 et champion du monde en 1999. Que t’apporte-t-il au quotidien ?

L’avantage, c’est qu’il connaît le très haut niveau et ce qu’il faut faire pour être performant. Il nous explique chaque jour que chaque détail compte, qu’on peut gagner un centième par ci un autre par là mais en les additionnant, cela peut être les centièmes qu’il manquent pour être sur le podium. Il nous demande de ne rien laisser au hasard et de maitriser tous les facteurs de course. C’est beaucoup d’exigences et par moment, ce n’est pas forcement évident d’avoir cette rigueur constante, mais c’est la clé du très haut niveau.

Martin Fourcade comme porte-drapeau, cela t’évoque quoi ?

Il représente ce que tout athlète veut faire. Il domine sa discipline assez largement avec du talent mais surtout en fournissant un travail énorme. C’est la meilleure personne pour être leader de cette équipe de France et il nous montre la voie du succès, pour beaucoup il est un modèle

Nicolas Jacquemard


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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Sympa l’interview et la mise en lumière du bob français. Je suis le parcours de la team Costberg sur facebook depuis leurs débuts, on constate leur progrès depuis 2014, le renouveau du bob car il me semble qu’en 2010 on avait pas d’équipage. et j’ai grandi avec les Hostache (une grosse pensée pour lui) et Mingeon. Etant de Grenoble, le DL nous fait le relai de leur projet. Bravo à ces bonhommes. j’avais à un moment donné créé beaucoup d’articles autour de la https://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_du_monde_de_bobsleigh (Coupe du monde) et une gros boulot sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Skeleton_aux_Jeux_olympiques_de_2010 (Skeleton aux JO de 2010) avec un… Lire plus »

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