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Pierre Houin : « Je n’ai pas encore été capable de m’employer à 100% avec Hugo »

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A l’approche des championnats du monde, nous avons rencontré Pierre Houin, rameur français, qui évoque sa nouvelle association avec Hugo Beurey, mais aussi les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 et Paris en 2024.

Pierre, nous sommes à un an des Jeux Olympiques de Tokyo. Quand tu penses à cet événement, qu’est-ce que cela t’inspire pour le moment ?

De l’ambition, pas forcément sur place mais dans un premier temps, l’ambition d’y participer, car on est vraiment dans une autre optique que l’Olympiade précédente. Tokyo 2020, j’ai envie d’y participer et cela m’inspire un grand événement. J’ai connu les Jeux à Rio, mais je crois que Tokyo sera d’une toute autre envergure.

Tu as connu Rio, en quoi cette première participation et la préparation préalable vont te servir pour Tokyo ?

Rio m’a permis d’engendrer de l’expérience mais aussi de me rendre compte de ce qu’étaient les Jeux Olympiques. Il y a beaucoup de poudre aux yeux, mais cela ne dénature en aucun cas notre sport, ça reste une course d’aviron. L’avoir vécu permet clairement de démystifier l’événement. Je me suis rendu compte avec Rio que les JO, c’est le point culminant d’une carrière, même si je le savais déjà, et je vais tout faire pour arriver dans ma meilleure forme.

Ta saison a commencé par un nouveau titre de champion de France bateaux courts ? Que retiens-tu de ta performance par rapport aux précédentes ?

Il y a eu beaucoup de renouveau et c’est la deuxième année que je m’impose. Cette année, je retiendrais uniquement ce que cela représente, car la manière de faire n’a pas été satisfaisante pour moi. Je n’ai pas réussi à faire de mon mieux, donc je ne pouvais pas être satisfait de ma prestation. J’aurais pu aller beaucoup plus vite. Je retiens aussi le côté symbolique, car ce championnat de France définit le bateau pour les échéances internationales. Cela fait toujours du bien de les gagner, et c’est le début d’une autre saison.

L’année passée, tu as beaucoup été embêté avec un genou. Comment ça va à ce niveau-là ? Es-tu à 100 % ?

Ce n’est pas résorbé à 100%, mais cela ne m’a pas gêné dans ma préparation contrairement à l’année passée où c’était beaucoup plus compliqué. Aucun problème à ce niveau-là, et cela ne devrait pas me gêner pour la suite de la saison.

Comment ça se passe avec ton nouveau coéquipier, Hugo Beurey ?

Avec Hugo, cela se passe très bien. On est sur la même longueur d’ondes et on est partenaire au pôle France de Nancy, ce qui nous permet d’évoluer ensemble au quotidien. On est aussi amis dans la vie et assez proches, donc cela a bien aidé à huiler la mécanique. Il est jeune et il a eu quelques problèmes avec des blessures, donc on essaye de prendre soin de lui. En forme, c’est un mec qui a d’énormes qualités et qui peut apporter beaucoup au bateau, donc c’est très intéressant pour la suite.

Dernièrement, il y a eu la victoire sur cette finale B à Rotterdam. Où en êtes-vous en termes de performance ?

On est dans les clous en termes de progression : on progresse beaucoup mais on reste encore loin du niveau que l’on pourrait atteindre. Le positif, c’est qu’on s’en rapproche un peu chaque jour et qu’il y a eu un gros cap franchi entre Poznan et Rotterdam. Mais on sent qu’il y a encore de la marge sur les automatismes, notamment pour optimiser ce que l’on produit ensemble. Je n’ai pas encore été capable de m’employer à 100% sur une course avec Hugo, car il y a encore des petits détails à régler.

On travaille beaucoup sur lui qui est positionné devant et qui donne l’impulsion au bateau. Le but est de le mettre à l’aise, c’est le plus important et petit à petit, ce sera ensuite à moi de prendre mes marques. Pour résumer, il n’y a plus de grosses marches à franchir, mais encore quelques petites.

Il y a les championnats du monde qui se profilent. Quels objectifs pour votre bateau ?

Je dirais que l’objectif est de se qualifier aux Jeux Olympiques, mais plus le temps passe et plus je considère que ça serait en fait la résultante de mon véritable objectif qui est d’aller au bout des choses avec Hugo. C’est-à-dire que comme nous sommes amis et qu’on attendait ça depuis longtemps, on a envie de kiffer, vivre l’aventure humaine à fond, prendre du plaisir et que c’est comme ça qu’on se rapprochera d’une qualification aux JO.

Dans l’idée, l’objectif en termes de résultat dépendra de notre progression jusqu’au jour J et de voir ce qu’on va être capables de produire sur ces championnats du monde. Si au bout il y a la qualification, on pourra dire que l’objectif minimum a été atteint.

Paris 2024, c’est dans 5 ans déjà. Qu’est-ce que cela t’inspire ? Est-ce dans un coin de ta tête ?

Cela m’inspire pas mal de joie car ça va être un événement grandiose. Ça fait aussi un peu peur car c’est un énorme événement, il y a beaucoup de choses à organiser donc j’espère que tout se passera bien. Si cela se passe bien, ça va être le rêve pour tous les sportifs français. Après, c’est dans un coin de ma tête, mais pas pour les raisons que l’on pense. Il y a une chose qui est à peu près sûre aujourd’hui, c’est que je ne participerai pas en tant qu’athlète, même si je serai forcément sur place pour vivre ces Jeux.

Dicodusport


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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