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Football

Lucas Hernandez, novice bleu à l’accent espagnol

Romain Delanis

Publié le

Appelé pour la première fois par Didier Deschamps, le jeune latéral gauche de l’Atletico Madrid, Lucas Hernandez, a longtemps hésité entre les Bleus et la Roja, avant de choisir de rejoindre l’équipe de France. Choix par défaut ?

Une décision inattendue

Lucas Hernandez, Marseillais de naissance, devait porter le maillot de l’Espagne. L’histoire était écrite. Par lui-même déjà : « Je me sens Espagnol, l’Espagne m’a tout donné, si on m’appelle, j’irai. » Cette déclaration du joueur de l’Atletico Madrid date du début du mois de mars. En Espagne, on le voyait déjà comme la doublure de Jordi Alba, misant de grands espoirs sur un des meilleurs latéral gauche de la Liga. Il connaît le jeu espagnol par cœur, était donc prêt à relever ce challenge, à la fois sportivement et mentalement. Il se murmure que le sélectionneur espagnol Lopetegui (même si lui affirme le contraire) aurait même contacté celui qui a traversé les Pyrénées à l’âge de 4 ans pour l’informer de sa potentielle future sélection avec la Roja. Alors pourquoi un tel revirement de situation ?

Problèmes de naturalisation et Deschamps en sauveur

Pour être naturalisé espagnol, il faut avoir vécu 10 ans sur le territoire ibérique. Sans problème pour Lucas Hernandez. Sauf que ses récents problèmes avec les autorités espagnoles (dans le cadre de violences conjugales) ont freiné les démarches, ne lui permettant pas de disputer la Coupe du monde tant désirée avec l’Espagne. D’un autre côté, Lucas Hernandez a déjà été sélectionné en équipe de France, dans toutes les sélections de jeunes jusqu’aux Espoirs.

Scruté depuis longtemps aussi par le sélectionneur français, le moment était adéquat pour sonder le néo-international français. « Touché » par l’appel de Didier Deschamps, mais certainement conscient aussi de la place qu’il pourrait occuper en équipe de France (le poste de latéral gauche est très peu pourvu, surtout avec la blessure de Benjamin Mendy), le natif de Marseille n’a pas hésité et a répondu favorablement à la proposition de Deschamps.

 

Définitivement bleu ?

Effectivement, le nouveau numéro 22 pour les deux prochaines rencontres de l’équipe de France (contre la Colombie ce soir et la Russie mardi) a répondu favorablement à la convocation. Pour qu’il soit « Bleu » définitivement, il faut que Lucas Hernandez joue un match, obtienne une sélection. Après cela, nous pourrons considérer complètement le frère de Théo Hernandez (joueur du Real Madrid), comme joueur de l’équipe de France.

Ensuite, il sera exposé à la concurrence. Aujourd’hui, Didier Deschamps cherche une alternative crédible à Benjamin Mendy. Kurzawa « black listé », Digne qui ne joue pas, ça ne se bouscule pas en France pour candidater au poste de latéral gauche. La polyvalence d’Hernandez (axe gauche et latéral gauche) joue aussi en sa faveur. À lui de faire le travail, direction la Russie et la Coupe du monde 2018.





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