Media Day Betclic Élite 2021/22 : Wembanyama, Begarin, Benitez… les principales réactions
BETCLIC ÉLITE 2021-2022 – Ce lundi avait lieu à Paris le traditionnel Media Day, une journée où les joueurs de l’élite et la Ligue Nationale de Basket présentent la saison de Betclic Élite à venir. Nous étions sur place, pour recueillir les dernières informations importantes, et rencontrer quelques joueurs qui feront l’actualité pendant la saison.
Terminée la Jeep Elite, place à la Betclic Élite ! Le site de paris sportifs devient le sponsor principal du championnat de France, et pour son PDG Nicolas Béraud, c’est l’occasion de proposer une offre élargie de paris sur cette compétition, mais aussi de mettre en avant la formation française en promouvant une série sur le développement de plusieurs espoirs, mais aussi sur le street-basket, qui sera olympique en 2024. Enfin, il a tenu à réagir sur les critiques quant à associer un site de paris sportifs à une compétition comme la Pro A.
Nicolas Béraud : « Le pari sportif est régulé en France. Chez Betclic, c’est la passion du sport qui est mise en avant. On a des équipes qui travaillent sur les addictions. Entre 0,5% et 2% des joueurs ont des addictions, 2-3% de risques modérés. »
— Flavien Portat (@Flavinino) September 27, 2021
Le président de la Ligue Nationale de Basket, Alain Béral, a lui lâché une petite bombe en annonçant qu’il y aurait 3 descentes pour une seule montée en fin de saison 2022-2023, validant ainsi le passage à 16 clubs de la Betclic Élite pour l’exercice 2023-2024. Il en a également profité pour faire un point sur la négociation des droits TV.
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Le nouvel entraîneur de Bourg-en-Bresse, Laurent Legname, a également été invité à s’exprimer. Il s’est félicité de l’arrivée de grand noms dans le championnat, et a classé l’ASVEL et Monaco comme les grands favoris de la saison. Pour son équipe, il considère qu’ils feront partie du ventre mou, bien qu’ils viennent de se qualifier en compétition européenne deux fois consécutivement.
Au tour de Laurent Legname, entraineur de la @JLBourgBasket, de s’exprimer devant la cinquantaine de journalistes présents. #MediaDayLNB pic.twitter.com/zqwCSoeIZI
— Flavien Portat (@Flavinino) September 27, 2021
Les déclarations à retenir
HUGO BENITEZ (Mener, JL Bourg-en-Bresse)
« Avec Laurent Legname, tout se passe bien. Il faut prendre le temps d’assimiler sa philosophie. C’est un très gros travailleur et il a tout pour réussir à la JL Bourg-En-Bresse. Le coach me pousse tous les jours à l’entrainement. Je ne pense pas être titulaire, Axel Julien devrait occuper le poste, mais j’ai eu beaucoup de temps de jeu lors des matchs de préparation, et j’espère le conserver pendant la saison. Je dois travailler sur mon tir à trois points, j’avais mal commencé la saison dernière dans ce secteur. On souhaite encore se qualifier en compétition européenne, on y a pris goût avec la campagne de l’an passé. De plus, cette année, on pourra en profiter devant notre public.
Le club travaille bien, notamment du côté économique. On a obtenu le Label Or de la ligue, ce qui veut dire qu’on fait partie des clubs les mieux gérés. Le président veut penser différemment par rapport à un club comme Villeurbanne. On ne peut pas avoir la même vision qu’eux, c’est le club le mieux géré de France. Le club axe sa formation sur le basket et la technique plus que sur le physique, c’est ce qui nous permettra de nous démarquer. »
MATHIEU WOJCIECHOWSKI (Ailier, Le Portel)
« Mon passage en Pologne a duré deux ans, mais je pensais avoir l’opportunité de rejoindre des clubs plus huppés. La situation avec mon club était compliquée, et avec le Covid-19 en plus, j’ai préféré jouer la sécurité et revenir en France, car le championnat polonais n’est pas très exposé. On parle beaucoup avec le coach, il a testé pas mal de choses pendant la présaison, j’étais souvent dans le cinq de départ avec pas mal de responsabilités, donc c’était cool.
On a un jeu basé sur le collectif, c’est un peu l’identité de notre club, on n’a pas une assise qui nous permet d’attirer des grands joueurs, donc on doit s’appuyer sur nos qualités, Le Portel, c’est l’équipe !
