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NBA : JJ Redick tire sa révérence, la ligue perd un de ses meilleurs snipers

Maxime Cazenave

Publié le

NBA : JJ Redick tire sa révérence, la ligue perd un de ses meilleurs snipers
Photo Icon Sport

NBA – Après quinze années à arpenter les parquets NBA en faisant planer une menace constante derrière l’arc, JJ Redick a annoncé officiellement la fin de sa carrière ce mardi. A 37 ans, l’arrière a ainsi mis un terme à une magnifique aventure l’ayant vu progressivement devenir un membre incontournable de la grande ligue après des débuts poussifs.

Ce n’était pas forcément attendu, même si au fil des semaines, le doute pouvait être permis. Après quinze années à faire des ravages en NBA, JJ Redick ne va pas repartir pour la seizième. Sans contrat cet été après une dernière saison minée par les blessures et durant laquelle il fut transféré des Pelicans aux Mavericks, le joueur a vécu une saison très compliquée. Peu utilisé à Dallas lorsqu’il était disponible, il a vécu la pire saison de sa carrière en termes de statistiques depuis ses débuts au milieu des années 2000 avec Orlando.

Une carrière NCAA fantastique, une progression lente et constante au Magic

S’il n’a jamais décroché une sélection au All-Star Game ou une quelconque distinction en NBA, JJ Redick avait en revanche effectué un parcours absolument remarquable avant d’entrer dans la grande ligue. Formé au lycée de Cave Spring à Roanoke, il s’était déjà démarqué à l’époque en plantant notamment 43 points lors de la finale du championnat de l’État de Virginie. Recruté à l’université par le prestigieux programme de Duke, il va confirmer les belles promesses entraperçues précédemment. En inscrivant quasi 20 points par match à plus de 40 % derrière l’arc, il s’affirme comme l’un des meilleurs arrières de sa génération. Encore aujourd’hui, il reste le meilleur marqueur de cette université mythique. Cela lui permet alors d’être drafté en 11e position en 2006 par le Magic d’Orlando.

Discret durant ses trois premières saisons, il se révèle à l’occasion de la campagne 2009-2010. Bâtie autour de Dwight Howard, cette équipe spectaculaire concoctée par Stan Van Gundy fait la part belle aux shooteurs. Dans ce système adapté à ses qualités, l’ancien arrière de Duke se régale en sortie de banc. Si le Magic échoue en finale de conférence face aux Celtics, le joueur vient de son côté de lancer une décennie faste. Cantonné à un rôle de 6e homme en Floride, il y dispute trois nouvelles saisons durant lesquelles son temps de jeu et ses statistiques gonflent progressivement, jusqu’à dépasser les 15 points de moyenne en 2013. Échangé aux Bucks en fin de saison, il y reste quelques semaines avant d’entamer la deuxième grande aventure de son histoire NBA : les Los Angeles Clippers.

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Clippers et Sixers, l’apogée au milieu des déceptions collectives

Lorsqu’il débarque en Californie, il rejoint une équipe taillée pour jouer les premiers rôles autour du spectaculaire trio Chris Paul-Blake Griffin-DeAndre Jordan. Welcome to lob city ! Si sa première saison est minée par un pépin physique, il devient ensuit un rouage essentiel de Doc Rivers les trois saisons suivantes. Intégré dans le cinq majeur, son habileté derrière l’arc est mise en valeur par les brèches créées par ses solides intérieurs. Disposant de près de 30 minutes de jeu par match, il enchaîne les saisons à plus de 15 points, tout en réalisant les meilleurs pourcentages au tir de sa carrière (47,5 % derrière l’arc en 2015-2016). Si les résultats collectifs n’atteignent pas les espérances, son activité incessante et son shoot de velours en font un joueur extrêmement coté.

En 2017, il prend alors la direction d’une autre équipe ambitieuse à Philadelphie. Aux côtés de Joel Embiid, Ben Simmons, mais également Jimmy Butler ou Tobias Harris, Redick est au sein d’une équipe qui vise le titre. Cependant, comme avec les Clippers, le plafond de verre sera les demi-finales de conférence. Personnellement, le joueur signe ses meilleures saisons au scoring (17,1 puis 18,1 points de moyenne en 30 minutes), et semble atteindre une maturité totale à la trentaine bien entamée.





Il prend ensuite la direction des Pelicans. S’il continue à y être productif (15,3 points), la déception sera grande en fin de saison puisque pour la première fois en treize ans, le joueur ne dispute pas les playoffs. Entamé physiquement et miné par les blessure lors de sa dernière saison partagée entre la Nouvelle-Orléans et Dallas, le joueur ne connaît pas une sortie éclatante, mais il a au moins pu choisir son moment après avoir refusé quelques offres durant l’été.

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« Je me retire du jeu que j’aime tant »

Le moment était donc ce mardi matin aux États-Unis. Le bonhomme étant déjà très actif médiatiquement avec notamment son podcast, The old man and the three, et c’est avec une longue vidéo qu’il a décidé d’annoncer la nouvelle. Durant plus de 18 minutes, le gamin du Tennessee revient sur les raisons l’ayant poussé à dire stop à 37 ans : « Après des années chez les jeunes, quatre ans de NCAA à Duke, et quinze ans en NBA, je me retire du jeu que j’aime tant. La dernière saison a été compliquée pour de nombreuses raisons, j’ai été blessé, éloigné de ma famille, les protocoles Covid… Et je n’ai pas vraiment joué dans mes standards habituels. Je pourrais décrire ma dernière saison comme sept mois d’exercice où j’étais en tête-à-tête avec ma mentalité d’athlète. J’ai été effrayé et dérouté ».

Le joueur met ainsi un terme à une carrière magnifique pour se concentrer sur les choses simples de la vie, qui ne sont pas toujours évidentes lorsque l’on doit se confronter à la cadence infernale voulue par le calendrier NBA : « Je sais que c’est le moment, le moment pour moi d’être un père. Pour moi, il est temps d’être prêt pour cette nouvelle période de ma vie ». Il faudra donc se faire à l’idée de ne plus revoir l’un des meilleurs shooteurs de sa génération. Si sa carrière NBA est dénuée de titres, il aura laissé une empreinte dans la grande ligue. Principalement par la menace qu’il représentait derrière l’arc, mais également par son jeu sans ballon qui restera un véritable modèle.

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