Paris-Roubaix Femmes 2024 : Les favorites de la course
PARIS-ROUBAIX FEMMES 2024 – Qui pour succéder à Alison Jackson (EF Education-Cannondale), vainqueure au terme d’une échappée en 2023 ? Peut-on assister de nouveau à une surprise comme en 2023 ?
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On se souvient de sa joie communicative, une fois la ligne d’arrivée. Créant une des plus grandes surprises du 21e siècle sur Paris-Roubaix, hommes et femmes confondus. Alison Jackson (EF Education-Cannondale) a décroché, à 35 ans, le plus grand succès de sa carrière. Piégeant toutes les favorites, au terme d’une échappée qui aura résisté au retour de tout le monde, lors de la 3e édition du Paris-Roubaix femmes.
Paris-Roubaix Féminin – Une course bien installée
Alors que ce n’est que la quatrième édition de la course féminine, Paris-Roubaix s’est déjà ancré dans l’imaginaire des gens. Et la chevauchée de légende de la Canadienne a renforcé la légende. Les audiences sont bonnes, le public est nombreux sur les routes pavées ou non. Les femmes ont su se trouver un public fidèle et pour cette édition 2024, nombreux sont ceux qui seront sur les routes ou devant leur télévision, pour suivre le déroulement et le dénouement de la course.

Paris-Roubaix femmes 2023 – Alison Jackson crée la sensation Eugénie Duval au pied du podium – Photo Icon Sport
Et si Lorena Wiebes était la favorite ?
Le peloton et les favorites sont averties. Il ne faudra pas donner trop de champ à l’échappée du jour, ni laisser un trop gros groupe sortir. Sous peine de se faire piéger comme en 2023. Ceci dit, les équipes qui vont vouloir prendre la main sur la course sont nombreuses. Car ce Paris-Roubaix femmes est relativement ouvert. Une ouverture renforcée par la relative défaillance de Lotte Kopecky (SD-Worx), lors du dernier Tour des Flandres, qu’elle termine en 5e position. Le bal des prétendantes est dense. Et chacune peut légitimement prétendre à la victoire.
Ceci dit, la gagne pourrait se jouer du côté de la SD-Worx. Lorena Wiebes a été très solide lors du Tour des Flandres. Si elle a coincé à la fin, sa nouvelle capacité à passer les monts et les pavés, est un atout. Car, dans Paris-Roubaix, il n’y aura pas de pourcentages pour perturber la sprinteuse néerlandaise. Avec une belle équipe autour d’elle. Ses adversaires le savent, il ne faudra pas l’emmener au sprint. Costaude, résistante et ayant franchi un palier sur les classiques et courses difficiles, elle pourrait bien être l’arme numéro une de son équipe.
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Beaucoup de femmes peuvent rêver de lever les bras
Elisa Longo-Borghini (Lidl-Trek), vainqueure en 2022 et qui a impressionné sur le Tour des Flandres, qu’elle a remporté avec beaucoup de brio dimanche dernier, ne défendra pas ses chances ce samedi. La championne d’Italie renonce. La Lidl-Trek possède cependant une belle carte, avec sa sprinteuse Elisa Balsamo. Peu en vue sur un Tour des Flandres trop dur pour elle, l’absence de pourcentages sur Paris-Roubaix peut aussi lui servir. Mais la Transalpine semble un cran en dessous d’une Lorena Wiebes, sur ce profil de course. La meilleure carte américaine sera bien la championne d’Italie. Du côté de la DSM, le duo Pfeiffer Georgi et Charlotte Kool sera la meilleure carte de l’autre formation néerlandaise.
Elisa Longo Borghini (Lidl-Trek) remporte le Tour des Flandres ! Déjà victorieuse en 2015, l’Italienne (32 ans) a pris le dessus sur la Polonaise Katarzyna Niewiadoma (Canyon//Sram Racing). La Néerlandaise Shirin van Anrooij (Lidl-Trek) complète le podium. #RVVwomen pic.twitter.com/RLznGGsrWJ
— Le Gruppetto (@LeGruppetto) March 31, 2024
Marianne Vos (Visma-Lease a bike) rêve d’ajouter l’Enfer du Nord à son immense palmarès. Elle a été en vue lors du Tour des Flandres, même si elle a manqué un peu de jump dans le final du Ronde. Du côté des Françaises, on surveillera forcément la championne de France Victoire Berteau (Cofidis). Qui a pris une très belle 13e place sur le Ronde. On le sait, Paris-Roubaix est sa course, révélée en 2022 avec sa 17e place qui en avait surpris plus d’un à l’époque. Elle semble la meilleure carte française, sauf si, comme la saison passée, une ou deux françaises, comme Marie Le Net et Marion Borras, se glissent dans une échappée au long court.


