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Mondial de handball féminin 2021 : Les Bleues à l’usure contre la Suède

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Mondial de handball féminin 2021 Les Bleues à l’usure contre la Suède
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS DU MONDE DE HANDBALL FEMININ – Pour le dernier match des quarts de finale, les Bleues ont fait respecter leur statut. Face à la Suède, les championnes olympiques ont mis une mi-temps pour prendre la mesure de leur adversaire avant de décrocher la victoire 31-26, et elles retrouveront le Danemark en demi-finales vendredi.

La Suède ressemblait à l’adversaire idéal pour les Bleues. En effet, les Françaises étaient invaincues face à cet adversaire depuis 2014, et elles avaient vaincu les Scandinaves en demi-finales des derniers Jeux Olympiques. Néanmoins, chacune des dernières rencontres face aux Suédoises ont été très disputées (deux matchs nuls en trois ans), et ces dernières ont su s’extirper d’une poule redoutable, éliminant notamment les Hollandaises, championnes du monde en titre.

Une tension palpable en début de match

Le match ne débute pourtant pas sur un rythme soutenu. Les deux équipes manquent de précision au tir, et aucune sélection ne parvient à dérouler son jeu. Les Suédoises tentent d’accélérer leurs montées de balle en s’appuyant sur leur pivot Linn Blohm, qui marque deux buts consécutifs. Néanmoins, les Françaises offrent de la variété en attaque, parvenant à concentrer la défense adverse pour créer le décalage sur les ailes, dont profite Alicia Toublanc. Mais cette dernière manque le break en contre-attaque, butant sur une Jessica Ryde inspirée. Les Suédoises restent dans le match grâce à leur présence physique, qui leur offre quatre jets de 7 mètres en 15 minutes, tous convertis (16ème : 7-7).

Le match se tend alors et chacune des deux équipes récolte deux minutes d’exclusion. Néanmoins, ce sont les Suédoises qui sont les premières à prendre deux buts d’avance grâce à un missile de Nina Dano en pleine lucarne (9-11). Cela semble réveiller les Bleues qui égalisent du tac au tac. Les Françaises semblent prendre un léger ascendant en défense avec deux interceptions d’affilée. Mais les Tricolores perdent elles aussi des ballons faciles, ce qui permet aux Suédoises de rester au contact à la pause, malgré un superbe lob d’Allison Pineau sur jet de sept mètres (mi-temps : 15-15).

Des Françaises patientes avant de porter l’estocade

La seconde période repart sur des bases plus soutenues. Les Françaises continuent leur travail de sape en défense, mais les Suédoises résistent, dans la foulée d’une Nathalie Hagman royale. Mais curieusement, c’est lors d’une infériorité numérique de deux minutes que les Bleues prennent pour la première fois trois buts d’avance (20-17). Les Suédoises semblent soudainement fébriles, et les Bleues trouvent des solutions en attaque, bien menées par Grâce Zaadi dans ce domaine. Défensivement, les championnes olympiques éteignent les Suédoises, qui passent plus de six minutes sans inscrire de but. De plus, la gardienne Cléopâtre Darleux y va elle aussi de son but depuis sa surface, si bien que rien ne semble pouvoir se mettre en travers de la route des Bleues à l’orée du dernier quart d’heure (45ème, 25-20).

Les Scandinaves jettent alors leurs dernières forces dans la bataille. Elles sortent leur gardienne pour évoluer à sept joueuses de champ, mais sont sanctionnées sur interception. De plus, Cléopâtre Darleux rayonne dans les buts français. Les Suédoises sont émoussées et malgré la fougue de Jamina Roberts, l’écart ne descend pas en-dessous de trois buts, à cause de trop nombreuses balles perdues (16 contre 7 pour la France). Les championnes olympiques gèrent tranquillement leur affaire, pour finalement s’imposer par cinq buts d’écart grâce à un dernier but de Méline Nocandy (31-26).

Les Françaises ont fait honneur à leur statut de championnes olympiques, en se qualifiant comme prévu pour les demi-finales. Les Bleues ont su user leur adversaire en faisant preuve de beaucoup de maîtrise. Prochain rendez-vous vendredi contre les Danoises, pour tenter de disputer une nouvelle finale mondiale.


John Stockton, Gianni Bugno, Zinedine Zidane, Steffi Graf, Frode Andresen, Stéphane Stoecklin, Davis Kamoga, Primoz Peterka, Werner Schlager et Aurélien Rougerie. Point commun entre ces sportifs? Ils m'ont fait rêver et ont bercé mon adolescence. Je suis un fondu de sports et j'essaie de retranscrire ma passion à travers mes articles. Originaire du Périgord, ma passion pour les Girondins, les Jaunards et les Jazzmen transpire dans mes écrits.

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