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Cyclisme sur piste

Mathilde Gros : « Il fallait que je retrouve le plaisir que j’avais avant »

Flo Ostermann

Publié le

Mathilde Gros « Il fallait que je retrouve le plaisir que j’avais avant »
Photo Icon Sport

MONDIAUX CYCLISME SUR PISTE 2022Championne du monde sur la vitesse individuelle vendredi soir, Mathilde Gros savourait sa victoire ce samedi. Dans les colonnes de nos confrères du Progrès, la Lensoise d’origine a expliqué les raisons de ce succès.

À 23 ans, Mathilde Gros est l’une des têtes d’affiche du cyclisme français, toutes disciplines confondues. Encore grand espoir de la piste tricolore il y a quelques années, la triple championne du monde juniors en 2017 (vitesse, keirin et 500 mètres) a décroché le Graal vendredi soir, en devenant championne du monde de la vitesse individuelle, sur le Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Pourtant, la pensionnaire du club de Salon Cyclosport (Salon-de-Provence) est passée par des moments compliqués ces dernières années.

Grégory Baugé, le facteur X

À commencer par des JO de Tokyo loupés, en 2021. Dans la capitale nippone, Mathilde Gros déçoit, avec une 9ème place sur la vitesse individuelle et une 13ème place en keirin, sa spécialité lorsqu’elle a débarqué chez les séniors. Trois mois plus tard, arrivent les Mondiaux 2021, à Roubaix, déjà en France. Là aussi, la Française se loupe, en ne faisant pas mieux que 5ème sur la vitesse et 9ème sur le keirin.

Depuis, la donne a changé. En mars dernier, Grégory Baugé, quadruple champion du monde de vitesse individuelle, est nommé à la tête du sprint français. Une arrivée salvatrice pour toute la vitesse tricolore, et donc pour Mathilde Gros. Pour nos confrères du Progrès, la nouvelle championne du monde aborde l’apport de Grégory Baugé, importantissime dans son succès vendredi soir.

Tellement de choses (ont changé) ! Après Tokyo, il y a eu les championnats d’Europe puis les monde. C’était en France mais pas ici, et ils sont arrivés après des moments compliqués. Depuis, on a tout changé, Greg (Baugé) est arrivé en janvier (nommé en mars, NDLR), et on a tout repris du début. Il fallait que je retrouve le plaisir que j’avais avant, quand je n’avais aucune pression. D’ailleurs là, Greg m’a répété qu’il fallait que je kiffe (sic), que je profite, et que je n’aie aucun regret à la fin. C’est ce que j’ai fait, et c’est juste trop bien.

Après ce grand moment de bonheur, Mathilde Gros va repartir à l’attaque ce dimanche, sur le keirin. Avec l’ambition d’aller chercher une nouvelle médaille, et pourquoi pas la plus belle ?

 

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