Marc-Antoine Olivier, un papa en quête de revanche aux championnats d’Europe de natation en eau libre
CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION 2026 – Marc-Antoine Olivier s’avance avec de belles ambitions sur ces Championnats d’Europe de natation, et avec une envie de revanche après les Jeux de Paris 2024. Depuis, sa famille s’est notamment agrandie.
Son sourire ne l’a pas quitté durant la grosse heure qu’a duré la conférence de presse. Marc-Antoine Olivier espère l’avoir également à la sortie de l’eau, ce mardi, après le 10 kilomètres en eau libre, sa première épreuve de ces Championnats d’Europe. « J’ai toujours le petit goût amer des Jeux de Paris 2024. La 7ᵉ place (sur le 10 km, seule distance olympique), ce n’était pas ce que j’étais venu chercher. » Il l’assure, sur ces Championnats d’Europe, « l’objectif est d’aller chercher le maximum de médailles d’or. »
Avant de terminer sa préparation à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), le nageur s’est entraîné, comme toujours, à Antibes (Alpes-Maritimes). « Je me suis donné tous les moyens de réussir. J’ai fait pas mal de kilomètres, car j’ai remarqué que c’est ce qui m’avait manqué il y a deux ans », poursuit-il, la marque de bronzage des lunettes bien visible, même depuis le fond de la salle de presse.
Au lieu de partir en altitude comme de nombreux nageurs, Marc-Antoine Olivier a préféré la tente hypoxique. Un choix justifié par le fait qu’il est devenu papa en juillet 2025. « Je voulais rester à la maison parce que, sur huit mois, je suis bien parti presque trois mois entre les stages et les Coupes du monde. Ça faisait beaucoup pour ma compagne et je voulais quand même profiter de la première année de ma fille parce que ça évolue beaucoup à cet âge-là. » Une première expérience qui pourrait bien se répéter lors des prochaines échéances en cas de succès. « Pourquoi pas jusqu’aux Jeux de Los Angeles 2028. » Un test, donc, à mi-olympiade.

Favori sur les trois courses à son programme
Autre différence par rapport aux Jeux de Paris 2024 : les conditions de nage dans la Seine. « Il devrait y avoir moins de courant. On n’avait vraiment pas eu de bol, mais c’est l’eau libre. On nage en milieu naturel et il faut s’adapter. Les nageurs qui ont su le faire le jour J ont eu leur médaille. On verra les conditions qu’on aura le jour J. »
En tout cas, il ne se cache pas. « Sur les trois courses individuelles où je me présente, je suis dans les favoris. L’objectif principal reste le 10 kilomètres, vu que c’est notre course olympique. Sur le 3 kilomètres knock-out (vendredi 7 août), je ne pense pas avoir raté beaucoup de médailles sur les grands championnats et Coupes du monde (il a notamment terminé 3ᵉ des Championnats du monde en 2025). Enfin, le 5 kilomètres (mercredi 5 août), c’est ma course préférée, mais elle n’est pas olympique. », conclut-il avec une pointe de déception.
S’il décroche une ou plusieurs médailles, il sait qu’elles ne resteront pas longtemps autour de son cou. « Mes médailles, maintenant, elles ne m’appartiennent plus. Elles appartiennent à la petite (rire). » Si elle les porte, cela restera une belle récompense à ses yeux. Et c’est là qu’il affichera certainement son plus beau sourire.


