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Matias Roche (ski freestyle) à la veille de sa finale en Coupe du monde : « Si on peut aller chercher une médaille, on y va » !

Victor Clot-Amiot

Publié le

Matias Roche (ski freestyle) à la veille de sa finale en Coupe du monde « Si on peut aller chercher une médaille, on y va » !
Photo Icon Sport

SKI FREESTYLE – En marge de sa finale de Coupe du monde en Big Air à Pékin (samedi, 06h00), Matias Roche a répondu à nos questions.

Comment te sens-tu avant la finale de demain matin ?

Je me sens bien mais j’ai des courbatures de partout car la semaine dernière, on était à Secret Garden en Chine et la semaine d’avant en Autriche pour une autre Coupe du monde qui a été annulée à cause du mauvais temps. On n’a pas trop arrêté les entraînements et les compétitions, donc je suis un peu fatigué, mais on a un kiné qui s’occupe bien de nous donc ça va.

Le week-end dernier tu étais très bien en qualification mais il t’en a manqué en finale, comment tu l’expliques ?

La semaine dernière, ça a bien marché, oui. J’avais gagné la qualification car ce n’était qu’un trick. En général, ce sont trois sauts et on garde les deux meilleurs. Moi, ça m’arrange quand ce n’est qu’un saut car c’est un peu moins technique et j’ai tendance à tout donner sur un seul saut.

Qu’imagines-tu pour la finale de demain ?

Dans mon idéal, je gagne, mais dans le réel on verra. Je suis déjà super content d’être entré en finale. J’ai un peu l’impression d’avoir rempli ma mission, dans le sens où ces deux finales vont me permettre de pouvoir débloquer une place pour les Jeux Olympiques, même s’il n’y a rien de fait et que tout peut changer. On verra bien, mais j’ai l’impression d’avoir déjà bien fait le taff.

Je me dis que même si ce n’est pas la bonne manière de raisonner, je donne tout pour la qualif’ et je prends la finale comme du bonus. J’aimerais désormais aborder les finales avec une autre intention, puisqu’aujourd’hui j’ai des tricks qui me le permettent. Donc on va dire que c’est du bonus, mais que si on peut aller chercher une médaille, on y va !

Tu évoquais les Jeux et là justement, tu es sur le site des Jeux 2022. Qu’est-ce que ça te fait d’être en compétition ici ?

C’est ma première saison complète en Coupe du monde et pouvoir sauter sur cette infrastructure, au milieu de la ville à côté d’une centrale nucléaire, c’est hallucinant. Cela fait vraiment bizarre, surtout qu’il y a beaucoup d’éléments nouveaux pour moi et auxquels j’ai un peu de mal à m’habituer, notamment le jet lag et la nourriture chinoise qui m’a donné mal au ventre au début. Mais ça va le faire avec l’expérience ! Je commence à m’habituer et c’est génial d’être ici, il y a les anneaux olympiques et ça motive !



Quel sera ton programme ensuite ?

C’est une période très intense où l’on était censés enchaîner quatre Coupes du monde. On était en Autriche pour la première et, même si elle a été annulée, on s’entraînait sur le glacier à 5 heures du matin, puis le lendemain on prenait l’avion pour la Chine. On a fait la première compétition sur place la semaine dernière et là c’est la deuxième. Le fait d’enchaîner les finales, c’est génial mais c’est super épuisant. Le lendemain de la finale, on prendra l’avion pour les États-Unis pour une dernière semaine de compétition avant deux semaines de repos.



Ensuite, les compétitions seront différentes car on partira sur des slopestyles. Là, on était plutôt sur des Big Airs, où j’étais déjà sélectionné car j’avais fait de bons entraînements à l’automne et obtenu de bons résultats l’année dernière. Là, rien n’est décidé : on verra les choix de l’entraîneur, d’autant qu’il y a moins de places en slopestyle qu’en Big Air. Mais bon… là, on est dans le dur. Après, ce sera un peu plus chill et j’aurai le temps de faire de la poudreuse et de profiter du ski avec les copains.

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