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Rugby à XV

Multirugby Top 14 (J24) : Clermont se rassure, le Stade Français de justesse, Vannes aura des regrets

Théo Alleaume

Publié le

Multirugby Top 14 (J24) Clermont se rassure, le Stade Français de justesse, Vannes aura des regrets
Photo Icon Sport

TOP14 2024/2025 – Encore un multiplex de folie ce samedi après-midi. La Section Paloise résiste au retour de Toulon (25-21), le Stade Français s’impose sur la plus petite des marches face à Lyon (31-30), Perpignan coule à Clermont (31-13) tandis que Bayonne reste invaincu à domicile contre Vannes (38-32). 

Clermont – Perpignan : l’ASM trop fort pour l’USAP 

Toujours aussi précieux au pied, c’est bien Tommaso Allan qui inscrit les premiers points au Michelin, après un essai refusé pour Raka (0-3, 9’). Titulaire pour la première depuis son retour de blessure, Posolo Tuilagi pèse sur la défense clermontoise, ce qui perturbe les locaux. Malgré un deuxième essai refusé, les Clermontois poussent, mais quelques scories les empêchent de dérouler leur jeu. Réduits à 13, les Perpignanais encaissent le premier essai de la partie, inscrit par l’inévitable Alivereti Raka (10-3, 38’).  

L’ASM accélère aux retours des vestiaires et après avoir écarté le ballon à droite, le bon retour intérieur d’Irae Simone permet aux Auvergnats de faire le break (17-6, 49’). Perpignan souffre et va voir Naqalevu sortir 10 minutes pour antijeu, prenant aussi un essai de pénalité (24-6, 54’).  

Toujours à 14 contre 15, l’USAP va enfin inscrire son premier essai dans ce match pour essayer de se relancer (24-13, 63’). Une relance tardive et malheureusement inutile puisque Simone va s’offrir un doublé en toute fin de rencontre, permettant à Clermont de reprendre sa sixième place (31-13, 80’).  

Pau – Toulon : les Varois se réveillent trop tardivement 

Toulon fait rapidement parler la poudre et passe tout près de surprendre une équipe paloise encore aux vestiaires, mais une passe en-avant fait annuler l’essai de Jules Danglot. Les Palois sont prévenus, le RCT n’est pas venu en touriste. Mais le Hameau sait réserver des surprises et ce sont bien les locaux qui vont ouvrir le score, sur une touche cafouillée, grâce à Kaulashvili (7-0, 10’). Indisciplinés, les Toulonnais offrent trois nouveaux points aux Palois (10-0, 13’). Sur sa lancée, Pau va planter un second essai, avec un joli numéro de Fabien Brau-Boirie, qui n’a plus qu’à servir Gailleton (17-0, 25’). 

Au retour des vestiaires, Pau continue de dérouler face à des Varois fantomatiques, qui encaissent un troisième essai (25-0, 48’). Toulon va mieux et Toulon le prouve en marquant enfin son premier essai. Le ballon vit et sort au large, Melvyn Jaminet n’a plus qu’à aplatir (25-7, 56’). Presque instantanément, c’est Gabin Villière qui vient doubler la mise pour les siens, après un joli numéro de soliste (25-14, 60’). L’opération remontada continue de se dérouler pour les Varois, avec un troisième essai consécutif, Pau n’ayant inscrit aucun point dans ce second acte, mais on en restera là pour cette rencontre (25-21, 76’).  

Bayonne – Vannes : les Basques souffrent, mais restent invaincus 

Il ne fallait pas arriver en retard à Jean-Dauger. Dès le coup d’envoi, les Vannetais exploitent un ballon mal négocié par les Bayonnais. On écarte et après un jeu au pied de Saili, c’est Rayasi qui vient aplatir le premier essai de ce multiplex (0-7, 1’). Derrière, c’est Sireli Maqala qui vient remettre les deux équipes à égalité, après avoir passé toute la défense en revue (7-7, 6’). À contre-courant, c’est bien Bayonne qui se détache, bien aidé par son puissant pack, après une bonne touche à cinq mètres de la ligne (12-10, 20’). Fidèle à leurs convictions, les Bretons continuent de produire du beau jeu et sur une passe dans l’intervalle de Lafage, Françis Saili va déposer la défense bayonnaise et passer le deuxième essai de Vannes (12-20, 28’). Comme si cela ne suffisait pas, Tevita Tatafu va sortir, visiblement touché à la cuisse. 





Les trois-quarts bretons ont du feu dans les jambes puisque Rayasi va s’offrir un doublé. Bayonne n’est pas dans son match, mais va répondre avant la mi-temps, grâce à Mori et qui termine un peu mieux sa première période (19-25, 40’). 

Après une pénalité manquée de Lafage, Bayonne marquera par trois fois consécutives, tuant la rencontre, à un petit peu plus de dix minutes du terme. Les basques prennent ainsi 13 points d’avance et continuent de rêver d’un barrage à la maison (38-25, 70’). Un ultime essai va entretenir l’espoir d’une victoire sur le fil pour les Bretons, mais la forteresse Jean Dauger ne cède pas, malgré le siège des Vannetais. Une dernière défense héroïque permet à Bayonne de s’imposer (38-32, 80’).  

Stade Français – Lyon : victoire précieuse pour les Parisiens 

Décidément, les Parisiens peinent à bien démarrer leurs rencontres. Léo Berdeu va rapidement passer les premiers points au pied, tandis que sur le renvoi, Lester Etien va aller sur le banc 10 minutes (0-3, 8’). Les hommes de Karim Ghezal poussent, voulant exploiter leur supériorité numérique, avec l’essai d’Arno Botha (0-10, 10’). Les Parisiens passent tout près d’encaisser un deuxième, heureusement refusé par Luc Ramos. C’est dur, c’est très dur pour les Franciliens, qui souffrent et qui voient Vincent Rattez inscrire le deuxième essai de son équipe (0-17, 20’). Mais le rugby n’est pas un sport incroyable pour rien. Au plus bas pendant presque 25 minutes, les Parisiens collent deux essais en moins de cinq minutes et passent tout près du hat trick (14-17, 28’).  

Toujours sur leur belle lancée, les Franciliens vont prendre les commandes en début de seconde période, grâce à un bon ballon porté, conclu par Moses Alo-Emile (21-20, 48’). Cette seconde période, on assiste à un ping-pong d’essai. Après Baptiste Couilloud, c’est Jeremy Ward qui inscrit le septième essai de l’après-midi. Paris est devant peu avant l’heure de jeu (28-27, 55’). Une avance qui ne durera pas, Léo Berdeu redonnant deux points d’avance au LOU, promettant une fin de match irrespirable (28-30, 72’). Et c’est au bout de l’effort que les Parisiens vont s’imposer. Berdeu rate un drop, tandis que Zack Henry ne tremble pas et passe la pénalité de la gagne (31-30, 80’).  

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