Mondiaux Athlétisme 2025 : Gressier, Odira et la pluie, le résumé de la soirée du dimanche 21 septembre
CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME 2025 – Jimmy Gressier a pris la 3ème place du 5000 m, et apporte la 2ème médaille à la France dans une dernière journée des Mondiaux où la pluie aura été la très mauvaise surprise, perturbant la finale de la hauteur et décalant celle du disque. À noter que les USA font un 3/4 en relais, battu au 4×400 m hommes par le Botswana. Lilian Odira crée la surprise sur 800 m, en explosant son record.
Jimmy Gressier en bronze sur 5000 m, Cole Hocker champion du monde
Il aura porté l’athlétisme français à Tokyo ! Après sa médaille d’or sur 10000 m, Jimmy Gressier ramène de Tokyo une deuxième médaille, avec le bronze sur 5000 m. L’ouverture et la fermeture du programme pour le Français, qui a encore réalisé un énorme dernier tour. Pour prendre la 3ème place d’une course qui est allée bien plus vite que le 10000 m. Il réalise un chrono de 12:59.33. Avec deux médailles, c’est la première fois depuis 2019 que la France dépasse l’unique médaille au niveau mondial. On évoquait le manque de scoreurs en équipe de France. Jimmy Gressier est en train d’en devenir un.

Cette fois-ci, Cole Hocker est sacré champion du monde. L’Américain domine un podium sans Africains, ce qui est absolument dingue. Et profite du travail de ses compatriotes Grant Fisher et Nico Young, avant de faire parler son finish. Il remporte la course en 12:58.30. Le Belge Isaac Kimeli ramène à la Belgique une nouvelle médaille, en 13:28.78.
#WCHTokyo25|IL EST REDOUTABLE 🙌
🇫🇷 Jimmy Gressier décroche une nouvelle médaille, en bronze cette fois-ci !!!! 🥉
C’est l’Américain Cole Hocker qui remporte le 5000m (12’58’’30) devant le Belge Isaac Kimeli.
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Le Botswana remporte un sacre historique et empêche le quadruplé des USA en relais
Premier relais à s’élancer et première immense émotion avec le 4×400 m hommes. Avec trois nations sur la même ligne, malgré l’orage et la piste détrempée. Et le sacre historique du Botswana, qui s’offre le scalp des USA, au terme d’une ligne droite dingue du champion du monde du 400 m, Busang Collen Kebnatshipi, qui domine Rai Benjamin, pour sacrer son pays en 2:57.76. Les USA qui ont eu chaud avec le retour de l’Afrique du Sud, qui vient mourir dans la même centième (2:57.83 pour les deux). Chez les femmes, en revanche, aucune surprise, avec un relais survolé des Américaines, avec un record des championnats en 3:16.61. Devant la Jamaïque en 3:19.25 et les Pays-Bas en 3:20.18. La France prend la 7ème place de sa finale, en 3:24.08, légèrement plus vite qu’en série, malgré la pluie. Sydney McLaughlin fait le doublé 400-4×400 m.
#WCHTokyo25|🇺🇸 Les Américaines retrouvent leur couronne sur le 4×400 Femmes ! 👑
Elles s’imposent largement devant les Jamaïcaines et les Hollandaises, tenantes du titre.
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Les USA, chez les femmes, sont les reines du sprint, dominent le relais 4×100 m. Une compo de rêve, mais un sacre pour seulement 4 centièmes. 41.75 pour 41.79 pour la Jamaïque, qui peut regretter une deuxième transmission catastrophique. Melissa Jefferson-Hooden réalise le triplé 100-200 et 4×100 m. L’Allemagne, comme à Paris, prend la 3e place. Encore sous les 42 secondes (41.87), ce qui confirme les progrès de cette nation. La France prend la 6ème place en 42.81. Les USA remportent également le 4×100 m chez les hommes, dans un gros 37.29, malgré les conditions. Pour devancer le Canada (37.55) et les Pays-Bas qui s’offre un record national en 37.81. La France prend la 7ème place de la finale en 38.58 et n’a pas pu s’exprimer dans cette finale ouverte.
