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Masters 1000 masculin de Montréal : Hurkacz et Carreño Busta en finale

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Masters 1000 masculin de Montréal Hurkacz et Carreno-Busta en finale
Photo Jérôme Clerc

MASTERS 1000 MESSIEURS DE MONTRÉAL – Hubert Hurkacz est de retour en finale de Masters 1000 après avoir fait craquer Casper Ruud. Le Polonais a retourné la situation en 3 sets (5-7 6-3 6-2), et affrontera en finale l’Espagnol Pablo Carreño Busta, tombeur de l’Anglais Daniel Evans (7-5 6-7 6-2).

Duel d’outsiders pour cette 1ère demi finale à Montréal. D’un côté, le Polonais Hubert Hurkacz, seul vainqueur d’un Masters 1000 parmi les 4 demi-finalistes (Miami 2021), vainqueur d’un gros bras de fer contre Nick Kyrgios en quart. De l’autre, le Norvégien Casper Ruud qui vient de sortir le favori de la foule, le Canadien Félix Auger-Aliassime. Le Scandinave a remporté leur seule opposition lors du dernier Roland-Garros.

Ruud dans le dur … puis empoche le 1er set

Le set commence fort avec Hurkacz qui file vers un jeu tranquille mais le 7ème mondial le fait douter en retour. Cependant, quelques aces et un jeu resserré permettent au Polonais de remporter le 1er jeu. Il continue sur sa lancée en prenant le service de Ruud, moins bien rentré dans le match. Le break est confirmé d’une belle autorité en jeu blanc. Le Polonais enchaîne les aces et domine clairement le début de match. La pause après 3 jeu permet au Norvégien de se ressaisir et d’y aller lui aussi d’un jeu blanc. Il revient bien dans le match et se procure 2 balles de débreak après un long rallye.

Le service de Hurkacz est vraiment terrible car 2 aces lui permettent de revenir dans le jeu. Mais ils ne suffisent pas et Ruud refait son retard. Il égalise même en serrant son jeu de service après une petite alerte sur les retours d’Hurkacz. En tout cas, les joueurs régalent sur le terrain avec quelques beaux coups. Alors que le Polonais dominait en début de set, Casper Ruud s’est bien réveillé au point de breaker son adversaire. Par dépit, ce dernier en jette sa raquette au sol. Ruud sert pour le set. Et il blanchit Hubert Hurkacz. Un peu dans le dur en début de set, le 7ème mondial a monté progressivement en régime là ou son adversaire a baissé un peu le pied. Le Norvégien a surtout retrouver un service convainquant sur lequel il n’a plus été inquiété. De même, il a su marquer les points importants sur le service adverse, notamment sur la seule balle de break qu’il avait obtenu en fin de set. (7-5).

Hurkacz se reprend bien

Alors qu’il avait l’occasion de refaire la course en tête en 2ème manche, Hubert Hurkacz rate totalement son jeu de service et le perd d’entrée. Il vient de prendre 10 points d’affilé, montrant même un peu d’agacement sur un retour bien boisé. Il se reprend tout de même en débreakant direct après. Il continue même sur sa lancée en prenant le service adverse. S’en suit un long, très long jeu de service du Polonais qui tente de garder la tête face à un Ruud remonté. Pas moins de 13 points sont joué et Hurkacz remporte le bras de fer. Les 2 joueurs continuent de nous gratifier de beaux échanges et de belles prises de risque. Ce retard ne démobilise pas le Norvégien qui se reprend par un jeu blanc tranquille. Mais insuffisant pour revenir. Hurkacz gagne le set (6-4) sur une belle amortie de fond court. Ce set est un peu plus court que le précédent mais pas moins haletant pour les spectateurs qui apprécient le spectacle sur le terrain.

Hurkacz prend le pouvoir

Alors que Casper Ruud commence le set au service, il se dirige tranquillement vers un jeu facile. Las, la machine se grippe et le Polonais revient et obtient une balle de break après de mauvais choix de Ruud (notamment une volée facile dans le filet). Hurkacz remporte finalement ce marathon grâce à la bande du filet qui fait tomber la balle juste derrière. Il s’en excuse aussitôt mais prend la main avant d’aller derrière la ligne de service. Il confirme son avantage en étant autoritaire au service. Ruud dans les cordes ? C’est possible après ce 3ème jeu ou il mène avant de perdre le fil face à un Hurkacz incisif, précis et qui ose de belles trajectoires. Il a aussi de la réussite sur certaines balles qui tombent du bon côté de la ligne. Par la suite, chacun tient son service assez facilement, même si le natif de Wroclaw doit défendre un break. A 5-2 pour lui, il est focus sur son dernier jeu de service à venir et Casper Ruud le gagne blanc. Et finalement, Hubert Hurkacz exulte après sa victoire, sur sa 2ème balle de match.

