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Les matchs de légende de Roland-Garros (2/3) : la finale McEnroe-Lendl

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Remis pour le moment au mois de septembre, le tournoi de Roland-Garros est une victime collatérale de la crise du Covid-19. L’occasion de se replonger dans les matchs qui ont enflammé l’ocre parisien. Aujourd’hui, la finale entre John McEnroe et Ivan Lendl en 1984.

Comme toute confrontation en tête-à-tête, le tennis a besoin de se trouver des gendarmes et des voleurs, des cow-boys et des indiens, des gentils et des méchants. C’était particulièrement le cas dans le tennis des années 1980. Pas encore passé au tamis de l’argent de la télévision et des sponsors. Il pouvait s’offrir le luxe de voir s’affronter cet après-midi de juin 1984 de vraies personnalités. Et les deux qui s’affrontent cet après-midi de 1984 n’en manquent pas.

I.Robot

John McEnroe le feu, Ivan Lendl la glace, tout a été dit. Les deux hommes ne font pas l’unanimité ni sur le circuit, ni auprès du public. L’Américain est respecté pour son jeu léché, l’un des plus esthétiques jamais vu à l’époque. Mais il agace proportionnellement pour son comportement, ses colères contre arbitres, spectateurs, joueurs et globalement contre tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. Tout le contraire d’Ivan Lendl qui lui ne moufte pas. Mais à force de ne rien exprimer, agace lui aussi, ainsi que son jeu robotisé.

Finalement, la faveur initiale du public serait plutôt du côté du Tchécoslovaque. Le public du Chatrier a toujours eu un faible pour les outsiders et la réputation de looser de Lendl l’émouvrait presque. Et de fait, le début de partie lui donne raison. L’Américain joue son jeu à la perfection et Lendl semble une fois de plus tétanisé par l’enjeu. Il semble bien parti pour une cinquième finale de Grand Chelem sans victoire. Résultat : 6/3-6/2 pour « Big Mac » qui ne transige pas sur le style. Adepte d’une filière courte, l’Américain n’adapte pas ou peu son jeu à la surface parisienne.

Menu « Big » McEnroe et « Chicken » Lendl

Dans la 3e manche, John McEnroe mène 3 jeux à 1. Les spectateurs du Philippe-Chatrier pensent qu’ils seront rentrés pour l’École des Fans. Est-ce l’idée de voir Jacques Martin décerner des notes à des enfants chanteurs sous l’œil bienveillant et amusé de Carlos qui l’a travaillé ? Reste qu’à cet instant précis du match, Ivan Lendl va apprendre à gagner.

Avant, le Tchécoslovaque aurait reculé, cédé. Il aurait mis moins d’intensité et aurait voulu assurer ses coups, cédant du temps et de l’espace à son adversaire. Il aurait perdu. Cette fois-ci, Ivan Lendl met plus de lourdeur dans ses frappes, il accélère. Et ça John McEnroe ne l’attendait pas de « Chicken ». Il s’agace, il flanche. Ça n’était pas son plan. De quoi le déconcentrer, le faire vriller et le sortir de son match.

Le rallye de France

Des occasions de tuer la partie, John McEnroe en a eu. Mais il n’a pas su, il n’a pas pu. A contrario, Ivan Lendl n’en manque aucune ou presque. Il anticipe chaque montée, chaque volée de l’Américain. Il a compris que le New-Yorkais ne varierait pas son jeu. Alors Lendl le fait jouer, lui impose des rallyes qui ne peuvent qu’être défavorables à McEnroe. 2 sets à 1. 2 sets partout. 3 sets à 2. Jeu, set et match, Ivan Lendl. Le public parisien tient sa revanche. Il avait une dent contre le natif du Queens qui n’avait cessé de râler en demi-finale contre Connors.

Le looser du circuit se transforme en machine à gagner qui soulèvera bientôt 7 autres Grands Chelems. McEnroe n’entrera jamais dans le cercle des vainqueurs de tous les GC. Une page d’histoire.

