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Paris-Nice 2023 : Tadej Pogacar remporte la 7ème étape, David Gaudu encore 2ème

Etienne Goursaud

Publié le

Paris-Nice 2023 Tadej Pogacar remporte la 7ème étape, David Gaudu encore 2ème
Photo Icon Sport

PARIS-NICE 2023 – Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) remporte la 7ème étape entre Nice et le Col de la Couillole. Il devance au sprint David Gaudu (Groupama FDJ), qui a tenté sa chance à plusieurs reprises et Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma).

Il n’y a pas de titre de vainqueur moral. Et se montrer fort n’ajoute pas forcément de lignes dans le palmarès. Mais oui, on peut dire que David Gaudu a gagné. Pas l’étape, où il a encore été dominé par le punch de Tadej Pogacar. Mais le coureur de la Groupama-FDJ a matché avec le Slovène. Et a encore dominé Jonas Vingegaard. Le Danois a compté les points et les coups. Pas autant en difficulté que jeudi, mais encore incapable de peser sur la course, troisième de l’étape.

Oui, aujourd’hui, David Gaudu s’est hissé à la hauteur des deux géants qui ont atomisé le Tour de France 2022. Évidemment, la vérité de mars n’est pas forcément la même qu’en juillet. Mais c’est bien la première fois qu’on voit le Français se hisser à un tel niveau.

L’échappée fleuve de ce Paris-Nice 2023

Entre les grimpeurs qui voulaient anticiper la bagarre finale et ceux qui voulaient prendre du temps, notamment pour épauler les leaders, dans une étape compliquée marquée par la difficile montée du Col de la Couillole, les candidats à l’échappée étaient nombreux, sur cette 7e étape de Paris-Nice 2023. 18 hommes ont pris la poudre d’escampette. 11 équipes représentées. Mais pas de UAE Team Emirates, du leader Tadej Pogacar, de Jumbo-Visma de Jonas Vingegaard, revanchard après la claque subie jeudi. Ni de Groupama-FDJ de David Gaudu, deuxième du classement général. Les trois équipes étaient regroupées autour de leur leader, en vue de la bagarre finale.

Rémi Cavagna et Florian Sénéchal (Soudal-Quick Step), Davide De La Cruz et Javier Romo (Astana Qazaqstan), Kobe Goossens et Lilian Calmejane (Intermarché-Circus-Wanty), Gregor Mühlberger (Movistar), Lucas Hamilton et Kelland O’Brien (Jayco-AlUla), Pascal Eenkhoorn, Brent Van Moer et Harry Sweeny (Lotto-Dstny), Dorian Godon et Larry Warbasse (AG2R-Citröen), Soren Kragh Andersen (Alpecin-Deceuninck), Hugo Houle (Israël-Premier Tech), Nils Politt (Bora-Hansgrohe) et Jérémy Cabot (TotalEnergies) se sont donc portés à l’avant de la course. Avec un écart qui n’a jamais dépassé les trois minutes.

Vauquelin et Skjelmose victimes d’une chute

Le groupe s’est scindé en deux à 35 kilomètres de l’arrivée, avec cinq hommes qui se sont isolés en tête, sous l’impulsion de Javier Romo. Pascal Eenkhoorn, Kobe Goossens, Nils Politt et Jérémy Cabot ont pu suivre l’Espagnol.





Kévin Vauquelin (Arkéa-Samsic) a été pris dans une chute à 38 kilomètres de l’arrivée. Le jeune Français, 15e du classement général, mais 5e de la première arrivée au sommet jeudi dernier, était attendu des spécialistes, sur une montée plus longue, comme celle de la Couillole, de 16 kilomètres. Il s’est infligé une poursuite de plus de dix kilomètres, mais limite la casse. Mais il payera cette débauche d’efforts dès le pied de la montée finale. À une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, une autre chute jette un outsider à terre. Mattias Skjelmose (Trek-Segafredo) est impliqué, tout comme son coéquipier français Julien Bernard. Une chute provoquée par Thomas De Gendt (Lotto-Dstny).

Gros travail de la Jumbo-Visma

Un peloton emmené par la Jumbo-Visma d’un Jonas Vingegaard qui a envie de prendre les choses en main, avant l’amorce du Col de la Couillole. Devant, Kobe Goossens aborde le pied de la montée au sprint. Il n’est rejoint que par Javier Romo. Mais on sent bien que ces hommes n’auront aucune chance de se jouer la victoire.

La Jumbo-Visma imprime un gros train avec Tobias Foss. Le Norvégien a roulé très fort pendant près de 6 kilomètres, provoquant un sacré écrémage à l’arrière. Le premier gros poisson à lâcher est Daniel Martinez. Le Colombien d’INEOS Grenadiers est à la recherche de sa meilleure forme depuis le mois de juin 2022. Mais finalement, c’est une longue procession, avec du vent de face dans la dernière montée. A 7 kilomètres de l’arrivée, il n’y a toujours pas eu la moindre attaque, personne n’osant se dévoiler.

Le show David Gaudu

Chris Harper dégaine à 6,4 kilomètres de l’arrivée. Tobias Foss s’écarte et Jonas Vingegaard prend lui-même le relais et accélère franchement. Mais il est contré directement par Tadej Pogacar. Le maillot jaune semble un temps s’envoler. Mais le Danois ne fait pas la même erreur que jeudi et ne tente pas directement de tomber dans la roue et rentre au train. Mais en faisant exploser tout le monde. Sauf David Gaudu. Le Français, pour la première fois de sa carrière, match eavec les deux meilleurs grimpeurs au monde. Et les trois hommes se regroupent. Alors qu’un groupe de contre s’organise avec Pavel Sivakov et Romain Bardet.

Et c’est David Gaudu qui tente à son tour sa chance à 3,5 kilomètres de l’arrivée. Les trois hommes évoluent sensiblement au même niveau. Et s’épient, ce qui permet à Simon Yates (Jayco-AlUla), Gino Mäder (Bahrain-Victorious), Romain Bardet (Team DSM) et Neilson Powless (EF Education-Easy Post) de se rapprocher. Mais, une nouvelle fois, David Gaudu porte une attaque très sèche. Le Français fait sauter une nouvelle fois Jonas Vingegaard, mais qui revient une nouvelle fois après la flamme rouge.

C’est ce dernier qui contre tout le monde. Mais Tadej Pogacar montre qu’il est encore une fois imbattable au sprint sur des arrivées au sommet. Le Slovène a tremblé et douté sous les coups de boutoir du Français. Il conforte un peu son avance au général. Mais ce Paris-Nice 2023 est loin d’être terminé.

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