Lorine Schild après les Mondiaux : « Je ne me projette pas encore sur les JO, mais c’est mon objectif »
PATINAGE ARTISTIQUE – Au lendemain des Mondiaux, terminés à la 17ème place, Lorine Schild revient sur ses débuts, ses objectifs et son organisation entre ses entraînements et ses études supérieures.
Lorine, comment en es-tu venue à faire du patinage ?
J’ai suivi ma sœur qui en a fait en vacances au ski avec mes parents. Ils l’ont inscrite au club de Reims. Quand j’ai eu quatre ans, j’ai voulu faire comme elle. Du coup, je me suis inscrite aussi. C’est donc grâce à elle que j’ai commencé.
Tu as toujours voulu faire du patinage en solo ou tu as aussi tenté de patiner en couple ?
Non, toujours en solo. Ce que je préfère, c’est sauter. En danse, ce n’est pas envisageable. Après, le couple, rien que de les voir comme cela, ça me fait un peu peur et je ne me vois pas forcément faire cela.
As-tu fait d’autres sports ?
Non, j’ai toujours fait que du patinage. Pendant une année, j’ai fait un peu de gym, mais c’était vraiment juste de l’à-côté.
Lorine Schild: « C’est une école adaptée pour les sportifs de haut niveau »
Tu disais que tu devais rentrer, car tu avais des examens en France. Tu es donc toujours en études ?
Oui, c’est ma 1ère année d’études supérieures. Je viens de passer mon bac l’année dernière. Je fais une école de commerce, l’EDHEC. C’est une école qui a un cursus adapté pour les sportifs de haut niveau, tout en distanciel. Il faut juste être en présentiel pour les examens. C’est une formation en quatre ans et je peux aller jusqu’à six ans. C’est intéressant en tout cas, car ce sont de nouvelles choses que j’apprends et ça change du lycée. Comme je ne sais pas encore ce que je vais faire après ma carrière, je sais qu’une école de commerce, c’est super large et me permet ensuite d’aller dans plusieurs filières différentes.
Entre ton entraînement et tes études, comment fonctionnes-tu ?
C’est environ 3h par jour, tous les jours sauf le dimanche. Et en complément, approximativement une heure de sol par jour. Cela me fait à peu près 18 h sur la glace et 4-5 h au sol. Je fais cela toute l’année. Avec la fermeture de la patinoire de Reims en mai, je dois aller m’entraîner sur Châlons-en-Champagne, donc je fais moins d’heures. En juillet, je vais à Chamonix pour un stage d’été plus intensif. Et je cale mes cours et révisions dans les moments où je ne m’entraîne pas. Et puis, je me garde un peu de temps pour moi aussi, pour couper et souffler ou encore sortir les week-ends.
On sait que des saisons, surtout à l’international, coûtent cher. En termes de financement, tu as du sponsoring, des aides de la fédération ?
On a des aides de la fédération, de la région, de la ville et du département. Et ce qui n’est pas pris en charge par ailleurs, ce sont mes parents qui le financent. D’ailleurs, j’habite encore chez eux.
Est-ce-que tu penses que tu pourrais être amenée à changer d’environnement pour voir autre chose par exemple ?
Non, je suis bien là. Je n’ai pas l’intention de quitter Malika (NDLA : Tahir, sa coach). Si elle venait à partir autre part, je la suivrai, je ne veux pas changer.

Lorine Schild: « Elle m’a eu depuis que je suis petite, depuis mes premiers pas sur la glace »
Tu sembles avoir une très bonne relation avec elle. Comment l’as-tu rencontrée ?
Elle est arrivée à Reims quelques années avant que je commence à patiner. Elle m’a eu depuis que je suis petite, depuis mes 1ers pas sur la glace, donc elle me connaît bien. Cela fait 15 ans qu’elle m’entraîne.
Tu as une carrière encore jeune. Mais peux-tu nous dire quelle est ta meilleure expérience en termes de compétition ou de programme ?
C’était le Festival Olympique d’hiver de la Jeunesse Européenne 2022 (FOJE). Ça change beaucoup parce que c’est avec tous les sports d’hiver. Il y avait un village olympique, donc c’est une autre ambiance de compétition. C’était une super expérience. Et en plus, j’ai remporté la médaille d’or, avec une cérémonie des médailles sur un grand podium, c’était super.
Lorine Schild: « Milan 2026, c’est mon objectif »
Est-ce-que tu te projettes sur Milan dans deux ans ?
Oui, c’est mon objectif. Je travaille et je donne le meilleur de moi-même pour ce soit moi qui y aille. Mais pour le moment, je ne me projette pas, je suis dans le moment présent.
Est-ce que tu as des modèles dans le patinage, que ce soit actuellement ou sur les années passées, qui peuvent t’inspirer ?
J’aime bien Yuna Kim (NDLA : la Sud-Coréenne championne du monde en 2009 et championne du monde en 2010), car elle a un beau mélange de technique et d’artistique, ainsi que la régularité. Elle a plein de titres. J’aime beaucoup son patinage.


