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« Samir Nasri, la mauvaise réputation » : un documentaire à deux vitesses

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Ce lundi, l’émission L’Équipe Enquête a dévoilé « Samir Nasri, la mauvaise réputation ». Malgré quelques défauts, l’équipe de Sébastien Tarrago nous offre une vision sincère du joueur, complétée par une interview.

De la Gavotte-Peyret à son retour à West Ham, ce documentaire retrace la carrière agitée d’un joueur « précoce » mais à « fort caractère ». Durant les premières minutes, on croit à un portrait sur un crack déchu du football français. Les interviews successifs viennent finalement structurer le documentaire et apportent différents regards sur le joueur et ses péripéties.

Journalistes, entraîneurs, sélectionneurs, famille, agent, coéquipiers, la majorité des acteurs de la vie de l’ancien Mancunien se confient avec honnêteté. Sans surprise, Noël Le Graët et Raymond Domenech le fustigent. Mais le soutien de Patrick Vieira et Laurent Blanc a de quoi surprendre. Le début des hostilités avec William Gallas (Jean-Alain Boumsong), ses histoires de bizutage envers Matthieu Valbuena (Pape Diouf) ou encore sa volonté de dire les choses en face (Laurent Blanc). Le tout appuyé par des archives de OM TV, l’interview du joueur en 2015 ou encore un extrait de celle de Williams Gallas. Ajoutons à cela, certaines déclarations de l’ancien Gunner ou d’autres acteurs du football.

Nasri met les choses au clair

On resterait sur notre faim sans l’interview du principal concerné, sur ce long-métrage. Avec son franc-parler réputé, Samir Nasri développe certains passages comme les sept recalés de Raymond Domenech pour l’Euro 2008. « Je n’ai jamais été frappé à la porte des chambres en me faisant passer pour le sélectionneur », répond-il à Sébastien Tarrago. Le plus jeune capitaine de l’histoire de l’équipe de France évoque également sa mère marquée par l’image véhiculée de son fils. « Si j’écoute ma mère, j’arrête ma carrière internationale en 2012, mais mon père m’a poussé à continuer », déclare-t-il. De retour sur les terrains après 18 mois de suspension pour dopage, Samir Nasri aspire désormais, à jouer le mieux possible. Devenu récemment père de famille, il veut également enlever son image de « petit con ». De quoi réfléchir sereinement à son après-carrière. « J’aimerais bien entraîner », confie-t-il.

Trop riche et pas assez

Certes, le documentaire nous offre une abondance d’interviews. Cependant, cette richesse offre par moment des avis répétitifs voire inutiles pour certains. Il aurait d’ailleurs été judicieux d’avoir le regard de certains joueurs étrangers côtoyés en club. On aurait également aimé voir Didier Deschamps donner son avis sur l’écarté du Mondial 2014. Mais ce dernier a refusé de se livrer à la chaîne sportive. Pour les moments importants, le documentaire manque par moment d’extraits. C’est le cas du célèbre « ferme ta gueule » adressé à un journaliste en particulier, lors de l’Euro 2012. La réalisation a omis de mentionner que ce journaliste est Vincent Duluc, travaillant pour L’Equipe par ailleurs.

Charlie Creteur


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