La victoire du Polonais reste assez logique, lui qui a monté en puissance au long du match. Il a commis moins d’erreurs sur les points importants et est resté solide sur ses mises en jeu. Plus de variétés, plus de tentatives osées que son adversaire, il va essayer de ramener un nouveau trophée à la maison. Pour Casper Ruud, le coup est rude alors qu’il était légèrement favori avant la partie de part son classement mondial. Mais des erreurs, notamment des balles faciles soties du court ou dans le filet, sur les moments importants ne pardonnent pas à ce niveau là.

Les réactions

Hubert Hurkacz : “Casper est un bon joueur et un bon adversaire. Pour revenir de 1 set à 0, 1-0 contre moi, il fallait trouver la voie. Je l’ai trouvée en restant agressif et saisissant les opportunités. Concernant mon invincibilité en finale (NDLA: il a gagné ses 5 finales sur le circuit), j’utilise l’expérience acquise à chacune d’elle. Le double, avec mon ami Jan (NDLA: Zielinski), m’aide aussi sur les retours et sur les prises de décision.

Casper Ruud : “Hubert a fait de bons retours, j’ai fait de mauvais choix… Je ne pensais pas gagner le 1er avec mon break de retard, j’ai donc été surpris de cela. J’aurais peut être du jouer plus revers longue ligne et moins sur son revers, qui est un coup fort chez lui.

Pablo Carreño Busta plus réaliste

Dans la seconde demi-finale, les deux protagonistes vont tenter de se qualifier pour leur 1ère finale en Masters 1000. En effet, ni l’Espagnol Pablo Carreño Busta, ni l’Anglais Daniel Evans n’ont réussi à s’extirper de leurs précédentes demi-finales. Le natif de Gijon a été solide tout au long du tournoi car il n’a perdu aucun set. Il a également éliminé Jannick Sinner un peu plus tôt. Le Britannique a laissé plus de jus sur le terrain depuis le début de la semaine. Il également sorti une tête de série en la personne d’Andrey Rublev. Et il a également disputé le tournoi de double dont il est aussi demi-finaliste.

Le début de match est un duel de serveurs et de frappeurs. Aucun joueur n’est inquiété sur sa mise en jeu et les jeux s’enchaînent assez rapidement. Pablo Carreño Busta réussit tout de même à se procurer une balle de break qu’il converti puis confirme dans la foulée. Le plus dur semble fait dans ce set pour l’Espagnol. Mais la machine s’est enraillée sur service, sans parler d’un point improbable marqué par Evans. Ce dernier rate un smash de fond de court mais parvient à remettre la balle et Carreño Busta la met dans le filet. Changement de momentum et l’Anglais recolle à 5 jeux partout. Les 2 joueurs présentent une belle copie par la suite, notamment ce point avec des coupés de part et d’autres et la balle du britannique qui accroche le filet après plusieurs échanges pour faire 30-0 sur son service. La foule est ravie et encourage bien les 2 protagonistes. L’Espagnol parvient de nouveau à breaker après encore de longs échanges. Il sert pour le set et domine le jeu en faisait bien bouger son adversaire et conclue sur un ace. (7-5). Pablo Carreño Busta a été plus constant dans le set et l’emporte logiquement. Mais l’anglais n’a pas dit son dernier mot et compte bien refaire son retard.

Daniel Evans revient, puis craque

En début de 2ème manche, Evans semble encore dans le dur car il a du mal à conserver son service. Cependant, il arrive à tout de suite breaker son opposant et à le confirmer ensuite afin de prendre la tête 3-0 dans ce set. Les échanges sont toujours aussi intenses entre les deux joueurs et les rallyes sont fréquents pour marquer un point. Ils sont âprement disputés. Evans continue la course en tête mais Carreño Busta se bat comme un beau diable et gratifie le public de belles montées au filet. Il est récompensé de ses efforts en revenant au score sur sa 1ère balle de break de ce set. On s’en va sur un jeu décisif au-court duquel l’Espagnol se procure une balle de match. Las, cela ne suffit pas et Daniel Evans conclue finalement le set sur sa seconde tentative. Le Britannique se montre un peu plus réaliste ou incisif qu’au 1er set et va chercher une ultime manche.

La bataille de tranchée reprend de plus belle dans le dernier set et chacun fait régler la loi sur son service. Malgré 2h30 de jeu, les 2 joueurs courent encore partout. Il y a même un jeu avec 32 coups, preuve qu’aucun ne veut lâcher. Malheur au 1er qui craque. Et c’est l’Anglais qui flanche sur son service que Pablo Carreño Busta parvient à prendre. Déjà malmené, le natif de Birmingham n’y parvient tout simplement plus et perd les 12 derniers points du match. Et une vilaine double faute clôture définitivement le match. Pablo Carreño Busta va enfin disputer sa 1er finale en Masters 1000. Daniel Evans conclue tout de même une belle semaine à Montréal.


Journaliste/rédacteur depuis décembre 2016 - Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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