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NBA Replay : retour sur le Game 6 des Finales 2013 entre Spurs et Heat

Mathieu Veillon

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NBA Finals
Getty Images

Pour s’occuper pendant le confinement, quoi de mieux que de revivre en replay des matchs NBA d’anthologie ? On ressort donc la machine à remonter dans le temps, direction 2013 ! Champion en titre, le Miami Heat est opposé aux Spurs de San Antonio dans les Finales NBA 2013. Le match de cette série qui restera gravé dans les mémoires sera le Game 6, un fameux 18 juin 2013.

Deux équipes à leur apogée

D’un côté le Heat, vainqueur de la NBA en 2012 face au Thunder, qui remet son titre en jeu. Qualifié en Playoffs suite à une saison régulière terminée avec le meilleur bilan de la Ligue (66 victoires pour 16 défaites), Miami a idéalement démarré ses Playoffs : victoire 4-0 face aux Bucks et 4-1 face aux Bulls. Même si les Pacers les ont accrochés en finale de conférence, la franchise floridienne arrache le Game 7 et rejoint les Spurs en finale.

Chez les Spurs, l’équipe est habituée aux finales NBA mais surtout a pour habitude de les gagner (4 titres en 4 finales). En 2012-2013, San Antonio a remporté 58 victoires pour 24 défaites, suivies de 3 séries de Playoffs remportées face aux Lakers, aux Warriors et aux Grizzlies.

Lors des 5 premiers matchs de ces Finales 2013 entre Spurs et Heat, c’est d’abord Tony Parker qui s’illustre avec un Game 1 de folie, conclu par un panier de la gagne incroyable. Miami égalise à 1-1, perd le match 3 et égalise ensuite à 2 matchs partout. Manu Ginobili sort une grosse performance pour les Spurs lors du Game 5 et ces derniers prennent l’avantage 3-2 dans ces finales.

Game 6 : défaite interdite pour Miami

Le Heat reçoit donc San Antonio à l’American Airlines Arena de Miami ce 13 juin 2013, avec la victoire comme seul impératif. Au coup d’envoi, les deux cinq majeurs sont alléchants :

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Mario Chalmers à la mène, Dwyane Wade et Mike Miller sur les ailes, LeBron James et Chris Bosh dans la raquette.

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Un Big Three aussi côté Spurs, avec Tony Parker, Manu Ginobili et Tim Duncan. Ils sont accompagnés de Danny Green et du jeune Kawhi Leonard.

Le match

1er quart-temps :

Un début de partie très intense, et c’est Tim Duncan qui marque son territoire dans la raquette : 12 points en 10 minutes à 6/6 au tir. Miami n’est pas en reste, LeBron James guide les siens (5 passes sur ce 1er quart) et permet à Mario Chalmers de marquer 10 points d’entrée. Les remplaçants commencent progressivement à faire leur entrée : Ray Allen rate ses 3 premiers paniers pour le Heat, l’écorché-vif Chris Andersen et Shane Battier sont également sur le terrain pour Miami.

Boris Diaw, Gary Neal et Tiago Splitter sortent du banc des Spurs, sans apporter assez pour le moment. Résultat, Miami prend l’avantage 27-25 à la fin des 12 premières minutes.

2ème quart-temps :

On reste donc sur les mêmes rotations qu’en fin de 1er quart, sauf que les tendances s’inversent. Greg Popovich motive ses troupes à chaque temps mort et le verrou texan s’installe : seulement 17 points encaissés pour les Spurs sur les 12 minutes avant la pause. Sur la lancée de son Game 5 impressionnant en défense, Boris Diaw (bien épaulé sur quelques possessions par Kawhi Leonard) ne lâche pas LeBron James et le limite à 4 petits points à 1/6 au tir.

De retour sur le terrain, Tim Duncan continue son festival en ajoutant 13 points à son escarcelle et marquant la moitié des points de son équipe à la mi-temps. En véritable locomotive, il ramène le train Spurs aux vestiaires avec 6 points d’avance (44-50) à la pause.

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LeBron, Wade et Bosh bien à la peine sur ce match. (@NBA)

3ème quart-temps :

En sortie des vestiaires, le Big Three du Heat est toujours à la peine : Chris Bosh et D-Wade ne dépassent pas les 50% de réussite au tir, et LeBron est juste catastrophique au tir avec un 3/12 à la fin du 3ème quart. Chalmers, Battier et Mike Miller apportent leur contribution malgré tout et permettent de compenser la faible adresse au tir de leurs 3 leaders.

