Manon Deketer et Clarisse Agbegnenou sur le podium des -63 kg au Grand Slam de Lausanne 2026
GRAND SLAM LAUSANNE 2026 – Deux médailles pour Manon Deketer (argent) et Clarisse Agbegnenou (bronze) chez les -63 kg.
En cette seconde journée du Grand Slam de Lausanne, 3 Françaises était engagées. Et les trois combattaient pour la médaille. Les deux premières à ouvrir le bal étaient dans la catégorie des -63 kg. Où la France obtient un double podium. Clémence Emé elle, termine au pied du podium.
Manon Deketer garnit son palmarès
La belle journée de Manon Deketer (-63 kg) a débuté face à la jeune de 20 ans Aisa Nurkovic. À l’initiative des attaques, la Française a inscrit un yuko rapidement. La Monténégrine a ensuite essayé de travailler au sol. Mais la Française va confirmer sa supériorité pour s’imposer sur ippon.
Ensuite, elle affrontait Kseniia Galitskaia. Pour leur seul affrontement à Oulan-Bator cette année, la Russe s’était imposée au golden score. Manon Deketer a beaucoup tenté au sol mais va finalement réussir à inscrire un yuko après avoir renversé son adversaire en fin de combat. Elle va ensuite tenir pour se qualifier pour les quarts. Elle y affrontait Jun Li. Rapidement, elle force la Chinoise à taper, après un bon passage au sol.
En demi-finale, elle affrontait Kirari Yamaguchi. Deux combats et deux victoires pour la Japonaise, championne d’Asie 2024 et 3e au Grand Slam de Paris. Celle-ci était hyper fuyante en début de combat. Les judokates ont reçu 1 shido chacune pour non combativité. Les pénalités ont augmenté pour les deux et elles sont allées au golden score. Finalement, la Française s’impose sur hansoku make après 1 minute 22.
DE TOUTE BEAUTÉ !!!! 🤩💨
Manon Deketer (-63kg) s’impose brillamment lors de son entrée en lice. ✅#JudoLausanne pic.twitter.com/dEuw2YRdKU
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En finale, elle faisait face à la tombeuse de Clarisse Agbegnenou, Angelika Szymanska. En 4 combats, 1 chez les juniors et 3 chez les seniors, la Française ne s’était jamais inclinée. Plus récemment, elle s’était imposée à Tachkent en quarts. Malheureusement la série s’est arrêtée. Aucune des judokates n’est parvenue à trouver la clé et elles étaient toutes deux pénalisées. Mais en toute fin de rencontre, la Polonaise va placer une clé de bras au sol pour s’adjuger l’or.
C’est donc une troisième médaille d’argent en Grand Slam pour Manon Deketer qui avait quand même un peu de mal à digérer cette défaite à chaud.
Je suis déçue, très déçue. Frustrée parce que c’est une fille que j’ai toujours battue. J’ai l’impression de ne pas réussir à gagner des finales donc c’est dur. Mais on va dire que c’est une compète de préparation pour les Mondiaux. J’ai fait une belle journée mais j’aurais aimé finir en beauté.
Je ne comprends pas. C’est à discuter avec les entraîneurs, C’est peut-être là-dedans [elle montre sa tête, ndlr.], je ne sais pas. J’aborde la finale comme le premier tour. Chaque match est important, sachant que c’est le dernier donc c’est là où tu dois tout mettre. Chose que j’essayais de faire. On va analyser, on va réfléchir pour voir. Mais je compte gagner en finale des Monde cette fois-ci, et pas échouer.
Elle a tout de même réussi à trouver du positif dans sa journée, notamment lors de sa demi-finale.
Quand tu gagnes ta demie, tu sais que tu as une médaille assurée. Donc c’est pour ça qu’il y avait le cri de joie. Surtout que c’est une Japonaise. Elle m’avait battue à Paris, j’avais une revanche à prendre. J’ai su être tactique, chose que je n’ai pas su faire habituellement. J’ai su le faire donc j’étais contente.
Retour gagnant pour Clarisse Agbegnenou
Dans la même catégorie, Clarisse Agbegnenou qui faisait son retour à la compétition, termine donc
Premier combat poussif au deuxième tour face à Anna Kriza, 23 ans, médaillée de bronze aux Championnats d’Europe espoirs 2025. Lutte acharnée sur sur le kumi-kata. Chaque fois qu’elle arrivait à passer la main à l’arrière de la Hongroise, celle-ci était en danger. La Française va inscrire un yuko et l’emporter. Elle affrontait ensuite la jeune Kerem Primo, médaillée de bronze aux Europe juniors 2025. Cette fois ça a été plus rapide : elle la fait rapidement tomber pour marquer un waza-ari. Et elle va finalement s’imposer sur un ippon implacable à 1 minute 30 de la fin.
Premier gros test dès les quarts de finale face à la Néerlandaise Joanne van Lieshout. La numéro 4 mondiale est la tête de série n°1 du tournoi et championne d’Europe en titre. Lors de leur premier affrontement à Paris en 2024, il avait fallu près de 8 minutes à la Française pour se hisser en finale !
