Nous suivre
Championnats du monde d'athlétisme

Mondiaux Athlétisme 2025 : McLaughlin-Levrone, Walcott, Kebinatshipi, le résumé de la soirée du jeudi 18 septembre

Etienne Goursaud

Publié le

Mondiaux Athlétisme 2025 : McLaughlin, Walcott, Kebinatshipi, le résumé de la soirée du jeudi 18 septembre
Photo via World Athletics

CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME 2025 – Sydney McLaughlin-Levrone a fait trembler le vieux record du monde du 400 m, avec un chrono de 47.78 ce jeudi. Pour remporter le titre d’un rien devant Marileidy Paulino. 13 ans après son sacre olympique, Keshorn Walcott est sacré au javelot, tandis que Leyanis Pérez a remporté la finale du triple saut. Au sein d’une journée du jeudi qui n’a guère souri aux Tricolores, hormis, le plein sur le 800 m femmes.

Sydney McLaughlin-Levrone fait tomber le record des championnats, Kebinatshipi historique pour le Botswana sur 400 m

Ce n’est pas un record du monde, mais c’est une course absolument légendaire sur le 400 m femmes. Pour la première fois depuis près de 40 ans, une femme a couru moins de 48 secondes sur le tour de piste. Une et même deux, car Sydney McLaughlin-Levrone, a fait tomber le record des championnats, en bouclant sa course en 47.78. Et il fallait au moins cela pour résister à Marileidy Paulino, auteure également d’une merveilleuse finale et qui abat son record national. La championne olympique est tombée les armes à la main, en 47.98. Quelle course de folie. Et même Salwa Eid Naser, 3ème, réalise une course pleine, avec un chrono de 48.19. Jamais trois femmes n’avaient été aussi vite le même jour. Et ce n’est sans doute pas fini.

La finale homme avait donné l’indication d’une course rapide. Avec le sacre historique d’un Botswanais. Celui qui entre dans la légende s’appelle Bussang Collen Kebinatshipi. Parti un poil plus prudemment que Zakithi Nene, il a remonté son adversaire avant la dernière ligne droite. Pour aller chercher un chrono de 43.53, synonyme de record national. À noter l’énorme performance de Jereem Richards, qui réalise un énorme 43.73 au couloir 2, pour aller chercher l’argent. Il peut presque regretter sa demie un peu ratée, qui le prive d’un meilleur couloir et sans doute de se rapprocher de l’or. Le Botswana historique et même à deux sur le podium, avec le bronze pour Bayapo Ndori, qui réalise 44.20 m.

Keshorn Walcott 13 ans après, remporte de nouveau l’or

Champion olympique en 2012, puis absent des podiums pendant 12 ans, Keshorn Walcott tient sa revanche et est sacré champion du monde. Le plus jeune champion olympique au javelot devient un des plus vieux champions du monde. Tout vient à point à qui sait attendre.

Curtis Thompson mène à la surprise générale le concours après le premier essai, avec un jet à 86.67 m, un jet qui l’amènera au bronze. Autre surprise, le second Indien de la finale, Sachin Yadav, bat son record de plus d’un mètre, pour le porter à 86.27 m. Le premier des favoris à répondre, c’est le Grenadien Anderson Peters. Le double champion du monde propulse son javelot à 87.38 m, pour prendre la tête. Mais c’est le vieux champion olympique 2012 Keshorn Walcott qui bascule en tête, avec 87,83 m.

Le troisième essai ne bouleverse pas la hiérarchie, mais la première surprise intervient quand Arshad Nadeem, champion olympique, disparait dès le 4ème essai, seulement 10ème. Son dauphin à Paris et champion olympique 2020, Neeraj Chopra, ne sera que 8ème, tandis que Julian Weber, un des grands favoris, est également au pied du mur avant le dernier jet. D’autant que, déjà en tête, le Trinidadien enfonce le clou au 4ème essai, avec 88.16 m. L’Allemand ne renversera pas la tendance dans le dernier jet.





Leyanis Pérez sacrée au triple saut

Leyanis Pérez frappe fort dès le premier essai, avec un bond à 14.85 m. La championne du monde en titre, de retour d’une rupture du tendon d’Achille, Yulimar Rojas lui répond avec 14.76 m. Un bond que réalise également, à sa deuxième tentative, la championne olympique Thea LaFond. Mais la Cubaine, en tête du concours, enfonce le clou au 3ème essai, avec un saut à 14.90 m. Elle ajoute encore quatre centimètres à sa meilleure marque, à sa quatrième tentative. Elle réalise un concours d’une densité folle. Thea LaFond a fait trembler la Cubaine, avec un ultime bond à 14.89 m.

