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Cyclisme sur route

Milan-San Remo 2026 : Découvrez le parcours et le profil de la Primavera (298 km)

Emilien Descampiaux

Publié le

Milan-San Remo 2026 Découvrez le parcours et le profil de la Primavera (298 km)
Photo Icon Sport

Découvrez le parcours et le profil de Milan-San Remo 2026. La 117e édition de la Primavera reliera Pavia à Sanremo sur 298 km, avec les ascensions clés de la Cipressa et du Poggio.

Après Paris-Nice et Tirreno-Adriatico, place au premier des cinq Monuments de la saison 2026 avec la Primavera. Cette 117ème édition de Milan-San Remo proposera un parcours identique à celui de l’édition précédente. Ce samedi 21 mars 2026, la course sera longue de 298 kilomètres, avec ses habituels Capi dans son dernier quart, en bord de mer. Même si cette course ne présente pas de reliefs très difficiles, sa longueur et ses petites montées constitueront ses principales difficultés.

Les 18 équipes WorldTeams seront présentes, ainsi que trois équipes ProTeams (Cofidis, Pinarello Q36.5 Pro Cycling et Tudor Pro Cycling) et quatre équipes invitées (Bardiani CSF 7 Saber, Novo Nordisk, Polti VisitMalta et Unibet Rose Rockets). Parcours détaillé et profil de la course.

Le parcours et le profil détaillé de Milan-San Remo 2026, la plus longue classique de la saison

Des lignes droites à travers la Lombardie et le Piémont

D’abord, Milan-San Remo ne partira pas de Milan. Après Abbiategrasso en 2023, Pavia accueillera le départ pour la deuxième année consécutive, sur les rives du Tessin, à environ 35 kilomètres au sud de la capitale lombarde.

Ensuite, cap au sud-est pour longer le fleuve Tessin pendant 44 kilomètres. Avant de retrouver les routes traditionnelles de la classique italienne à travers la plaine du Pô, via Voghera et Tortona. L’échappée matinale profitera des grandes lignes droites, larges et dégagées, pour se constituer, avec notamment des coureurs des équipes invitées. Jusqu’à Novi Ligure, ce sera un terrain plat en allant vers le sud. Du côté des favoris, on restera au chaud dans le peloton. Cette portion a été rallongée de 9 kilomètres cette année.

L’historique Passo del Turchino

Par la suite, le peloton continuera sur des routes un peu plus tournantes, passant par Basaluzzo, Silvano d’Orba et Ovada, avant d’attaquer le long Passo del Turchino, avec son tunnel au sommet à 532 mètres d’altitude. Présent sur la course dès sa première édition, le Passo del Turchino est un long faux plat montant de plus de 26 kilomètres à 2 % de moyenne.





Au sommet, les échappés matinaux atteindront leur avance maximale. Les derniers kilomètres de cette difficulté seront les plus pentus, entre 5 et 6 %. Sa descente, longue de 12 kilomètres et presque rectiligne, mènera le peloton à Voltri, sur les bords de la mer Ligure.

Ensuite, cap à l’ouest pour 80 kilomètres de plat, via Varazze, Savona, Loano et Albenga, ainsi que sept tunnels sur la Riviera. Dans les différentes villes, les coureurs devront faire attention aux différents mobiliers urbains. Après Alassio, le parcours deviendra plus exigeant avec les trois premiers Capi.

D’abord le Capo Mele (1 km à 5 % et ses trois arcades), le Capo Cervo (1,6 km à 3,1 % sur une route plus sinueuse), puis le Capo Berta (1,7 km à 6,9 % et sa pizzeria au sommet). Auparavant, ces petites bosses permettaient une sélection. Aujourd’hui, elles feront figure d’échauffement.

Ces petites côtes s’étaleront sur 15 kilomètres. La tension montera au sein du peloton afin de bien placer les leaders à l’avant du paquet. Tandis que, du côté des attaquants matinaux, l’aventure en tête de la course sera certainement terminée. Néanmoins, il y aura un passage assez dangereux après la descente du Capo Berta. En effet, les coureurs traverseront une rue très étroite dans Imperia. La ruelle ne sera large que de 2,5 mètres et les coureurs y arriveront à environ 60 km/h.