Bien saisie à l’épaule, Agbegnenou est proche de devoir s’appuyer sur la tête pour contrer la Néerlandaise. Après de longues minutes de résistance, la Française va inscrire un yuko au sol. Elle va tenir son avantage jusqu’à la fin du temps réglementaire pour se qualifier pour les demies.
Après la tête de série n°1, c’est la n°4 qui se présentait face à la Française : Angelika Szymanska. Médaillée de bronze aux Championnats d’Europe et vice-championne du monde 2024. Le combat était fermé. Et un yuko sera accordé à la Polonaise à 10 secondes de la fin.
La reine des tapis est de retour ! 👑🔙
Après plus d’un an d’absence, Clarisse Agbegnenou (-63kg) signe son retour à la compétition avec une première victoire par yuko. 👊🇫🇷
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Dans le combat pour le bronze, elle affrontait la Tchèque Renata Zachova, double championne d’Europe en 2024 et 2025. L’année dernière, elle avait d’ailleurs battue la Française en finale. Dans un combat acharné où la Française a dû être vigilante pour ne pas être projetée, elle va inscrire un yuko à 1 minute de la fin. Un deuxième sera inscrit juste avant d’entendre le gong et de voir la Française laisser couler ses larmes.
Clarisse Agbegnenou : “J’ai kiffé aujourd’hui ! ”
Passée l’émotion de disputer une première compétition sans son papa décédé il y a quelques mois, la Française a fait le bilan de cette journée qui se termine avec une médaille de bronze. Elle s’est montrée satisfaite d’avoir pu tenir une journée avec beaucoup de combat. Ses axes de travail sont au niveau tactique, la rapidité et l’explosivité. Mais elle apprécie déjà ce métal et les efforts fournis aujourd’hui :
Je suis en train de me dire que tout le travail qu’on est en train de faire, ce qu’on a fait fonctionne. Mon corps va bien, j’ai mal nulle part, je me sens bien et je sens que j’ai encore des choses à faire.
Je ne me sens pas limitée, je sais que j’ai une marge de progression et de travail. Donc pour moi, ce n’est que de bon augure.
J’ai kiffé aujourd’hui. Merci le Grand Slam de Lausanne parce que c’était une super ambiance, On aurait dit que j’étais dans un mini tournoi de Paris ! C’est génial et je ne peux que remercier les personnes qui sont derrière moi et qui me soutiennent aujourd’hui. Parce que vous allez voir, ça ne sera pas un long fleuve tranquille, mais on va s’éclater.
Clémence Emé au pied du podium
Clémence Emé (-70 kg) tête de série n°3, termine donc 5e. La journée avait bien commencé. Elle a débuté face à Diassonema Mucungui, la championne d’Afrique. Après un waza-ari en passant au sol, elle s’impose finalement sur ippon. Ensuite, elle faisait face à Luana Carvalho. À Paris, la Française s’était imposée. Elle inscrit rapidement un yuko et l’emporte.
EN QUART DE FINALE ! 💪
Clémence Émé (-70kg) l’emporte et se qualifie pour les quarts. 🤩#JudoLausanne pic.twitter.com/zV9boZKPZk
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En quarts, elle affrontait la Chinoise Lu Liu. Plus tôt cette année, la Française l’avait battue pour remporter le bronze, sa première médaille en Grand Slam. Longtemps sans issue, le combat s’est décanté à un peu plus d’une minute trente. La Française est tombée et a concédé un yuko. Clémence Emé enchaîne les initiatives, la Chinoise les shido. Mais elle tient son avantage.
Aux repêchages, elle affrontait Tais Pina. Elle a inscrit un waza-ari rapidement et était à l’initiaitve des attaques.La Portugaise a répondu avec un yuko 1 minute plus tard. Ce qui n’a pas empêché la Française de poursuivre sa domination avec un yuko à moins d’une minute de la fin.
Dans le combat pour le bronze, elle affrontait Madina Taimazova. Leur seul affrontement remonte à 6 ans à Paris, pour une victoire de la Russe. Défensive au sol, la Française a longtemps résisté. Mais la Russe l’a fait tomber pour inscrire un waza-ari. Et finalement remporter le bronze.
L’analyse de Clémence Emé sur son dernier combat et sa journée
Ne pas s’arrêter sur la première attaque, toujours être vigilante parce que ça peut repartir derrière, c’est ce qu’elle a fait. C’est une erreur de ma part . Je vais travailler là-dessus.
Je n’ai pas respecté mes thèmes sur la Chinoise, je me suis embourbé dans un truc qui ne me ressemble pas et surtout je l’avais déjà battue cette année, donc c’était un profil que je connaissais. Je n’ai pas été moi-même aujourd’hui. J’ai fait tomber certes, mais je n’ai pas été précise et il y a du boulot pour les Monde.
Il y a des profils que je n’avais pas encore pris en compétition, donc c’est bien de les prendre maintenant pour être prêt pour pour les championnats du monde. Je suis frustrée parce que j’ai enchainé les phases finales ces derniers temps et je revenais toujours avec une breloque. Là non. Je suis un peu dégoûtée mais c’est le chemin .
Pour elle, l’objectif était de finir dans le top 5 pour garder son statut de tête de série lors des Championnats du monde. Malgré la frustration, l’objectif est atteint.