Mais il en aura manqué. Yulimar Rojas, qui n’avait pas fait de concours depuis près de 2 ans, prend la 3ème place. Pour le symbole, Leyanis Pérez retombe encore (avec une planche affreuse) à 14.94 m au dernier essai. La Cubaine, qui n’a jamais fait 15 mètres dans sa carrière, peut presque nourrir des regrets sur ce dernier saut. Mais regrets très relatifs au vu de la médaille d’or mondiale.

Pas de Français en finale du 800 m, un beau 3/3 en séries chez les femmes.

La première demi-finale a été remportée par Marco Arop, champion du monde en titre, qui a dominé au millième Djamel Sedjati, le troisième des JO de Paris, l’an dernier. Les deux ont réalisé 1:45.02. La deuxième demie a été supersonique, avec quatre hommes sous les 1:44. Dont l’incroyable irlandais Cian McPhillips qui explose son record pour dominer tout le monde, en 1:43.18. Un rythme fatal à Gabriel Tual, 5ème de la course en 1:44.09. Cela ne passe pas non plus pour Yanis Meziane, 6ème de la dernière course, en 1:44.12. Une course dominée par Mohamed Attaoui, qui a réalisé un gros deuxième tour, en 1:43.18, devant le champion olympique, Emmanuel Wanyonyi.

Les femmes avaient aussi rendez-vous avec le double tour de piste, mais les séries. La championne olympique, Keely Hodgkinson ouvrait le bal. Elle a dominé la première série en 1:59.79. Tsige Duguma a remporté une troisième série plus lente, en 2:01.53. Audrey Werro a remporté, tout en décontraction, la 4ème course, en 1:58.43. En revanche, Jessica Hull, 2ème du 1500 m, a été victime d’une chute dans la dernière course

Anaïs Bourgoin a été très saignante sur sa série. La Française, récente 3ème de Diamond League, a dominé la championne du monde 2023 Mary Moraa, avec un chrono de 1:58.43. Clara Liberman a réussi l’objectif de la demie ! Troisième de la première série en 2:00.17. Rénelle Lamotte aura eu bien plus chaud. Quatrième de la sixième course, la Française, avec ses 1:59.32, est la dernière repêchée au temps.

Noah Lyles impressionne, Shericka Jackson is back

Le 200 m a permis de donner certaines indications. Chez les hommes, Kenneth Bednarek domine la première demie en 19.88 (-0,3 m/s). Bryan Levell remporte la seconde course avec un chrono de 19.78. Mais le plus impressionnant a été sans aucun doute Noah Lyles. Le recordman d’Amérique (19.30) a réalisé un stratosphérique 19.51 dès les demi-finales. Le chrono le plus rapide de l’histoire d’une demi-finale. L’Américain est en jambes. Le Français Ryan Zézé était engagé dans la deuxième course. Il aura souffert, dernier en 20.73, à pile 5 dixièmes de ce qu’il avait réalisé en série.

Shericka Jackson confirme son retour au premier plan. La Jamaïcaine, tenante du titre, domine la première demi-finale et repasse sous les 22 secondes (21.99). Elle a retrouvé tout son jus. Hélène Parisot prend la 7ème place de la première demie, en 22.87. Mais Melissa Jefferson-Wooden a encore plus impressionné, avec un 22.00 tout en décontraction, dans la seconde course. Après une qualification en finale du 100 m, Marie-Josée Ta Lou-Smith se qualifie en finale du 200 m, à 36 ans. L’Ivoirienne a terminé deuxième de la dernière demie en 22.17, devancée par Anavia Battle (22.09).

5000 m femmes

Au programme également de cette dense journée, les séries femmes du 5000 m. Beatrice Chebet, titrée sur 10000 m, n’a eu aucun problème à se sortir de la première série. La Kényane, qui détient le record du monde du 5000 m, battu cette année (13:58.06) a dominé la course en 14:45.59. Elle devance sa dauphine du 10000 à Tokyo (et Paris), l’Italienne Nadia Battocletti (14:46.36). Dans la seconde série, Gudaf Tsegay, seulement troisième du 10000 m, a marqué le coup en s’imposant devant la championne du monde du 1500 m Faith Kipyegon (14:56.46 contre 14:56.71).

En qualification de la hauteur femmes, 1.92 m et même 1.88 m auront suffi. Yaroslava Mahuchikh, Eleanor Patterson, Nicola Olyslagers n’ont pas tremblé pour accéder à la finale.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *