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NBA 2020-2021

NBA Playoffs : Les Nets et les Mavericks font le break, les Lakers égalisent

Sophie Clapier

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NBA Playoffs : Les Nets et les Mavericks font le break, les Lakers égalisent
Photo Los Angeles Lakers

NBA 2020 – 2021 – Après avoir remporté leur premier match 104-93 contre Boston, les Nets ont fait le break hier soir. Au terme d’une rencontre maîtrisée de bout en bout, les coéquipiers de Kevin Durant se tiennent désormais prêts pour le déplacement chez les Celtics. Les Mavericks et les Lakers ont également remporté leur match de la nuit.

Attention aux retardataires

Il ne fallait pas manquer les douze premières minutes du match. Si l’on s’attendait logiquement a ce que le Big 3 des Nets commence à dérouler, c’est Joe Harris qui a allumé la mèche face aux Celtics. Le vainqueur du concours à 3 points 2019 a démarré à 5/5 longue distance et 16 points dans le premier quart. L’avance des Nets à la fin de celui-ci se montait alors à 12 points face à des Celtics en manque de réussite comme vous pouvez le voir (ci-dessous).

Et cet écart n’a fait qu’augmenter. +20 après deux minutes dans le début du second quart-temps, les minutes passent et se ressemblent. Vous le voyez venir le blowout ? Après avoir fait participer ses coéquipiers en début de rencontre, James Harden a pu commencer à s’exprimer. Step-back suivi du classique trois points, les défenseurs connaissent pourtant la musique mais ça passe toujours. Kyrie Irving, discret, laissait libre court au talent de Kevin Durant qui arrivait à la pause avec déjà une vingtaine de points.

Difficile de trouver du bon pour Boston. Jayson Tatum retournait aux vestiaires avec un faible 2/10 (pour un 3/12 final) au tir et Kemba Walker ne trouvait pas la cible longue distance (0/3). Evan Fournier, malgré ses trois paniers derrière l’arc sur ses quatre tentatives cumulait -20 de +/-. Que la pause a été longue. Les paupières lourdes, la main sur la tasse de café, les secondes semblent interminables. Ne nous leurrons pas, on voyait mal les Celtics revenir d’un 71-47. Et on a bien vu.

Pas de surprise

Nous disions donc +24 Nets. Mais passons directement à +30. Il restait alors 6 minutes à jouer dans le troisième quart et Blake Griffin retrouvait ses jambes d’antan pour nous sortir un gros dunk et chauffer un peu plus le Barclays Center. Il n’y avait alors plus grand-chose à craindre – si déjà il y avait eu – pour les joueurs de Steve Nash qui pouvaient travailler les bases. Petit spin move pour Kyrie Irving, jump shot pour Durant, et les points continuaient de s’empiler. En face, aucune réponse, laissez un message après le bip sonore. BIIIIIIP 109-82, encore un quart-temps à jouer. Encore douze minutes à résister, courage ! Non, pas pour Boston, c’est déjà perdu. Pour nous.

Ce qui devait arriver arriva. On a fait tourner du coup pour Brooklyn. Après tout, les 26 points de Durant, les 20 unités du MVP 2018 et les 15 d’Irving sont bien suffisants additionnés aux 11 de Griffin et surtout, SURTOUT, aux 25 pions de Monsieur Joe Harris. Le sniper américain a terminé à 9/14 au tir dont 7/10 à 3 points et un +/- de +29. S’il reste bouillant lors du déplacement à Boston, les Celtics ont du souci à se faire. Ah mais en fait, ils en ont déjà. Ça s’est donc terminé par un sévère 130-108, autant vous dire que la défense des Celtics (la quoiiii ?), n’a pas fait le poids contre l’armada offensive des Nets. Prochaine rencontre au TD Garden dans la nuit de vendredi à samedi à 2h30. Et sincèrement, on a un peu peur pour Boston.


Les Lakers entrent mieux dans leur Game 2

Après un Game 1 entamé de la mauvaise manière, les Angelinos avaient à cœur de réagir. Le premier quart, dominé 30-24, en est la preuve. Andre Drummond offre notamment une performance plus tranchante, avec 6 points, 7 rebonds et 2 interceptions d’entrée. Sa présence aux rebonds offensifs aura été importante pour offrir des secondes chances à des Lakers assez maladroits derrière l’arc, à l’image de Kentavious Caldwell-Pope (0/4 à 3 points). Le début de match est par ailleurs assez animé, avec beaucoup d’agressivité des deux côtés. Cette intensité ne réussit pas aux Suns, qui offrent 12 points sur turnovers rien que sur le premier quart.

La suite de la première mi-temps offrira d’autres enseignements. Frank Vogel va enfin offrir des minutes à Marc Gasol et Chris Paul va ramener mentalement les Suns dans le match lors d’un bon run de 16-6, même si Dennis Schroder va ensuite maintenir l’écart en faveur des Lakers. L’Allemand sera d’ailleurs le joueur le plus en vue chez les Purple and Gold. Les Suns peuvent eux compter à nouveau sur un beau duo Devin Booker/DeAndre Ayton, qui totalise 26 points à la pause.