La Cipressa, premier juge de paix pour les sprinteurs

Dans Santo Stefano al Mare, les coureurs tourneront à droite pour s’attaquer à la Cipressa, à moins de 25 kilomètres du terme de la course. Cette montée, chère à Gianni Bugno, sera longue de 5,6 km à 4,1 % de moyenne, avec un passage à 9 %. Cette butte sera le premier moment crucial pour les sprinteurs. Certaines défaillances mettront fin aux ambitions de certains, surtout avec un rythme imposé par les équipes des favoris.

Les premières offensives sérieuses s’y dérouleront, avec des outsiders et des équipiers de favoris, si l’allure n’est pas trop élevée. Cependant, l’an dernier, l’équipe UAE Team Emirates XRG et Tadej Pogačar ont mis le feu à la course dans cette difficulté pour provoquer une sélection avec trois coureurs qui se sont joués la victoire sur la Via Roma. Le sommet de cette ascension sera marqué par une église et par le passage d’une petite ruelle étroite.

La descente de la Cipressa sera longue d’environ 3 km et assez technique. Cette dernière sera très rapide pour rejoindre la SS1 Aurelia sur le littoral. Certains audacieux pourraient profiter de cette descente pour prendre les devants.

Profil de la Cipressa - Milan-San Remo 2024

Profil de la Cipressa – Via RCS

Le Poggio, le dernier obstacle

Puis, les équipes des prétendants à la victoire prendront la course en main pour placer idéalement leurs leaders. Après 9 km sur les rives de la Méditerranée, sur une route large, les coureurs feront face à l’ultime Capo du jour, le célèbre Poggio di Sanremo, avec ses 3,7 km à près de 4 % de moyenne. Après avoir bifurqué à droite, la première moitié de cette montée sera marquée par trois virages en épingle jusqu’au sanctuaire de la Madonna della Guardia.

Les coureurs iront tellement vite sur cette portion qu’ils arrêteront de pédaler. Cette portion technique permet d’étirer le peloton, d’où l’importance du placement au pied du Poggio. Puis, la seconde moitié présentera des routes beaucoup plus rectilignes. Sa rampe la plus sévère, à 8 %, se trouvera à environ un kilomètre du sommet, au passage des serres, où Tadej Pogačar a porté ses attaques lors des dernières éditions.

Cette dernière partie pourrait être fatale à de nombreux sprinteurs, alors que les puncheurs tenteront de faire la différence. Néanmoins, les derniers pourcentages pourraient permettre à un coureur de se défaire du marquage de ses rivaux.

Au sommet, auparavant marqué par une cabine téléphonique rouge, il restera 5,5 kilomètres à parcourir via une descente sinueuse, notamment avec ses épingles à cheveux, étroites et particulièrement dangereuses. Un acrobate pourrait tenter sa chance, tel un Sean Kelly, ou un Matej Mohorič en 2022, pour faire la différence. Cette descente pourrait également permettre à quelques sprinteurs, avec l’aide d’équipiers, de recoller aux meilleurs escaladeurs.

Le final dans San Remo

Au bas de la descente, il restera moins de deux kilomètres sur les larges avenues de San Remo. Après la flamme rouge, il y aura un virage à gauche sur un rond-point et, cent mètres plus loin, un virage à droite pour atteindre le Corso Raimondo pour les 750 derniers mètres de course. Après deux petites courbes rapides chères à Andrei Tchmil, les concurrents seront sur la dernière ligne droite, longue de 400 mètres, sur la Via Roma. L’arrivée sera jugée aux alentours de 17h pour connaître le successeur de Mathieu van der Poel.

Le profil de Milan-San Remo 2026

Le profil de Milan-San Remo 2026

Le profil de Milan-San Remo 2026

Le palmarès récent de Milan-San Remo

2025 : van der Poel Mathieu – Classement

2024 : Philipsen Jasper – Classement

2023 : Mathieu van der Poel – Classement

2022 : Matej Mohorič – Classement

2021 : Jasper Stuyven – Classement

2020 : Wout Van Aert

2019 : Julian Alaphilippe

2018 : Vincenzo Nibali

2017 : Michał Kwiatkowski

2016 : Arnaud Démare

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