Nacer Bouhanni, l’heure de la rédemption
La carrière du sprinteur français de 27 ans est loin d’être un long fleuve tranquille. Hier, sur les Quatre Jours de Dunkerque, Nacer Bouhanni a enfin gagné en 2018.
Le début de saison du coureur français a été très compliqué. A cause d’un manque de résultats et de contrariétés psychologiques, il avait été écarté de l’équipe Cofidis avant Milan-San Remo par Cédric Vasseur qui avait eu des mots durs début avril après le circuit de la Sarthe : « Nacer n’a pas été à la hauteur d’un leader. Il a laissé ses coéquipiers seuls finir sous la pluie. Alors que l’équipe avance, Nacer piétine. Un capitaine doit être le dernier à quitter le navire. Nacer doit être capable de finir les courses, c’est le minimum qu’on lui demande. Aujourd’hui, on ne peut plus lui faire confiance. On est redevable du maillot que l’on porte. Je ne vais quand même pas le mettre au départ d’une cyclosportive. »
A ce moment-là, Nacer Bouhanni venait d’abandonner l’épreuve sarthoise au bout de 100 kilomètres et n’avait pas gagné de course depuis septembre 2017 et le Grand Prix de Fourmies. Au-delà de ses contre-performances, le manager de Cofidis reprochait à son coureur de ne pas s’entrainer suffisamment : « On ne peut pas faire une heure trente d’entraînement et prétendre pouvoir tenir trois cents kilomètres de course. »
Je tiens par ce post à remercier ma famille et mes amis qui m’ont soutenu durant ces dernières semaines… Mes équipiers qui ont fait un travail formidable pour m’amener à cette victoire … Les gens qui me soutiennent toute l’année de près ou de loin qui n’ont jamais cessé 1/2
— Nacer Bouhanni (@BouhanniNacer) May 10, 2018
Sa place au Tour de France n’est pas assurée comme l’a répété à de nombreuses reprises Cédric Vasseur. Le sprinteur français sait qu’il doit gagner pour y prétendre. Hier, sur les Quatre Jours de Dunkerque, il a retrouvé le chemin de la victoire, bien emmené par Geoffrey Soupe. Un vrai soulagement pour le coureur, comme on a pu le lire sur Twitter, mais aussi pour son équipe qui espère retrouver son leader dans de bonnes dispositions.
Ce n’est un secret pour personne : celui qui a gagné trois étapes sur le Giro et deux sur la Vuelta, veut gagner sur la Grande Boucle. A lui de confirmer ce regain de forme et d’être le leader que ses coéquipiers attendent, pour que ces derniers soient prêts à se sacrifier pour lui en juillet pour aller défier les meilleurs sprinteurs du monde, dont son ancien camarade, Arnaud Démare.