JMPPMJ


Talking Heads et Pannetone

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Histoire

Les grands records du sport #1 : Le jour où Wilt Chamberlain a marqué 100 points

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BasketUSA

On le sait, les statistiques sont omniprésentes dans le sport moderne. Les athlètes d’aujourd’hui sont dans une quête du chiffre qui les pousse à la sur-performance. Mais de temps en temps, ils peuvent se heurter à des records datant parfois de plusieurs décennies. Ces records historiques ont chacun leur particularité, leur histoire. Certains se démarquent par leur longévité, leur difficulté ou leur symbolique. Cette série va vous faire redécouvrir les grands records qui ont marqué le monde du sport. Si on dit que «les records sont faits pour être battus», ceux-là pourraient bien être les exceptions qui confirment la règle. Au menu du jour, les 100 points en un match de Wilt Chamberlain, un record vieux de quasi 60 ans en NBA et qui ne devrait pas tomber de si tôt.

Nous sommes le 2 mars 1962. Les Philadelphia Warriors sont solides seconds de la Conférence Est, tandis que leur pivot, Wilt Chamberlain, vient d’enchaîner trois matchs à plus de 60 points. Ce soir-là, les coéquipiers de Chamberlain affrontent les New-York Knicks, derniers de la Conférence Est, pour le compte du 76e match de la saison. Il s’avère que ces mêmes Knicks ont battu l’équipe de Wilt Chamberlain quelques jours auparavant. L’heure de la revanche arrive alors, et cette fois-ci ce sont les Warriors qui accueillent les Knicks. Ces derniers se déplacent en plus sans leur pivot titulaire, Phil Jordon, mal remis d’une soirée trop alcoolisée la veille. L’alcool et la drogue étaient en effet monnaie courante à l’époque, dans une NBA encore loin d’être la ligue professionnelle qu’on connaît aujourd’hui. Les Knicks se déplacent donc sans grand espoir ni motivation pour une fin de saison sans enjeux pour eux.

Le match

Le match est d’autant plus spécial pour les Warriors qu’ils jouent leur tout dernier match en Pennsylvannie, la franchise déménageant à San Francisco (sa localisation actuelle) dès la saison suivante. Le contexte, la soif de revanche, l’émotion d’une dernière à domicile… tout est réuni pour connaître une soirée de domination écrasante. Et ça ne va pas manquer.

Dès l’échauffement, Wilt Chamberlain sent qu’il va marquer les esprits ce soir-là : « J’ai commencé à prendre quelques shoots à l’échauffement… et je n’en ratais aucun. J’ai senti que j’étais parti pour faire un gros match ». Ses deux vis-à-vis directs en l’absence de Jordon, Cleveland Buckner et Darrall Imhoff, sont respectivement dans leur première et deuxième année en NBA. Une jeunesse et une naïveté dont va largement profiter Chamberlain.

Le match débute, et le géant de Philadelphie est partout. Sur les premières minutes, il multiplie les tentatives et fait trembler la raquette des Knicks. À la mi-temps, il est déjà à 41 points pour 14 rebonds. Un quart-temps plus tard, c’est la barre des 70 points qui est sur le point d’être dépassée. Sentant qu’un record peut tomber, ses coéquipiers redoublent d’effort pour le servir. Les fans en rajoutent d’ailleurs une couche en scandant : « Give it to Wilt ! » (donnez la balle à Wilt !) dans les tribunes. Chaque attaque passe par lui. Dans le dernier quart-temps, Chamberlain prend 21 shoots et 10 lancers-francs pour passer la barre des 100 points à quelques secondes de la fin. Comme à son habitude, il aura joué les 48 minutes du match, sans être remplacé une seule fois.

Wilt Chamberlain : un monstre statistique et physique

« Wilt Chamberlain était clairement en avance sur son temps », explique Tim Bontemps d’ESPN. Dans les années 60, Chamberlain apparaît en effet comme un athlète du futur : 2m16 pour 125kg, une agilité à faire rougir la majorité des pivots actuels et des facilités déconcertantes au dunk (il est un ancien Harlem Globetrotter). Adepte d’athlétisme au lycée, il battait déjà tous les records à la course et au saut en hauteur. Ses adversaires en NBA n’étaient tout simplement pas prêts à s’opposer à un tel monstre physique.

Après avoir roulé sur les circuits lycéens et universitaires, Wilt Chamberlain débarque en NBA à 23 ans. Dès sa saison rookie, il devient le premier joueur de l’histoire à dépasser les 30 points de moyenne sur une saison. Moyenne qu’il dépasse rapidement les saisons suivantes, avec 38 points de moyenne en 1960/61, et 50,4 points en 1961/62 (record encore inégalé à ce jour). Il est meilleur marqueur de la ligue sur ses sept premières saisons. Et quand un joueur exerce une telle domination, il l’exerce dans toutes les catégories. Chamberlain était aussi terrifiant en attaque qu’il l’était en défense.

