Nous suivre

Championnats du monde d'athlétisme 2022

Mondiaux d’athlétisme 2022 : Les 8 athlètes à suivre

Publié le

Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME 2022 – À l’aube de ces nouveaux championnats du monde d’athlétisme, nous vous proposons une liste d’athlètes à suivre. Pour les huit sportifs présentés ci-dessous, il faudra forcément surveiller leurs finales respectives. Beaucoup pourraient bien être sur la plus haute marche du podium dans quelques jours.

Ils sont donc huit. Huit athlètes venant de disciplines différentes, avec des parcours différents, des palmarès différents mais un talent similaire. La liste aurait pu être plus longue, il était déjà difficile de choisir au sein d’un même sport. La première citée n’a que 22 ans, vient de passer professionnelle et semble déjà l’une des prétendantes au podium sur le 200m.

Abby Steiner (États-Unis, 200 mètres)

C’est ce qu’on appelle signer une entrée fracassante. Abby Steiner n’avait jamais couru un 200 mètres en-dessous de 22.59 avant le 12 juin dernier. Lors de la finale des championnats universitaires, l’étudiante de Kentucky a frappé un grand coup en réalisant la meilleure performance mondiale de l’année (21.80). Un exploit confirmé deux semaines plus tard lors des sélections américaines avec un temps de 21.77. Celle qui pratique aussi le soccer est passée de quasi inconnue à favorite au podium mondial sur le demi-tour de piste. Tout juste passée pro, l’athlète de 22 ans a signé un contrat XXL avec Puma. Pas moins de 2 millions de dollars, un record pour une femme sortant de la NCAA. Steiner aura fort à faire pour espérer une médaille à Eugene, face aux reines du sprint, les Jamaïcaines. Sur la piste supersonique de l’Hayward Field, tout sera possible, attention à la surchauffe du chrono.

Alison dos Santos (Brésil, 400 mètres haies)

Et si c’était lui ? Alors que Karsten Warholm est toujours très incertain pour les Mondiaux, Alison dos Santos pourrait bien être celui qui va lui succéder au palmarès. Le Brésilien de 22 ans continue de courir toujours plus vite. Un fantastique 46.72 en finale des Jeux de Tokyo et cette année 46.80 à Stockholm. Il est l’homme le plus rapide du monde sur 400m haies. Le recordman d’Amérique du Sud n’en finit plus de franchir des paliers et après sa médaille de bronze aux JO, il pourrait bien glaner une breloque couleur or dans l’Oregon. Cela dépendra donc de Warholm mais aussi de Rai Benjamin. Le deuxième homme le plus rapide de l’histoire sur la distance n’est pas descendu sous les 47 secondes cette année mais est largement capable de baisser ses temps. Un Brésilien couronné dans cette discipline, ce serait du jamais vu. À Dos Santos d’entrer dans les annales.

Alison dos Santos

Alison dos Santos – Photo Icon Sport

Femke Bol (Pays-Bas, 400 mètres haies)

Même âge que dos Santos, même épreuve, même médaille aux Jeux Olympiques de Tokyo. Derrière les deux monstres Sydney McLaughlin et Dalilah Muhammad, une jeune Européenne affole aussi les compteurs. Cette saison, Femke Bol n’a fait que progresser chronométriquement parlant. Auteur d’un 53.97 pour sa rentrée sur 400m haies début juin, elle a fini le mois en 52.27. La protégée de Laurent Meuwly est une perfectionniste. Le jour où elle passera la dixième et dernière haie à une vitesse élevée, tout le monde saura que le temps sera emballant. Elle se rapproche des deux Américaines citées précédemment, et Eugene pourrait être une nouvelle étape de sa carrière. La médaille d’or semble utopique puisque McLaughlin peut battre son record du monde à chaque course, mais, derrière, Bol peut tirer son épingle du jeu.

