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NBA 2020-2021

NBA : Christian Wood, le revanchard

Tanguy Le Jeune

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NBA - Christian Wood, le revanchard
Photo Getty Images

NBA – Auteur de son meilleur début de saison en carrière, Christian Wood, joueur des Houston Rockets, prend sa revanche sur un destin semé d’embuches. Non drafté en 2015 et rejeté par de nombreuses franchises par la suite, l’ailier-fort de 25 ans fait désormais partie des meilleurs joueurs à son poste en NBA. Retour sur un destin marqué par de nombreux échecs. 

Non drafté en 2015

Après un parcours universitaire on ne peut plus normal, Christian Wood, alors âgé de 19 ans, s’est inscrit à la Draft 2015. En effet, avec des stats correctes (15.5 points, 9.8 rebonds et 2.6 contres par match) pour son poste, il n’était pas improbable de voir le jeune joueur d’UNLV intégrer la NBA dès le premier tour de la draft. Il était, par ailleurs, annoncé en fin de premier tour par de nombreux médias spécialisés à quelques jours de la grande soirée.

Le jeune Wood était tellement sûr de lui qu’il a même invité sa famille et ses amis pour l’occasion. « Il était tellement excité », d’après son coach universitaire, Dave Rice pour le média américain The Ringer. Cependant, après les 60 choix possibles de la draft, Christian Wood n’a pas été drafté. Sa copine de l’époque l’a même quitté dans la foulée. Cet échec est certainement le plus difficile pour des jeunes hommes en devenir qui travaillent depuis des années avec l’objectif de jouer en NBA. Il a, cependant, signé son premier contrat NBA avec les Sixers de Philadelphie le 14 septembre 2015. Soit trois longs mois après la draft.

Passages en G-League et en Chine

À ses débuts avec les Sixers, Wood joue peu. Il est fréquemment envoyé chez les 87ers du Delaware, l’équipe de G-League affiliée avec les 76ers de Philadelphie. Malgré des performances correctes en G-League (anciennement D-League), il est coupé par Philadelphie début mars 2016 avant d’être de nouveau signé quelques jours plus tard. Agent libre à la fin de la saison, il signe chez les Charlotte Hornets avec lesquels le sort se répète. Alternant entre NBA et G-League, il termina la saison 2016-2017 sans pouvoir se montrer véritablement.

Sans option, Wood a même passé un été en Chine en 2017. Expérience pour le moins désastreuse puisqu’il a même fini coupé par l’équipe qui le jugeait pas assez bon. Ainsi, de retour aux Etats-Unis, il passe la saison 2017-2018 en G-League, de retour avec les 87ers du Delaware. L’expérience passée chez les Sixers et les Hornets recommença chez les Bucks avec qui il n’a disputé que 13 rencontres, passant la majorité de la saison en G-League.

Un contrat de 41 millions de dollars à Houston

Après des expériences pour le moins compliquées en NBA, le natif de Long Beach, en Californie, a fini par se reprendre. Terminé les mauvaises expériences et bonjour la salle de musculation. En effet, Christian Wood a fini par se remettre en question pour progresser et montrer son véritable potentiel. Son expérience chez les Pelicans fut une réussite. Après un trade qui l’a envoyé en Louisiane, l’ailier-fort a finalement terminé la saison 2019 en NBA. Au cours de ses 8 rencontres disputées, il a signé une moyenne honorable de 16.8 points et 7.8 rebonds par match. Cette fin de saison du tonnerre l’a envoyé, finalement, chez les Pistons de Detroit.

Son passage à Detroit l’a propulsé sur le devant de la scène dans la ligue. Sa saison 2019-2020 fut aboutie et réussie malgré la coupure liée à la Covid-19. Son bilan de 13.1 points, 6.3 rebonds de moyenne et 12 double-double en 62 rencontres disputées a fait de lui un joueur courtisé par de nombreuses franchises. Il a signé, en novembre dernier, un contrat 41 millions de dollars sur trois ans chez les Houston Rockets. Un contrat qui est aussi synonyme d’une revanche impressionnante pour le numéro 35. « Ça a été un parcours que je ne souhaite à personne », a-t-il déclaré par la suite.

Un scénario hollywoodien : tel est le résumé du destin de Christian Wood en NBA. En effet, ce jeune homme arrogant et sûr de lui à l’université a fini par apprendre de ses erreurs pour passer tous les obstacles qui se dressaient sur son passage. Tout est bien qui finit bien pour Christian Wood. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs intérieurs de la grande Ligue américaine. 

Tanguy Le Jeune


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