Pascal Pich, sportif de l’extrême
Rencontre avec Pascal Pich, l’ultra triathlète, qui a récemment accompagné Cyril Hanouna pour son record de 35 heures à l’antenne.
Pascal, peux-tu te présenter en quelques mots ?
J’ai 52 ans, je suis marié et père de deux enfants, je pratique le haut niveau depuis l’âge de 15 ans, dans un premier temps dans le judo, puis, depuis 1990 dans l’ultra triathlon.
Comment es-tu devenu un adepte des longues distances ?
Un peu par hasard. Lorsque j’ai commencé le triathlon, j’ai d’abord participé à un distance sprint puis une courte distance, puis un moyenne distance et enfin, toujours la même année à l’Ironman d’Embrun. Plus les distances étaient longues et plus je kiffais, alors en 1990, j’ai décidé de m’attaquer au Record du monde des 30 heures (10 h natation / 10 h vélo / 10 h course à pied) pour le Téléthon. Je l’ai battu, l’année suivante je faisais un 6 Ironman (à cette époque personne n’avait fait plus qu’un triple). J’avais trouvé ma voie.
Tu as récemment participer au 35h de Cyril Hanouna, peux-tu nous parler de ce défi ?
En fait ça c’est fait vraiment à l’arrache. Le vendredi soir, en regardant son émission, j’ai appris qu’il faisait 35 heures et qu’il débutait le jeudi suivant. A la sortie de mon bouquin « Terminator l’anonyme champion du monde » nous nous étions rencontrés et il m’avait donné son mail. J’ai donc décidé de lui envoyer un message, tout en pensant que je n’aurais pas de réponse. Le lundi midi, le producteur de l’émission m’a appelé en me faisant savoir que Cyril me voulait à ses côtés durant les 35 heures. J’ai chargé la voiture à l’arrache et j’ai pris la route pour Paris. Je devais normalement faire 35 heures sur le plateau avec lui, mais puisque rien n’avait été préparé, on s’est aperçu sur place, que les rouleaux faisaient du bruit sur certains plateaux. Du coup j’ai pédalé en partie en plateau et le reste du temps dans les couloirs. Toutes les 3 ou 4 heures on changeait d’endroit, donc un peu galère, car cela impliquait de démonter et transporter le matos. J’ai fais un peu plus de 1000 bornes en 32 heures. C’était une bonne expérience. Cyril parle de refaire ça, mais cette fois sur 64 heures. Je lui ai assuré que s’il le voulait, je serai encore à ses côtés, mais cette fois avec des rouleaux hyper silencieux !
Tu hésites à participer à nouveau à la foire de Paris pour battre ton record. Qu’est ce qui te fait réfléchir à relever ou non ce défi ?
Il faut savoir que ce Record est une vraie galère. Pédaler 6 jours et 6 nuits sur place n’est pas très glamour. L’air de rien, il faut quand même s’enquiller 3000 bornes et c’est, quoi qu’on en dise, une réelle souffrance physique et psychologique. A côté de ça, l’idée de réaliser le défi au profit d’une association me motive vraiment. Je sais que sur place je serai soutenu par de nombreuses personnalités qui n’hésiteront pas à venir pédaler avec moi quelques kilomètres pour la bonne cause. Je pense que je vais replonger, d’autant que la Direction de la Foire de Paris est motivée à l’idée que l’on remette le couvert.
Est ce qu’il y a encore des défis que tu aimerais relever ?
Celui que je veux à tout prix relever avant de prendre ma retraite sportive et le 6 deca Ironman sur une année. L’idée, c’est de faire un deca Ironman (38 km natation / 1800 km vélo / 423 km course à pied) en traversant la France tous les 2 mois. Je bosse dessus depuis un moment et il est fort possible que ça démarre en mai ou juin 2017. Le défi à la Foire de Paris deviendrait alors une épreuve d’affûtage avant le grand départ.
Quand tu ne fais pas du sport, comment occupes tu ton temps ?
Je coach des athlètes en diététique, en triathlon, cyclisme ou course à pied, et je passe beaucoup de temps au bouclage des dossiers et recherche de partenaires. J’entraine dans un club d’athlétisme des adultes et des enfants et j’essaye de passer un peu de temps avec ma famille. Je bricole un peu (mais alors juste un peu) et je joue de la musique.
Le mot de la fin ?
Le sport c’est la vie et la santé. Il rapproche les gens, il permet de s’évader, même en restant à quelques kilomètres de chez soi. Je ne sais pas jusqu’à quel âge je pourrai être performant, alors je me dis que tant que je le peux, je fonce !




michel BERETTI
28 novembre 2016 à 19h09
pascal tu en ais capable, j’espère que tu trouveras des partenaires pour te soutenir dans ton projet,