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Tour de France

Margot Pompanon : « Nous sommes réalistes, mais on ne s’interdit pas de rêver »

Maxime Cazenave

Publié le

Margot Pompanon Nous sommes réalistes, mais on ne s'interdit pas de rêver
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE FEMMES 2022 – Le Tour de France Femmes 2022 débute ce dimanche, sur les Champs-Élysées. Parmi les cinq équipes tricolores engagées, la formation Saint-Michel Auber 93 aura à cœur de surperformer pour se mettre à son avantage au milieu des grosses armadas du peloton international. L’équipe d’Aubervilliers comptera notamment sur Margot Pompanon pour tenter des coups, et protéger au mieux la cheffe de file de l’équipe, Simone Boileau. Avant de prendre le départ, la Givrotine nous parle de ce nouveau rendez-vous attendu et prestigieux.

Qu’est-ce que cette sélection pour le Tour de France Femmes 2022 représente pour toi ?

C’est un immense honneur et une grande fierté. Participer au Tour de France, c’était presque inimaginable dans mes rêves quand j’étais petite. Je me revois encore imiter Jan Ullrich ou Sylvain Chavanel, en levant les bras sur mon petit VTT ! Il n’y avait pas de modèle féminin à l’époque. Aujourd’hui, ce seront nous les modèles. L’histoire est en train de s’écrire, et c’est une fierté d’y prendre part !

Est-ce que cela est une sorte d’aboutissement depuis ton retour à la compétition en 2019 ?

Oui bien-sûr, même si ce n’était pas mon objectif premier. Je suis revenue sur route sans prétention, et j’ai saisi les opportunités qui m’ont été offertes. C’est beaucoup de chance et de travail exponentiel chaque mois, chaque année. Passer professionnelle, participer à de belles courses World Tour et prendre le départ du Tour de France Féminin : on m’aurait dit ça il y a plus d’un an, quand j’étais à l’école et dans mon mémoire, j’aurais rigolé !

Niveau préparation, quel a été le programme ces dernières semaines pour arriver dans les conditions optimales au départ ce dimanche ?

Je sors d’une période compliquée physiquement et mentalement. Les dernières semaines ont été principalement un gros travail sur le reset de mon début de saison afin de repartir de zéro mentalement pour retrouver des sensations physiquement. On a participé au Lotto Belgium Tour fin juin, puis nous sommes parties en stage de reconnaissance du Tour de France il y a une semaine. On fait un beau bloc de travail, ensemble, et maintenant on récupère jusqu’au départ.

Vous avez effectué la reconnaissance de plusieurs étapes ces derniers jours. Comment trouves-tu ce parcours ? Et quelles étapes attends-tu particulièrement, que ce soit avec envie ou crainte ?

Nous avons reconnu quatre étapes, en partie. Mais c’est un très beau Tour. Nous empruntons de très belles routes. Les étapes en Champagne vont être très exigeantes et réserver un joli spectacle dans les vignes et sur les chemins. Sans parler des Vosges. Le parcours est très exigeant. Je n’ai pas vraiment de craintes en particulier, c’est sûrement l’une des courses les plus attendues de l’année par toutes, donc il y aura beaucoup d’excitation, et ça va rouler très vite. On est au plus haut niveau mondial, il faut s’attendre à tout et à tout moment. Mais je pense que les étapes d’Épernay (Étape 3) et de Bar-sur-Aube (Étape 4) vont être super cool !

Sur un plan plus personnel, quel va être ton rôle au sein de la formation ?

J’aurai un rôle d’équipière et très certainement de baroudeuse. L’objectif pour nous sera d’épauler au mieux Simone (Boilard), et bien sûr d’essayer de courir au jour le jour. C’est-à-dire être opportuniste en essayant de se glisser dans une échappée.





Quels vont être les objectifs de St Michel-Auber pour faire en sorte que cette première soit une réussite ?

Comme je l’ai dit, on est au top du niveau mondial, on a la chance d’être propulsées sur la plus grande compétition cycliste du monde. C’est juste incroyable pour la première année en UCI. L’objectif sera avant tout de prouver que nous réalisons un travail sérieux, avec un collectif jeune et soudé. Nous sommes réalistes, mais on ne s’interdit pas de rêver à de belles choses.

Cette saison est la première pour l’équipe au niveau Continental UCI, ce qui t’as permis de participer à d’autres épreuves World Tour comme Paris-Roubaix ou la RideLondon Classic. Quel a été ton ressenti global dans ces courses face aux meilleures cyclistes du monde ?

Cette année est une superbe expérience pour moi. À titre personnel, c’est beaucoup d’apprentissage, je suis toute nouvelle dans le milieu du vélo finalement. C’est la première saison où je peux m’entraîner correctement et faire les choses à fond. Avoir l’opportunité de prendre le départ de ces courses là, à ce niveau-là, est juste dingue. Ça motive d’autant plus de continuer de travailler à cette intensité pour prendre de l’expérience et en découvrir encore plein d’autres !

 

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