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Mieux comprendre le handisport : le tennis de table

Maxime Boulard

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Mieux comprendre le handisport - Le tennis de table
Photo via Comité Paralympique et Sportif Français

HANDISPORT – A quatre mois des Jeux Paralympiques de Tokyo, il est temps de réviser. Si certaines disciplines sont inconnues, les catégories peuvent être aussi difficiles à assimiler. Voici ce qu’il faut savoir pour mieux comprendre et ainsi profiter des exploits des sportifs. On commence avec le para tennis de table. 

Les règles

Au para tennis de table, les règles restent essentiellement les mêmes qu’au tennis de table classique. Les matchs se disputent en un contre un, ou en deux contre deux pour les épreuves par équipes. Pour gagner un match, il faut remporter 3 sets, et chaque set se gagne en 11 points avec deux points d’écart. Cependant, certaines règles ont été ajustées pour les pongistes en fauteuil roulant. Ils n’ont pas le droit de servir sur les « petits côtés » de la table. Ils ne peuvent pas non plus de servir avec un effet rétro (la balle qui revient vers soi après l’avoir frappée).

Tous les pongistes sont autorisés à porter une bande autour de la main avec laquelle ils tiennent la raquette. Cela permet aux sportifs ayant des difficultés de préhension de ne pas lâcher la raquette. De plus, selon certaines catégories, il est également possible de jouer avec une béquille pour ceux qui le pratiquent debout.

Les types de handicap

En para tennis de table, les handicaps sont très variés. Aux Jeux Paralympiques, 7 catégories sont présentes.

  • Handicap neurologique d’origine: paralysies, poliomyélite…
  • Hémiplégie.
  • Handicap intellectuel : moins de 70 de QI.
  • Paraplégie et Tétraplégie.
  • Handicap neurologique évolutif : myopathies, amyotrophies, sclérose en plaques…
  • Paralysie cérébrale.
  • Handicap orthopédique : malformation ou abscence d’un ou plusieurs membres, raideurs articulaires, fragilités osseuse, nanisme.

Les catégories

Les pongistes sont tous regroupés dans une catégorie, avec au total 11 classes pour permettre des matchs avec une certaine équitabilité.

  • Classe 1 à 5 : Tous sont en fauteuil roulant. Comme dans beaucoup de disciplines, plus le chiffre est bas, plus le handicap est « lourd ». Les sportifs de Classes 1 et 2 ont aussi un handicap au niveau supérieur.
  • Classe 6 à 10 : Tous les sportifs de ces Classes jouent debout. Les joueurs de Classes 6, 7 et 8 ont un handicap au niveau inférieur. Dans les Classes 9 et 10 les handicaps sont parfois difficiles à distinguer, ils sont considérés comme « invisibles ».
  • Classe 11 : Dans cette catégorie, les joueurs ont des déficiences intellectuelles, ils se partagent tous la même Classe.

Et la France dans tout ça ?

En France, le para tennis de table est une discipline très importante. Historiquement, elle est la quatrième discipline ayant apporté le plus de médailles au clan tricolore aux Jeux (119 pour 32 titres). Parmi les grands champions, plusieurs sont Français.

  • Thu Kamkasomphou : 2 titres paralympiques, 1 titre mondial, 11 titres européens (33 médailles internationales).
  • Isabelle Lafaye : 4 titres paralympiques, 4 titres mondiaux, 7 titres européens (34 médailles internationales).
  • Jean-Philippe Robin : 3 titres paralympiques, 3 titres mondiaux, 5 titres européens (17 médailles internationales).
  • Fabien Lamirault : 2 titres paralympiques, 3 titres mondiaux, 5 titres européens (14 médailles internationales).

Maxime Boulard


Si mon plus vieux souvenir de sport aurait pu m'en dégoûter, la finale de la Coupe du monde 2006 a été tout le contraire. Véritable déclencheur d'une passion qui aujourd'hui ne fait que grandir avec le temps, mon leitmotiv est la France qui brille ! Je relate les exploits passés et présents du sport bleu-blanc-rouge sans ménagement. Sport valide ou handisport, aucune différence, il n'y a que du sport et plusieurs façons de le pratiquer.

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