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Mais au fait, c’est quoi le WEC ?

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Mais au fait, c’est quoi le WEC ?
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AUTOMOBILE – Alors que la deuxième manche du championnat du monde d’endurance (WEC) se déroule ce week-end sur le circuit de Portimão au Portugal, Dicodusport vous aide à y voir plus clair sur cette compétition peu connue des fans de sport.

Créé en 2012 sous l’égide de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et de l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), le World Endurance Championship (WEC) rassemble les voitures de sport telles que les prototypes mais aussi des autos de type grand tourisme.

Avant cette date, les pilotes s’affrontaient dans le cadre de l’Intercontinental Le Mans Cup, mais ce championnat n’a existé qu’entre 2010 et 2012.

Les catégories dans le cadre du WEC

Il existe quatre catégories dans ce championnat d’endurance. D’abord, deux d’entre elles sont consacrées aux prototypes. On les appelle respectivement le LMH (pour le Mans Hypercar) et le LMP2 (pour le Mans Prototype 2). Si d’un point de vue esthétique ces deux classes se ressemblent, elles sont pourtant bien différentes : seuls les professionnels sont admis en LMH, alors que des pilotes amateurs se greffent toujours à un pilote pro en LMP2 (il y a en a généralement trois par équipage dans chaque classe).

Aussi, notons les technologies utilisées. Depuis 2012, les LMP1 (aujourd’hui LMH) possèdent en plus d’un moteur thermique un système de récupération d’énergie, l’hybridation. Seules ces dernières peuvent lutter pour la victoire au général à chaque course.

Ensuite, il existe deux autres catégories dédiées aux voitures grand tourisme. Ce sont les LM GTE Pro et LM GTE Am (Le Mans Grand Tourisme Endurance). Comme pour les prototypes, la première classe est réservée aux professionnels quand chez l’autre, des amateurs font équipe avec qu’un seul pro la plupart du temps.

Constructeurs et équipes

Dans les catégories LMH et LM GTE Pro, nous retrouvons des constructeurs emblématiques à l’image de Toyota mais également Ferrari, Ford, Aston Martin ou encore Corvette. À cela s’ajoute des équipes qui n’ont pas la réputation d’être des constructeurs (LMP2 et LM GTE Am). Evidemment, on y retrouve en LM GTE Am des modèles rejoignant la première classe de GT mais ceux-ci prennent la dénomination du team qui engage l’auto.

La nouvelle réglementation pour 2021

De 2012 à 2020, les LMP1 concouraient pour la victoire lors de chaque course. En plus de Toyota, les constructeurs allemands Audi et Porsche étaient aussi de la partie. Mais le retrait de la firme d’Ingolstadt fin 2016 et de son voisin Porsche fin 2017 ont laissé Toyota comme unique constructeur se disputer la gagne. Même si des équipes privées ont rejoint la classe à l’image de Rebellion ou de SMP Racing, il n’y a jamais eu de suspense depuis l’entame de la saison 2018. La faute à un avantage très simple : les Toyota bénéficiaient de leur système hybride contrairement à leurs adversaires. C’est donc sans réel grand intérêt que le constructeur nippon s’est adjugé la victoire aux 24h du Mans ces trois dernières années, et la couronne mondiale.

Pour redonner de l’allant au WEC, Pierre Fillon (président de l’ACO) et les instances de la FIA ont imaginé réformer l’élite de la catégorie. Mais pour quel objectif ? L’idée était d’attirer un maximum de constructeurs grâce à un règlement encadrant la réduction considérable des coûts engendrés par la fabrication et la motorisation du prototype. Fini donc les LMP1 aux impressionnantes performances mais aussi au budget exorbitant et bienvenu aux LMH.

Certes, les performances seront moindres, et le design change complètement. Mais l’essentiel est que la catégorie reine retrouve un véritable intérêt et de l’attraction pour les pilotes, les équipes techniques et bien entendu les fans.

Cette année, Alpine a bénéficié d’une « dérogation » puisque l’écurie française est une ancienne LMP1 Non Hybride, qui utilise le châssis Oreca (le même que sur la Rebellion R13 l’an dernier). Dépourvu d’un système de récupération d’énergie, Alpine se bat aux côtés de Toyota et de Glickenhaus. Pour assurer un minimum d’équité, l’ACO réajuste les performances grâce à la Bop (Balance of performance).

Le Mans Hypercar (LMH) et Le Mans Daytona Hypercar (LMDh)

Concrètement, et pour y voir plus clair, deux possibilités s’offrent aux constructeurs désireux de rejoindre le WEC dans la catégorie reine. La première est d’engager une LMH. L’avantage réside dans le simple fait que le manufacturier (ou constructeur) puisse concevoir son propre châssis et son système hybride. Dans le cas d’une participation au WEC avec une LMDh, le choix du châssis est imposé parmi quatre types différents utilisés en LMP2 et le système hybride intégré sera celui développé par Williams Engeneering et Bosch.

