Milan Violon : « Je vais continuer et je ne lâcherai pas » après sa première finale européenne
CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION 2026 – Cinquième de la finale du libre par équipes, Milan Violon est revenu sur la performance du collectif et sur son intégration dans l’équipe.
Quel est votre ressenti après cette finale ?
Je n’ai pas encore pu revoir notre passage, mais, personnellement, ça s’est moins bien passé qu’aux éliminatoires. Après, collectivement, je pense que c’est mieux. On a relevé le défi de la coach card (les différents éléments du passage), on a reçu moins de pénalités et on devance des pays qui avaient eu une meilleure note en qualification. On va apprendre de nos erreurs pour pouvoir mieux nager par la suite et mieux performer l’année prochaine.
Que manque-t-il face à des équipes comme la Russie, l’Espagne, l’Italie ou la Grèce ?
La Russie, c’est un très gros pays de natation artistique. Le collectif était absent des Jeux de Paris 2024, mais il avait enchaîné les titres avant. L’Espagne est aussi une grosse nation. Quand je regarde leur passage, ils donnent leur vie en nageant. Ils n’ont peur de rien. Il y a quelque chose de différent qui apporte beaucoup. Après, pour les aspects techniques, il faut demander aux entraîneurs. Je ne suis pas assez légitime.
C’était votre toute première finale et vous serez à jamais le tout premier nageur français du ballet dans une grande compétition.
Je suis super reconnaissant de faire partie de cette équipe et, d’autant plus, d’être le premier garçon à nager en équipe de France senior. Je suis vraiment arrivé en janvier, donc j’ai dû m’adapter rapidement aux filles et au ballet. Je suis content et fier de moi.

Comment vous sentez-vous dans le collectif ?
Je n’ai pas eu énormément de remarques. Un peu de jugement et d’incompréhension sur les raisons pour lesquelles je faisais ce sport. Par contre, j’ai vu certains commentaires, et même beaucoup de commentaires méchants. Il y a vraiment eu du jugement avec une vague de haine. Ce que j’aimerais dire à ces gens, c’est qu’il y a des personnes qui vivent des choses, donc c’est compliqué de recevoir certaines choses.
Pour le coup, moi, ça a été compliqué. Mais je m’en sers comme d’une force et je montre que je fais un sport différent, que je suis un garçon à côté de nageuses. Je me montre fort et j’essaye de passer au-dessus. C’est compliqué, mais j’essaye. Je vais continuer et je ne lâcherai pas. Ça va être compliqué, ça l’a déjà été, mais je n’ai pas lâché.
Vous restez une jeune équipe, comment vous sentez-vous progresser ?
C’est vrai que le collectif est jeune. Il a changé après les Jeux de Paris. On doit apprendre à vivre ensemble et à beaucoup communiquer. On a vu que la communication était importante parce qu’il y a eu des moments compliqués, forcément, mais c’est la clé de tout. On commence à être soudés après un an passé ensemble, on fait vivre le collectif et c’est de bon augure pour les années à suivre.
Los Angeles 2028 est dans un coin de votre tête ?
Bien sûr. Je fais partie du collectif qui va préparer les Jeux de Los Angeles dans quatre ans, donc forcément que c’est l’objectif.