Collectivement et défensivement, les Spurs sont supérieurs sur ces 36 premières minutes. Avec 10 points d’écart à la fin du 3ème quart-temps, il reste 12 minutes à Miami pour créer l’exploit…

4ème quart-temps :

Changement de stratégie et de mentalité pour Miami. Ray Allen va jouer l’intégralité du dernier quart, une marque de confiance de la part de son coach Erik Spoelstra alors que « Jesus » n’a pas rentré un seul panier en 23 minutes sur le parquet. Chris Andersen débute aussi sur le terrain pour apporter son énergie et sa défense, neutralisant enfin Tim Duncan qui ratera ses 4 prochains paniers tentés. Le pari culotté de Spoelstra, en ne faisant que peu jouer Wade et Bosh, commence à prendre forme. Chalmers et Miller inscrivent deux paniers à 3 points importants, « BANG ! » s’exclame le commentateur Mike Breen, et Miami revient à 4 petits points de San Antonio !

L’occasion pour LeBron de se réveiller ? Sur un tir manqué de Chalmers, LeBron réalise un putback-dunk agressif qui lui fait perdre son légendaire headband.

Cela lui réussira plutôt bien avec 16 points marqués (64% au tir) par la suite, marquant définitivement le retour de Miami dans le match. Après un run de 22-7 pour Miami, portant le score à 85-83 pour ces derniers, San Antonio reprend l’avantage grâce à deux paniers consécutifs de Tony Parker, et deux lancers francs de Manu Ginobili.

93-89, 37 secondes à jouer. LeBron perd la balle, Ray Allen fait faute mais Ginobili rate un de ses deux lancers francs obtenus, laissant Miami espérer.

28,2 secondes au compteur, balle Miami. James rate son tir à 3 points mais le ballon revient dans ses mains : « It’s good, James knocks it down !« , 2 points d’écart ! Sur la remise en jeu, le Heat envoie Kawhi Leonard sur la ligne des lancers francs : aïe, encore un lancer raté pour les Spurs, même si le jeune ailier de 21 ans réussit le second.

19,4 secondes sur l’horloge, le Heat n’a plus de temps mort et est mené de 3 points. LeBron tente sa chance mais rate, et le reste, commenté par Mike Breen, appartient à l’histoire : « Rebound Bosh, back out to Allen, his three-pointer… BAAAAAAAANG » !

Quel panier énorme de Ray Allen qui égalise à cinq secondes de la fin du temps réglementaire ! Tony Parker ne rentre pas le dernier tir, et c’est donc parti pour une prolongation miraculeuse pour le Heat !

Prolongations :

5 minutes supplémentaires à jouer pour les deux équipes. Kawhi se rattrape de son lancer raté en scorant rapidement 4 points, Bosh lui répondra en face mais rate son lancer pour le and-one. C’est alors que Tony Parker va enchaîner les mauvais choix offensifs : 0/4 au tir sur la prolongation, 1/2 aux lancers, le Français est sorti de son match et finit avec un triste 6/23 au tir sur l’ensemble de la rencontre.

Miami en profite, avec l’aide de l’arbitre qui ne siffle pas une faute sur Ginobili à 100-101. À l’inverse, Ray Allen part mettre ses lancers de l’autre côté du terrain afin de donner 3 points d’avance à Miami. 1,9 seconde à jouer, et l’on se demande qui va prendre le dernier shoot pour les Spurs. Avec 3 points de retard, c’est Danny Green qui semble être la seule solution en l’absence d’un autre shooteur fiable à distance. La défense de Miami le sait et ne va pas le lâcher, et c’est Chris Bosh qui va contrer l’arrière texan. Miami remporte ce Game 6 !

Ce match est clairement le tournant de cette série de Playoffs. Les Spurs avaient le match en main mais deux événements les ont pénalisé : les lancers ratés de Ginobili et Kawhi, ainsi que ce tir ultra-clutch de Ray Allen qui restera dans la légende. Au Game 7, Miami s’imposera 95-88 et réalisera un back-to-back en remportant un second titre d’affilée après 2012.

La rivalité continuera, et Kawhi notamment prendra sa revanche en finissant MVP des Finales 2014, ces dernières étant largement remportées par les Spurs à nouveau face au Heat, 4 matchs à 1 cette fois-ci pour les Texans. La fin d’un cycle pour le Heat, LeBron James repartant alors à Cleveland pour créer une nouvelle rivalité, face aux Warriors désormais…

Mathieu Veillon


Journaliste/rédacteur depuis septembre 2015 - Ma définition du bonheur ? Une galette-saucisse au Roazhon Park ou un café devant un Lakers/Celtics au petit matin. Fidèle membre de la team insomniaque de la rédac, j’ai le pouvoir de rester éveillé jusqu’à l’aube pour faire vivre aux lecteurs ma passion du sport. Ainsi, j’écris principalement sur la NBA, le biathlon, le cyclisme ou encore la F1. Comptez dans mes exploits sportifs le fait d’avoir fait gagner le Tour de France 2018 à Tony Gallopin sur Pro Cycling Manager, ou encore d’avoir mené l’équipe nationale de Bretagne en finale de Coupe du monde sur Football Manager.

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