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Manchester City – Olympique Lyonnais : triste zéro

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Cette première demi-finale n’a basculé ni d’un côté, ni de l’autre. City a la satisfaction de ne pas avoir encaissé de but sur son terrain. Lyon devra régler la mire pour cadrer ses tirs, et éviter les pieds, les mains, les bras de la gardienne Bardsley. La qualification pour la finale se jouera dimanche au Groupama Stadium. Jouer à domicile est une arme à double tranchant.

Il n’y a rien de plus triste qu’un 0-0 par un bel après-midi de printemps ensoleillé. On fait le bilan, et on ne s’y retrouve pas : on a renoncé à la balade à pied, à vélo, à cheval, on a renoncé à la partie de foot proposé par Alex et JC, à une cure de vitamine D, pour assister à deux heures de frustration qui vous laissent littéralement ensuqués. Après ça, reste comme une non motivation enkylosante.

Faire match nul, c’est une chose, faire 0-0 en est une autre. Déjà qu’on avait du mal à se mettre dans l’ambiance Ligue des Champions, avec cette demi-finale programmée un dimanche à 14h, comme un vulgaire match de Coupe de France, les buts en moins.

Temps cyclique, temps linéaire

Il y a sur terre, globalement, deux conceptions du temps : le temps cyclique et le temps linéaire, ce qui se répète à l’infini, et ce qui s’enfuit et ne reviendra plus. Pour un peu, les filles de Reynald Pedros auraient pu se tromper d’année et penser revivre le match aller de la demi-finale de l’année dernière, où elles l’avaient emporté sur la pelouse de l’Academy Stadium 3 buts à 1, trois réalisations à l’extérieur, synonyme d’une quasi qualification automatique. Les remontada n’étaient pas encore à la mode à cette époque.

Oui il y eut de l’impact. Oui il y eut de l’engagement physique. Demandez à Lucy Bronze, fauchant Parris et récoltant un jaune, demandez à Stroke, détroussant in extremis Cascarino (82’), demandez à M’Bock et aux pieds de cette même Parris (65’). Mais où sont allés les 23 tirs lyonnais ? Cinq ont trouvé l’irréprochable Karen Bardsley, gardienne de City (demi-volée de Le Sommer, 51’, tête d’Henry, 90’). Les 18 autres… Certains ont rasé le montant droit de Bardsley (Marozsan, 16’), d’autres ont chatouillé la transversale (Renard, 34’), ou se sont envolés en tribune (Le Sommer, 41’). D’autres… on préfère oublier.

City c’est sexy

City sait aussi être sexy, montrer ses attributs. Au moment où l’on s’y attend le moins, elle laisse poindre de belles promesses, comme cette frappe de Lawley (23’), obligeant Bouhaddi à sortir de sa torpeur post-déjeuner, ou encore cette tentative lointaine de Christiansen, directement dans les gants de la gardienne lyonnaise (67’). Ces deux occasions ont eu le mérite de rappeler à toute la défense que Bouhaddi file la trouille à tout le monde à chaque arrêt. Même sur les frappes molles, il faut se mobiliser.

A quand remonte le dernier 0-0 des Fenottes ? Je me demande même si Jean-Michel Aulas était né… Les Lyonnaises, jusqu’à hier, avaient de la classe : si elles ne marquaient pas, au moins avaient-elles la décence de prendre minimum un but, histoire de lire sur les visages des vaincues, la honte de la défaite et de l’honneur piqué.

Se remuer les crampons au match retour

Un 0-0 est nul et non avenu. Il n’y a rien à venger. Seulement à espérer qu’on saura se remuer davantage les crampons au match retour. On ne sortira hélas pas du créneau Coupe de France (dimanche 29, 14h45), mais on sait déjà que Wolfsburg a croqué Chelsea 1-3 en pelouse ennemie.

Pour être certains que la bannière de Saint George flotte sur Kiev le 24 mai prochain, Chelsea devra regarder en long en large en travers le quart de finale du 11 avril dernier entre le Real de Madrid contre la Juventus de Turin (en s’arrêtant à la 90ème ), City n’aura qu’à attendre son heure, et lancer Parris en contre. Un seul raid suffira.

City sait défendre. La preuve en quatre-vingt-dix minutes hier. Et City sait gagner à l’extérieur, la preuve l’année dernière lors du match retour face aux Lyonnaises (0-1). Je crois au temps linéaire, et non cyclique. Je crois aux petits riens qui basculent, aux verrous qui soudain cèdent.

Dimanche prochain, ce sera une nouvelle partie. Je n’ose écrire qu’entre Lyon et City, les compteurs seront à zéro. Par crainte du pléonasme.

Camille Cordouan


Supportrice de Chelsea, mes sports de prédilection sont le handball, l'athlétisme et le tennis. Si je tweete plus vite que mon ombre, vous pouvez aussi me retrouver les week-ends sur les playgrounds de Bruxelles pour un petit foot ou basket entre potes. Parcourir la France, l'Europe et plus si affinités pour suivre mes sportifs préférés ? Mon kif ! Et c'est avec plaisir que je partage les résultats des sports populaires mais également plus confidentiels pour Dicodusport.

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