Serge Crevecoeur est intéressant, c’est quelqu’un de très humain, il aime beaucoup échanger avec les joueurs. L’équipe adhère au projet tactique, on a obtenu de bons résultats en présaison, on a joué contre de bonnes équipes, c’est prometteur. J’espère qu’avec lui on va continuer sur la même lancée qu’avec Eric Girard. Cette saison, notre credo c’est « il faut laisser le maillot à l’endroit où on l’a récupéré ». On espère vraiment faire une belle saison, et le retour de notre public va nous pousser à nous dépasser. C’est vraiment un public génial. L’ambiance, c’est la folie. La ville vit pour le basket. »
GIOVAN ONIANGUE (Ailier, Pau-Lacq-Orthez)
« J’étais au courant du rachat du club quand j’ai signé. J’avais déjà discuté avec plusieurs personnes, pour savoir quelle était leur vision des choses. Ca a énormément joué dans ma décision, c’est un grand projet qu’ils ont en tête, et j’avais envie d’en faire partie. On a envie de remettre ce club là où il était avant, de redorer son blason, de retrouver cette communion avec le public, cette ferveur. Eric Bartecheky est un coach qui est un passionné du basket, ça nous donne envie de jouer pour lui, de travailler avec lui, c’est le genre de coach qui ne dort pas si l’entrainement n’est pas bon ! C’est un coach qui a envie de faire briller son équipe, ma discussion avec lui est l’un des facteurs de mon arrivée. Il a eu un titre de champion avec une belle équipe du Mans, il faut le respecter. C’est la première pierre du projet palois.
Le retour de Vitalis Chikoko ? C’est une autre pierre du projet. Il revient à la maison. Il a rejoint le projet de Levallois, ça lui a fait du bien de voir autre chose, mais je pense qu’il est content de retrouver sa maison. C’est une pièce importante de l’effectif, je suis content de son retour. Il se sent comme chez lui ici.
A titre personnel, le coach pourra m’utiliser quelques fois au poste 4, en fonction des match-up, on a une très bonne complémentarité, Jérémy Leloup peut jouer poste 3 ou 4, Gregor Hrovat peut jouer 2 ou 3, moi je peux jouer poste 3 ou 4, parfois même dépanner au poste 2. Mais je reste un ailier de formation. »
JUHANN BEGARIN (Arrière, Paris Basket) en conférence de presse
« J’ai des contacts réguliers avec les Celtics, ils sont venus me voir en présaison, ils reviendront pendant la saison, ils m’ont donné une ligne directrice. Ils détiennent juste mes droits de draft, moi, je suis toujours sous contrat avec le Paris Basket.
Je suis parti aux Etats-Unis pendant deux mois, j’ai effectué plusieurs workouts. Celui avec Boston s’était très bien passé, ils étaient satisfaits de ce qu’ils ont vu. Je n’ai pas pu assister à la draft sur place, on l’a regardé dans une suite d’hôtel avec mon agent Bouna N’Diaye et ma famille. Quand j’ai été appelé, c’était une grande satisfaction. Mais ce n’est que le début, il y a encore beaucoup de travail pour jouer un jour en NBA, j’ai encore une saison pour faire mes preuves.
L’été a été très intense, j’étais très fatigué. J’ai eu 15 jours de repos pour revenir en forme dans cette saison. Le coach me laisse le temps pour revenir au meilleur de ma forme. Je ne suis pas encore à 100% mais ça va venir petit à petit. L’équipe à fait une belle présaison, on est tous très motivés. C’était naturel de revenir au Paris Basket, c’est le club qui m’a fait débuter. On est montés de Pro B et c’était normal de continuer. L’équipe de France ? J’espère la découvrir pendant les prochaines fenêtres internationales, car il y aura beaucoup d’absents, mais l’objectif sera de s’y installer à long terme quand tout le monde est disponible. »
VICTOR WEMBANYAMA (ailier fort, ASVEL) en conférence de presse
« À l’ASVEL, j’ai découvert un univers différent de ce que je connaissais, beaucoup axé sur le travail individuel, un niveau d’expertise impressionnant. J’ai découvert un bon groupe, on est un vrai collectif. Je n’ai pas toujours compris pourquoi on disait que j’étais une licorne. C’est flatteur, mais mon but est de proposer quelque chose de différent, pour être un jour affublé d’un terme qui n’aurait pas été utilisé avant !
Pendant le Mondial U19 cet été, j’ai été confronté à un niveau de jeu différent, mais j’ai eu l’impression d’avoir une expérience que peu de joueurs avaient pendant ce tournoi, j’ai essayé d’être un leader, c’était une bonne expérience, c’était ma campagne préférée en Equipe de France, on avait vraiment une bonne alchimie. Il y a beaucoup d’attentes autour de la saison à venir, mais j’essaye de prendre de la distance, de ne pas prêter trop attention. Ce qu’on dit sur moi ne changera pas ma manière de jouer.
Chacun aura le temps de jeu qu’il méritera. Si je suis performant, je jouerai. L’Euroligue ? C’est une nouvelle expérience, j’ai hâte. D’année en année, j’essaie d’élever mon niveau au fil de la saison. Je ne mettrai pas 20 points par match d’entrée de jeu. Mais je vais essayer de m’affirmer comme un joueur dominant, de monter en puissance, d’année en année, de match en match, de saison en saison. La NBA n’est pas un objectif proche, je n’ai jamais expérimenté le niveau NBA, je veux faire les choses dans une certaine continuité, pour l’instant je ne suis pas à ce niveau. »
🎬👀#MediaDayLNB pic.twitter.com/BpNy6JupF0
— LNB (@LNBofficiel) September 27, 2021


