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Coupe du monde de biathlon

Monumentale équipe de France, victorieuse du relais hommes à Ruhpolding !

Léo Derambure

Publié le

Monumentale équipe de France, victorieuse du relais hommes à Ruhpolding !
Photo IBU/ Harald Deubert, Yevenko, Nordic Focus

COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2025/2026 – Solide au tir, impérial sur les skis, Éric Perrot a fait basculer le relais en offrant une victoire de prestige à l’équipe de France.

Après le relais complètement fou d’Oberhof la semaine passée, conclu avec cinq nations regroupées en moins de cinq secondes, le peloton masculin se retrouvait ce jeudi à Ruhpolding pour le dernier relais avant les Jeux d’Antholz. Une course au parfum de répétition générale, où Éric Perrot et ses coéquipiers tâcheront de faire mieux que les Françaises la veille, restées aux portes du podium.

Fabien Claude solide au couché, pénalisé au debout

Fabien Claude ouvre le relais pour l’équipe de France, tandis que la Norvège confie le premier passage à Johannes Dale. Le tir couché du Français est impeccable : sans avoir recours aux balles de pioche, il ressort en tête du premier pas de tir. À l’inverse, Dale commet deux erreurs et concède une vingtaine de secondes aux leaders.

Le tir debout est plus compliqué pour Fabien Claude. Avec trois balles manquées, le Vosgien se retrouve sous pression et finit par partir sur l’anneau de pénalité, concédant un tour. Les grands bénéficiaires de ce passage sont les Allemands, qui ressortent en tête devant la Suède et l’Italie. La Norvège, reléguée à 23 secondes, peut toutefois compter sur les qualités de ski de Johannes Dale pour revenir rapidement sur la tête de course : il ne compte plus que six secondes de retard lors du passage de relais pour Sturla Laegreid.

Laegreid intraitable, Lombardot tient la baraque

Sur le tir couché, Sturla Laegreid se montre impérial et ressort en tête, suivi de près par Jesper Nelin pour la Suède et Niklas Hartweg pour la Suisse. L’équipe d’Allemagne doit, elle, piocher et concède quelques secondes.

Côté français, Oscar Lombardot, remplaçant d’Émilien Jacquelin forfait ce matin pour cause de maladie, réussit parfaitement son entrée en matière. Pour son tout premier relais sur le circuit principal, il signe un sans-faute au couché.





Si le Français ressort à 23 secondes, le rythme n’est pas très élevé devant et un large groupe de onze biathlètes se forme. Le tir debout fait des dégâts, notamment pour la Suède, qui ressort à 35 secondes d’un Laegreid toujours aussi solide. Oscar Lombardot confirme avec un excellent 10/10 et ne concède que très peu de temps sur ce relais.

À l’issue du deuxième passage, un groupe de six équipes se détache, composé de l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, l’Estonie, la Norvège et les États-Unis, tandis que la France pointe à une trentaine de secondes. Mais avec Quentin Fillon Maillet lancé sur le troisième relais aux côtés de Martin Ponsiluoma, tout reste possible grâce à un rythme de ski élevé.

Tout se resserre avant le dernier relais

Martin Uldal se présente sur le tir couché et poursuit la démonstration norvégienne avec un passage solide. L’Américain Paul Schommer réalise lui aussi un excellent tir et ressort aux côtés du Norvégien. Quentin Fillon Maillet, malgré une balle de pioche, parvient à se replacer grâce à un gros rythme sur les skis, toujours accompagné de Martin Ponsiluoma.

Le tir debout va cependant faire de gros dégâts. Schommer part sur l’anneau de pénalité, mettant fin aux ambitions américaines, tandis que la Suisse concède elle aussi un tour. Ponsiluoma ressort en tête de ce pas de tir, devant l’Allemagne, la Bulgarie, la Norvège et la France. Tout est réuni pour un dernier relais à suspense.

Éric Perrot en patron pour offrir la victoire aux Bleus

Le quatuor des favoris se détache très rapidement, la Bulgarie ne parvenant pas à suivre le rythme sur les skis. Éric Perrot se retrouve dans un groupe composé de Sebastian Samuelsson, Vetle Christiansen et Philipp Nawrath, tandis que Jakob Kulbin tente courageusement d’accrocher le wagon des grandes nations pour l’Estonie.

Au tir couché, Vetle Christiansen réalise la meilleure opération, immédiatement suivi par Éric Perrot. Samuelsson et Nawrath doivent utiliser une balle de pioche et concèdent quelques secondes, tandis que Kulbin s’accroche encore sans commettre d’erreur. Mais la course se resserre de nouveau entre la Norvège, l’Allemagne, la Suède et la France, l’Estonie finissant par céder, laissant s’envoler l’espoir d’un premier podium historique.

Sur le tir debout, Éric Perrot frappe un immense coup. Seul à réaliser le 5/5, il ressort avec une dizaine de secondes d’avance sur ses poursuivants. Reste alors une question : cela va-t-il tenir sur les skis ? Le scénario de la veille est encore dans toutes les têtes, avec l’énorme retour de Maren Kirkeeide. Mais Perrot lâche les chevaux et ne faiblit pas.

Christiansen et Nawrath restent en embuscade, suivis de près par Samuelsson, sans jamais parvenir à combler l’écart. Au dernier temps intermédiaire, le Français possède encore huit secondes d’avance. Cette fois, ça tient. Éric Perrot s’impose avec autorité, offrant la victoire à l’équipe de France devant la Norvège, tandis que Philipp Nawrath complète le podium à domicile.

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