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Marine Partaud, objectif top 100 !

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Nous avons rencontré Marine Partaud, championne française de tennis, qui vient de réaliser un « doublé » en Pologne en remportant le simple et le double. 

Marine, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Marine Partaud, j’ai 22 ans et je suis numéro 22 française. Je suis née à Poitiers et je vis actuellement à Paris.
Si je devais me décrire en 3 mots , généreuse , persévérante et sociable 🙂

Comment as-tu commencé le tennis ?

J’ai commencé le tennis à 7 ans dans le club du village à côté de Poitiers. Toute ma famille jouait déjà au tennis, sauf papa mais il était aussi très sportif.

Un début de carrière plus que prometteur puis un enchainement de blessures et un trou noir. Avec du recul qu’est-ce que tu retiens de ces années difficiles ?

Oui effectivement j’ai été championne de France à 15 ans puis j’ai gagné mon premier titre professionnel ITF à 17 ans. Ensuite j’ai enchaîné les blessures. A cet âge là ce n’est pas forcément évident à gérer, car dans la tête il a des grands moments de doutes et j’avais tout le temps envie de jouer. Et puis on repart au travail, encore plus dur en ayant perdu des points, du physique etc… Le tennis est un sport très exigeant pour le corps. Je me suis toujours énormément entraînée et je l’ai beaucoup sollicité depuis mon plus jeune âge. Avec toutes ces années j’ai appris à mieux gérer mes efforts et mes entraînements, à connaître un peu mieux les limites de mon corps avant l’arrivée de la blessure. J’ai aussi beaucoup bossé en préparation physique avec mon entraîneur Andres Martin sur un travail de prévention.

Tu réalises une belle année 2017 avec notamment un « doublé » en Pologne, raconte-nous un peu ces victoires ?

Je suis contente de mon début de saison effectivement, j’ai gagné mon deuxième titre professionnel ITF 15.000$ en Mars au Havre en France, 5 ans après mon premier… Ça m’a fait un bien fou. Puis j’ai eu une invitation pour jouer le tableau final de Roland Garros en doubles avec Virginie Razzano. Et je pense que j’ai eu une sorte de déclic à ce moment là. J’ai aussi énormément travaillé physiquement en début d’année lors de la préparation foncière en plein hiver et en Mai, avec mon entraîneur Louis Marra, pour préparer la saison estivale. J’en ai sérieusement bavé, donc c’est un peu la récompense de tous mes efforts. J’ai effectivement réalisé une très belle semaine polonaise avec les titres en simple et en double. C’est la première fois que je fais un doublé sur une même semaine. On passe par un peu tous les états mentaux pendant les matchs, mais quand les victoires sont au bout c’est juste génial.

Quels sont tes prochains objectifs ? A quelle place aimerais-tu finir la saison ? Et à plus long terme ?

Prochains objectifs, de continuer à faire évoluer mon jeu et de progresser chaque jour un peu plus. En terme de classement j’aimerais terminer l’année dans le top 400. Puis à plus long terme intégrer le top 100 WTA pour pouvoir intégrer tous les tableaux des tournois du Grand Chelem.

On connaît les difficultés qu’ont les joueurs et joueuses de tennis classés hors du top 100, comment fais-tu pour t’en sortir ?

L’aspect financier est évidemment le nerf de la guerre. Les clivages sont immenses entre les tous meilleurs et ceux derrière qui essayent de s’en sortir. En dehors du top 250 mondial, chaque tournoi que l’on dispute on perd de l’argent. TOUT est à notre charge pendant la saison, les frais d’entraîneurs, de transports, d’hébergement, de restauration etc etc…

Pour vous donner un exemple sur ma première semaine polonaise j’ai gagné le tournoi en simple et en double, j’ai reçu 2200€ de prize money nets avec les taxes et le coût de l’inscription, et j’ai dépensé en tout 2600€ pour moi et mon coach, je reviens donc avec un déficit de 400€ environ en ayant tout gagné…

Le montant d’une saison s’élève facilement à 70.000€. Donc pour combler ce budget je joue des matchs par équipe, des tournois français ou les prize money sont plus importants et je cherche des sponsors notamment par le biais du mécénat (don d’une déduction de 66% d’impôts) grâce à une association que j’ai créée. Emmanuel Godard m’aide beaucoup dans ma carrière et notamment pour ce côté financier, je lui en suis très reconnaissante. Et mes parents ont toujours été aussi présents pour moi, c’est important pour l’équilibre d’une joueuse.

Paris 2024, qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Paris 2024 représente un excellent objectif à long terme. J’espère être à l’apogée de ma carrière à ce moment la, donc ce serait vraiment la cerise sur le gâteau de pouvoir jouer les JO à la « maison ».

Si tu devais me donner un athlète français que je dois absolument interviewer ? 🙂

Un athlète à interviewer : Lucas Pouille, il est super ! 🙂

Nicolas Jacquemard


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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