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Cyclisme

Peter Sagan, l’éternel frisson

Nicolas Jacquemard

Publié le

Peter Sagan serait en route pour la Deceuninck-Quick Step
Photo Bettini Photo / Bora-Hansgrohe

CYCLISME – Peter Sagan est un coureur inclassable, ce n’est pas vraiment nouveau. Et alors qu’on le pensait bien loin de son meilleur niveau, le Slovaque nous a encore rappelé qu’il fallait toujours compter sur lui.

Petit retour en arrière de quelques mois. Peter Sagan ne gagne plus, il venait même de perdre pour la première fois à la régulière le maillot vert sur le Tour de France. En plus, Arnaud Démare le martyrise sur les sprints massifs lors du Tour d’Italie. Alors qu’on le voyait finir la saison sans gagner, il claque finalement l’une de ses plus belles victoires. Un succès d’étape en solitaire sur un profil (très) vallonné ; après un mano a mano énorme avec la Groupama-FDJ en début d’étape, et un combat face au retour du peloton sur la fin.

Nouveau flash-back. Un peu plus lointain cette fois. En 2017, le Slovaque, double champion du monde, aborde le Mondial de Bergen malade, et donc dans une petite forme selon ses propres dires. Il nous donne juste le temps de l’oublier, en se cachant toute la journée pour sortir au bon moment, quand il le faut, et venir tripler la mise au nez et à la barbe d’Alexander Kristoff. On peut aussi citer Paris-Roubaix 2018. Alors qu’après plusieurs échecs sur l’Enfer du Nord, il n’a plus l’étiquette du grand favori, il décide de partir seul à plus de 50 kilomètres de l’arrivée pour une autre victoire d’anthologie.

Milan – San Remo comme nouvelle piqûre de rappel

Le frisson Sagan semble donc éternel. L’homme aux 115 victoires et 277 podiums est un coureur aussi hors normes qu’atypique, et il le prouve encore en 2021. Alors qu’il n’a pas vu le jour sur Tirreno Adriatico, les observateurs l’avaient enterré avant La Primavera. Mais le Slovaque a une nouvelle fois envoyé un message fort, avec une quatrième place en étant l’homme le plus rapide du sprint. Quelques jours plus tard, il s’enlève un poids en levant les bras sur le Tour de Catalogne, dans un sprint où Sagan a fait du Sagan, se faufilant entre les coureurs pour lever les bras.

Le Tour des Flandres, et peut-être Paris-Roubaix, se profilent et revoilà que le coureur de 31 ans est au moins placé parmi les rares coureurs à pouvoir inquiéter le trio infernal, composé de Julian Alaphilippe, Wout Van Aert et Mathieu van der Poel. Sera-t-il au rendez-vous dimanche ? Même lui ne le sait probablement pas encore. Mais si l’occasion fait le larron et que le Slovaque est dans un bon jour, il pourrait encore nous provoquer ce frisson. Si ce n’est pas pour cette course, ça sera pour une autre. Car c’est un peu ça la philosophie Sagan, courir au jour le jour, sans penser au lendemain.

Dicodusport

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