Dans le premier cas, les coûts sont forcément plus importants mais le constructeur développe entièrement sa voiture. Dans le second cas, les dépenses sont moins chiffrées mais il y a des contraintes à respecter.

Dernier point : ce règlement est entré en vigueur dès cette année même si en 2021, il n’y a que des LMH. Ces dernières participeront toujours au calendrier du WEC tandis que les LMDh auront le privilège de participer aux courses du WEC mais également celles du championnat américain (IMSA).

Peugeot au Mans en 2022, Audi, Porche et Ferrari en 2023

Peugeot est le premier à avoir dégainer sa venue au Mans en 2022 (pour une participation au championnat du WEC la même année). Le constructeur alignera une LMH. Audi et Porsche ont confirmé leur retour en endurance à la fin de l’année 2020 et vont tous deux concevoir un prototype LMDh pour la saison 2023.

Enfin, en février dernier, Ferrari a affirmé son retour sur la scène mondiale en 2023. La firme au cheval cabré devrait se lancer dans la conception d’une LMH.

N’oublions pas non plus les équipes privées qui, à l’image de Glickenhaus (team américain) cette année s’aligne en LMH. Absent à Spa-Francorchamps il y a un mois car non-prêt, le team sera bien présent à Portimão dimanche avec une auto.

Le calendrier du WEC en 2021

Une course a déjà eu lieu : c’était les 6h de Spa-Francorchamps qui se sont disputé le samedi 01 mai, course durant laquelle la Toyota GR010 Hybrid n°8 s’est imposée devant Alpine et l’autre Toyota, en ce qui concerne le LMH.

Voici la suite du calendrier pour cette saison :

Dimanche 13/06/2021: 8h de Portimão (Portugal)

Dimanche 18/07/2021: 6h de Monza (Italie)

Samedi et Dimanche 21 et 22/08 : 24h du Mans (France)

Dimanche 26/09 : 6h de Fuji (Japon)

Samedi 20/11 : 8h de Bahreïn (Bahreïn)


Le palmarès complet de WEC

Catégorie LMH (LMP1 de 2012 à 2020) :

2012 : Audi (Lotterer ; Tréluyer ; Fässler)

2013 : Audi (McNish ; Kristensen ; Duval)

2014 : Toyota (Buemi ; Davidson)

2015: Porsche (Webber; Bernhard; Hartley)

2016: Porsche (Lieb; Jani; Dumas)

2017: Porsche (Bernhard; Hartley; Bamber)

*2018-2019: Toyota (Alonso; Buemi; Nakajima)

*2019-2020: Toyota (Conway; Kobayashi; Lopez)

Catégorie LMP2 (uniquement palmarès des équipes) :

2012 : Starworks Motorsport

2013 : OAK Racing

2014 : SMP Racing

2015 : G-Drive Racing

2016 : Signatech-Alpine

2017 : Vaillante Rebellion

2018-2019 : Signatech-Alpine Matmut

2019-2020 : United Autosports

Catégorie LM GTE Pro

2012 : Ferrari (titre pilotes non décerné) *

2013 : Ferrari (Bruni)

2014 : Ferrari (Bruni ; Vilander)

2015 : Porsche (Lietz)

2016 : Aston Martin (Thiim ; Sorensen)

2017 : Ferrari (Calado ; Guidi)

2018-2019 : Porsche (Christensen ; Estre)

2019-2020 : Aston Martin (Thiim ; Sorensen)

Catégorie LM GTE Am (uniquement palmarès des équipes)

2012 : Larbre Compétition

2013 : 8 Star Motorsports

2014 : Aston Martin Racing

2015 : SMP Racing

2016 : AF Corse

2017 : Aston Martin Racing

2018-2019 : Team Project 1

2019-2020 : AF Corse

*2018-2019 et 2019-2020 : La FIA WEC avait décidé après une réforme, que le championnat se disputerait sur deux années calendaires.

*titre pilotes non décerné : A partir du moment où un seul pilote de la voiture ne participe pas à une course du WEC (pour diverses raisons), il ne peut être sacré champion même si ses coéquipiers ont remporté le championnat. C’est pour cela qu’un ou deux pilotes apparaissent seuls au palmarès sur certaines saisons.


Journaliste/rédacteur depuis mai 2021 - Passionné de sport depuis de nombreuses années, mais aussi par le monde du journalisme, c'est en toute logique que j'ai décidé de rejoindre l'aventure Dicodusport. Football, endurance, tennis ou encore cyclisme, c'est avec un réel plaisir que je souhaite vous faire partager ma ferveur pour ces disciplines.

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