Fred Kerley (États-Unis, 100 mètres)

Fred Kerley aime Eugene, Eugene aime Fred Kerley. Le sprinteur américain s’avance en favori sur la distance reine. Pas une seule fois cette saison, il n’a couru au-dessus des 10 secondes. Et il est descendu même bien plus bas. Au Hayward Field, lors des sélections américaines, le Texan a réalisé 9.83, 9.76 puis 9.77 en finale. Un ticket pour les Mondiaux validé de la meilleure des manières. L’un des rares hommes à pouvoir courir moins de 10, moins de 20 et moins de 44 est donc l’épouvantail de ces championnats du monde sur 100 mètres. Avec l’inconnu Lamont Marcell Jacobs (lui aussi né au Texas), sans cesse blessé, Kerley a toutes les cartes en main pour se parer d’or. A lui de prouver qu’il est le meilleur.

Yulimar Rojas (Venezuela, triple saut)

Yulimar Rojas arrive sans doute déçue, revancharde, dans l’Oregon. La Vénézuélienne s’était qualifiée au triple saut mais aussi à la longueur pour ces championnats du monde. Elle ne fera pas la longueur, à cause d’un point de règlement précis. Lors de la réalisation de ces minimas, elle a sauté avec des pointes de triple sauteuse, sauf que la semelle de ces pointes sont trop épaisses et donc interdites. Pour 5 millimètres, sa performance n’a pas été validée. La recordwoman du monde pourra se concentrer exclusivement sur le triple bond. Sans réelle concurrence, il faudrait une surprise tel que Barcelone – PSG pour que la licenciée au Barça n’obtienne pas un sixième titre à Eugene. Freinée par les blessures en 2022, il serait tout de même étonnant de la voir battre son record du monde lors des Mondiaux. Mais la médaille d’or est en vue.

Ryan Crouser (États-Unis, lancer du poids)

Repousser les limites de son sport à chacune de ses sorties, ce n’est pas exclusif à Armand Duplantis. Ryan Crouser a des mensurations à étonner Teddy Riner : 2m01 pour 145 kilos. Le golgoth de Portland est le maître du lancer du poids. Double champion olympique et recordman du monde, il ne lui manque plus que le titre mondial pour boucler son palmarès impressionnant. Quoi de mieux que l’obtenir à domicile, dans son État de naissance ? Joe Kovacs et Tom Walsh ne paraissent pas suffisamment armés pour empêcher Crouser d’être sacré. Si l’un d’entre eux passe les 23 mètres, il sera le quatrième homme de l’histoire à atteindre cette distance. Utopique et c’est pour ça que les performances de Ryan Crouser depuis deux ans sont stratosphériques.

Keely Hodgkinson (Grande-Bretagne, 800 mètres)

Athing Mu et Mary Moraa auraient pu être mises en avant ici, mais Keely Hodgkinson est notre choix. Pourquoi ? Parce que depuis début 2021, elle a su gagner sous tous les temps, sur des pistes différentes, avec divers scénarios. Championne d’Europe indoor, vice-championne olympique, une multitude de victoires en Diamond League et cela à 20 ans, ça en jette. Toujours sous les 1:59 cette saison, la Britannique est capable de tout à Eugene. La densité sur 800 mètres est grande en 2022 et s’adjuger le titre mondial serait le plus grand accomplissement de sa toute jeune carrière. Justement, elle n’a été battue qu’une seule fois cette année et c’était fin juin à Stockholm, par la Kényane Mary Moraa.

Lamecha Girma (Ethiopie, 3000m steeple)

Trois fois sous les 8 minutes en 10 jours ? Lamecha Girma l’a fait en 2022. Il faudra toujours garder un œil sur le chrono lors de la finale du 3000m steeple de ces Mondiaux. Le duel tant attendu entre Girma et Soufiane El Bakkali aura lieu aux États-Unis et il a déjà eu lieu au Maroc le mois dernier. Les deux dans la même seconde, à l’issue d’une course irrespirable sur la piste de Rabat. Le local avait pris le dessus sur l’Ethiopien. Ce dernier pourrait, dans l’Oregon, remporter son premier titre. Vice-champion du monde indoor et outdoor, vice-champion olympique, à 21 ans, Lamecha Girma est déjà un éternel second. À Eugene, il peut briser la malédiction et enlever son costume de Raymond Poulidor. En tout cas, avec ce jeune homme, le steeple se porte bien.

Lamecha Girma

Lamecha Girma


Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Fil Info

Actus à la une