Sixième du classement all-time de la NBA

Avec ses bras tentaculaires, il pouvait intercepter et contrer un nombre incalculables de ballons (même si ceux-ci n’étaient officiellement pas comptabilisés à l’époque). Il aussi pris en moyenne 23 rebonds pendant sa carrière. Le tout aboutissant le plus souvent à des lignes de statistiques sorties tout droit d’une autre planète.

Le type de ligne de stats dont Wilt Chamberlain était capable en match (stats « BLK » et « STL » non-officielles – Hoops View)

Pour ESPN, qui place le géant sixième de son classement all-time des joueurs NBA, « Ses stats sont encore aujourd’hui historiques, son manque de palmarès collectif est le seul point qui l’empêche de monter dans le classement ». C’est en fait ce qui caractérise Chamberlain. Dans une ère ultra-dominée par les Celtics de Bill Russell, il n’arrive à enlever qu’un titre en 1967 avec les Sixers. Le deuxième viendra cinq ans plus tard, après son transfert aux Lakers de Jerry West. « Rendez-vous compte combien de titres il aurait pu avoir si les Celtics n’avaient pas été là. Il serait alors unanimement considéré comme le meilleur joueur de l’histoire », pointe l’équipe de Clutch Points.

À part Kobe Bryant (81 points) et plus récemment Devin Booker (70 points), personne ne s’est vraiment approché du record de Wilt Chamberlain. En tout cas en NBA. À l’international ou sur le circuit universitaire, moins ardus, la barre des 100 points a été plusieurs fois dépassée. Mais à un niveau tel que celui de la NBA, où s’affrontent les meilleurs joueurs la planète, il n’est pas sûr que ce record sera un jour battu.

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Biathlon

[Vidéo] En 2013, Martin Fourcade écrasait la poursuite d’Holmenkollen

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BIATHLON – Grâce à la chaîne Youtube du média Biathlon Live, revivez la victoire de Martin Fourcade lors de la poursuite d’Holmenkollen en 2013.

Parti deuxième dans la même seconde que Tarje Boe, Martin Fourcade allait largement dominer son sujet sur cette poursuite malgré deux fautes. Ressorti du dernier tir avec près d’une minute d’avance sur le deuxième, il pouvait gérer son dernier tour pour aller chercher la victoire.

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Biathlon

[Vidéo] En 2006, Florence Baverel-Robert devenait championne olympique du sprint

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BIATHLON – Revivez la victoire de Florence Baverel-Robert lors du sprint des Jeux Olympiques de Turin en 2006.

La Française a une particularité peu commune : une seule victoire en carrière et pas des moindres puisque c’est un titre de championne olympique ! Ce jour-là, Florence Baverel-Robert devance la Suèdoise Anna Carin Olofsson et l’Ukrainienne Lilia Efremova.

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[Vidéo] En 2000, Mary Pierce remportait Roland-Garros

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TENNIS – En 2000, Mary Pierce atteignait le sommet de sa carrière avec sa victoire à Roland-Garros face à Conchita Martinez.

Avant d’atteindre le Graal, Mary Pierce réalise alors un parcours magnifique. Après avoir éliminé Monica Seles en quarts de finale puis Martina Hingis en demi-finale, la Française n’a besoin que de deux sets pour venir à bout de l’Espagnole Conchita Martinez en finale (6-2, 7-5).

Cinq ans après l’Open d’Australie, la native de Montréal glanait alors son deuxième Grand Chelem. Elle reste, à ce jour, la dernière tenniswoman tricolore à s’être imposée sur l’ocre parisien.

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Biathlon

[Vidéo] En 2016, Marie Dorin-Habert remportait le titre mondial sur la mass start

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BIATHLON – Grâce à la chaîne Youtube du média Biathlon Live, revivez la victoire de Marie Dorin-Habert lors de la mass start des championnats du monde 2016.

Après un titre mondial sur l’individuel, et deux podiums sur le sprint et la poursuite, Marie Dorin-Habert récidive sur la mass start. La biathlète originaire de Lyon va chercher un deuxième sacre et une quatrième médaille en s’imposant sur l’épreuve reine. Durant ces Mondiaux d’Holmenkollen, Dorin-Habert décrochera une médaille sur toutes les courses sur lesquelles elle s’est alignée, soit six breloques dans la besace.

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