LeBron et Davis prennent le relais de Schroder

Discrets mais efficaces en première mi-temps, LeBron James et Anthony Davis vont se montrer bien plus déterminants dans le second acte. 18 points à eux deux, 6 pour Schroder et 2 pour Drummond, la marque des Lakers est monopolisée par 4 joueurs seulement dans le 3ème quart. En face, Booker continue sa moisson offensive alors que Cameron Johnson score deux threes d’affilée très importants en fin de quart-temps. 79-72 Lakers, tout reste jouable pour les Suns. Les fans de l’Arizona le savent et poussent leur équipe, l’ambiance est chaude !

Booker et Ayton se reposent en début de 4ème quart-temps ? Pas de problème, Cameron Payne et Jae Crowder (6 points chacun en début de quart) sont là pour prendre le relais. Les Lakers vont dans le même temps rater leurs tirs, et les Suns égalisent à 86 partout ! Les Suns s’accrochent, mais vont avoir un trou d’air fatal à 4 minutes de la fin. Alors que le score est de 93-92 pour les LA, Phoenix ne va rien marquer durant les 3 minutes suivantes. Pendant ce temps-là, LeBron réussit un turnaround fadeaway incroyable et Anthony Davis plante à 3 points, suivi par LeBron quelques instants plus tard. Le match est plié par les deux mutants, et Los Angeles s’impose 109-102 !


Des Mavs surprenants qui piègent de nouveau les Clippers

Les Mavericks ont rapidement pris les choses en main, portés en début de match par un Maxi Kleber impeccable (5/5 dont 2/2 à 3 points). Tim Hardaway Jr est lui aussi sur un petit nuage dans le premier quart, alors que Kristaps Porzingis et Luka Doncic préchauffent. Côté Clippers, Kawhi Leonard et Paul George scorent quasiment l’intégralité des points de leur équipe : sur les 33 points inscrits sur le premier quart, 18 sont au crédit de Kawhi, 8 pour PG. Les tendances collectives sont opposées : Dallas est en mode sniper à 3 points, tandis que les Clippers dominent le secteur intérieur et provoquent beaucoup de lancers.

Dans le deuxième quart, les deux équipes jouent au chat et à la souris : les remplaçants des Clippers recollent au score, mais Luka inscrit 10 points en 3 minutes pour redonner de l’air aux Mavs. Kawhi Leonard continue son show dans l’autre camp : l’ailier est déjà à 30 points à la mi-temps ! C’est ce qui permet aux Clippers de prendre le lead à la pause, avec un score fleuve de 73-71.

Une deuxième mi-temps qui aura fait la différence pour Dallas

Si Kawhi est dans son match, les Clippers n’arrivent pas à suivre le rythme et concèdent beaucoup trop de paniers. La tactique défensive est compliquée : laisser Luka scorer et museler les autres joueurs, ou harceler le Slovène ? Il semblerait que Tyronn Lue ait choisi de laisser scorer tout le monde, puisque Tim Hardaway Jr et Doncic scorent 12 points chacun dans le 3ème quart, pour un score de 30-19 dans ce laps de temps.

Le 4ème quart n’est finalement que la continuité du match. Les Mavericks sont beaucoup trop chauds, notamment derrière la ligne des 3 points : 18/34 sur l’ensemble du match, soit 53% de réussite. Les Clippers n’ont pas été ridicules offensivement, mais pour une équipe qui affiche autant de bons défenseurs sur le papier, il est impossible de prendre près de 130 points sur un match de Playoffs. En tout cas, pas pour une équipe qui prétend jouer le titre. Les Mavs s’imposent finalement 127-121 et repartent à Dallas avec la possibilité de finir la série à la maison.


Journaliste/rédactrice depuis janvier 2016 - Passionnée de sport depuis toujours, j’en ai pratiqué quelques-uns. Judo, football, handball ou encore tennis, je n’ai jamais pu me mettre d’accord sur un en particulier. Mais ça, c’était avant de découvrir le basket, devenu mon sport de prédilection. Les actions NBA, le All-Star Week-end, la fureur des Game 7 pendant les playoffs ou mieux, lors des Finals, this is why we play. Team Spurs T.P, je m’accroche encore à Gregg Popovich (don’t leave !). Team chef Curry, je souhaite qu’il finisse aux Warriors (staaaay !). Non, il n’y a pas qu’eux, des petits nouveaux -et des petites nouvelles évidemment- arrivent chaque jour dans toutes les disciplines et créent de nouveaux exploits. Alors pour les grands événements et compétitions internationales, vive les pulsations 240/minutes et le défibrillateur pas loin, et allez les Bleu(e)s ! C’est sûr, j’aurai plus vu ma vie sur un terrain de sport, mais à défaut d’en faire en haut niveau, partageons-le.

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