L’immense surprise Lilian Odira sur 800 m
On a assisté à une incroyable finale sur le 800 m femmes, au lendemain de la déjà stratosphérique finale hommes. 26.4 au 200 m 55.7 au 400 m, des bases absolument supersoniques, imprimées par Mary Moraa. La championne du monde 2023 a tenté le tout pour le tout, mais doit céder au 600 m. Elle ne sera que 7ème de la finale. Dès lors, quand Keely Hodgkinson prend la tête, on ne voit pas la Britannique être battue. Celle qui a signé une rentrée énorme en Diamond League semble tenir la victoire.
Mais c’était sans compter sur Lilian Odira. La 3ème Kenyane de la finale, peut-être la moins attendue, déboule dans la ligne droite pour coiffer tout le monde. Celle qui avait un record à 1:56.52 réalise le record des championnats en 1:54.62. Et c’est l’autre Britannique, Georgia Hunter Bell, qui prend la deuxième place en 1:54.90 (record explosé également), un centième devant sa compatriote, qui court encore après ce titre de championne du monde.
#WCHTokyo25|🚀 Lilian Odira championne du monde du 800m 👏
😮 La Kényane surprend la Britannique Keely Hodgkinson dans la dernière ligne droite et s’impose en 1’54″63 !
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Daniel Ståhl remporte une finale de disque d’abord reportée par la pluie
La finale du disque a été reporté pour cause de la pluie et d’un plateau rendu glissant et très dangereux pour les athlètes. Finalement, la finale a quand même eu lieu, malgré les conditions épouvantables. Avant l’interruption, Mykolas Alekna, le seul à avoir lancé, avec son jet à 62.91 m, se retrouve en excellente position. Mais c’est son frère, Martynas Alekna qui prend la tête à l’issue du premier essai, avec un jet à 63.05 m. Réponse du frère dans la foulée, avec un jet à 67.84 m. Le Lituanien a frappé fort dans le concours, malgré des conditions très compliquées.
Un concours qui finalement pris de l’envergure avec une pluie qui s’est un peu calmée. Matthew Denny, bascule à la 2ème place au 3ème essai, avec 65.57 m. Juste devant Daniel Stahl (65.50 m). Ce dernier va encore plus loin au 4ème essai, avec 67.47 m. Le Samoan Alex Rose se replace à la 3ème place au 5ème essai, avec un jet à 66.96 m. Il tiendra cette place jusqu’au bout et apporte une médaille historique au Samoa. Un concours qui finalement a été renversé par Daniel Ståhl ! Le Suédois, malgré la pluie, parvient à propulser son disque à 70.47 m. Une performance hallucinante et le scénario de Budapest qui se reproduit pour lui, avec un titre conservé !
La pluie aura sans doute privé le public d’une immense finale de la hauteur, Nicola Olyslagers sacrée
La pluie aura été également la vilaine mauvaise surprise de ce concours. Arrivée au moment où Nicola Olyslagers était la seule à avoir franchi 2 mètres au premier essai. Alors que Yaroslava Mahuchikh avait échoué. Concours repris, l’Ukrainienne a décidé de reporter ses deux derniers essais à 2.02 m. C’est alors que la Polonaise Maria Żodzik réalise un authentique exploit. Elle bat son record et passe pour la première fois les 2 mètres au troisième essai. Pour prendre la 2ème place, devant la recordwoman du monde. Mahuchikh ne renversera pas le concours et échoue à 2.02 m. Et est 3ème ex æquo avec Angelina Topić, toutes deux ont franchi 1.97 m au premier essai. Personne ne parviendra à renverser l’Australienne.
Leo Neugebauer est sacré champion du monde du décathlon. L’Allemand a réussi à aller chercher un grand 1500 m pour exploser son record de 15 secondes. Pour résister de 20 points à Ayden Owens-Delerne, qui en a comblé 90 sur cette épreuve (8804 contre 8784, record du Porto Rico). Kyle Garland prend la 3ème place avec 8703 points. Pas de 9000 points, mais un sacré dénouement. Makenson Gletty, diminué, prend la 9ème place avec 8146 points. Son total des championnats de France aurait suffi pour le Top 8. Des regrets pour le Français. Antoine Ferranti, pour son premier grand championnat sénior et son 5ème décathlon de l’année, prend une prometteuse 12ème place, avec 8003 points. Le deuxième total de sa carrière.



