Nous suivre

Actualités

Pierre-Julien Deloche : « Le sport français se retrouve dans une situation d’urgence »

Nico

Publié

le

Un an après notre dernier entretien, c’est avec plaisir que nous échangeons à nouveau avec Pierre-Julien Deloche : sa saison, le tir à l’arc en France ou encore Paris 2024, on aborde tous les sujets sans aucune retenue. 

Pierre-Julien, comment vas-tu ?

C’est un peu chaud encore, je suis toujours très pris par ma vie privée, à régler des affaires qui concernaient ceux qui ont quitté ce monde. C’est très dur de lier la vie telle que tu entends vouloir la vivre, et la vie procédurière d’une famille brisée qui doit faire face et tenir les chocs. Mon corps est comme compressé en permanence, broyé par les effets d’un stress qui ne me quitte plus. Heureusement, j’ai un mental qui m’aide à voir la suite meilleure, en tout cas sereine et dédiée à ce que je veux créer dans le sport et dans l’industrie.

Quel bilan global fais-tu de ta saison ?

Dans ce contexte chaud bouillant, je ne peux qu’être fier de ce que j’ai accompli, battre des records, sortir en quart de finale de Coupe du monde avec le second meilleur score du terrain, atteindre le carré final d’un championnat d’Europe, faire partie de l’équipe de France pour chaque voyage, et pour la grande finale de la Coupe du monde, une saison archi-complète. Le bilan ne peut qu’être positif, malgré***…

Voilà, je suis fier, simplement, je me suis bien battu et c’est une saison très psychologique que je viens de terminer. Je mesure peu à peu quelle est la force de l’esprit pour la réussite d’un parcours, je trouve cela passionnant et j’en veux encore pour connaître les effets positifs qu’aura cette saison sur les prochaines.

Tu as battu ton record de France avec 714 points. C’est un très grand moment ?

Alors là, je ne suis pas peu fier ! Un très grand moment, du beau tir à l’arc comme j’adore. C’était un sacré pari. Deux semaines avant cette compétition, je changeais un paramètre de mon arc, l’allonge, mais pas en millimètres, en centimètres ! J’ai eu envie d’amplitude, parce que ma tronche me le dictait, j’ai suivi mon instinct sans écouter quiconque autour de moi, le genre vraiment têtu. Ce jour-là, il y avait un poil de vent en cible, il fallait rester très concentré pour anticiper la déviation des trajectoires de flèches. Et comme dans chaque compétition nationale, ça se tire la bourre.

Bref, je suis parti comme une balle et je suis resté dans mon truc jusqu’au bout. Je faisais mon décompte de points perdus jusqu’à la flèche joker qui tapait dans le 9, c’est-à-dire la limite à ne pas dépasser pour espérer battre le record, mon record vieux de six ans. A douze flèches de la fin, je prenais mon joker. Si j’étais plutôt loquace avant ces deux dernières volées de six flèches, je ne l’étais plus du tout pour la fin. Je devais faire le plein, taper le parfait. Je l’ai fait et cela m’a coûté une énergie phénoménale que j’ai adoré dépenser.

Le champion n’est jamais très loin, mais cette fois, il est carrément sorti du plumard pour aller battre ce record. Un grand moment oui, je me suis éclaté, la tâche noire formée par mes flèches en cible correspond vraiment à ce que je cherche dans le tir à l’arc : de la beauté, de la précision, du plaisir. C’est une belle récompense, et un beau pari, réussi !

Vice-champion d’Europe par équipes, 4ème en individuel, es-tu satisfait de ces résultats ?

Oui, je ne crache pas dans la soupe, combien d’archers auraient aimé être à ces places ? Je ne peux pas dire que ce n’est pas bien. C’est bien ! En fin de saison, dans les conditions que nous avons rencontrées en Pologne, du froid et de la pluie, alors qu’en France nous avions plus de 30°C et du soleil en permanence, on a beau dire, il fallait s’adapter. Nous avons réussi à aller glaner cette médaille d’argent par équipes alors que nous étions susceptibles de perdre notre flèche de barrage dès le premier tour. Ce n’était pas facile, ni d’arriver à se hisser en finale, ni de la perdre, c’est évident. Nous sommes à l’heure d’un changement dans l’organisation de notre équipe, il faut du temps pour organiser une pérennité dans le haut niveau.

Tu as aussi participé à la finale de Coupe du monde en fin d’année, avec une défaite face aux Coréens. Est-ce une déception pour toi ?

Une finale de Coupe du monde, c’est très particulier… J’en suis à ma cinquième, je commence à savoir comment l’aborder : si tu pars en te disant que tu vas gagner, tu perds et ça peut faire super mal à l’égo. Si tu y vas en te disant que tu vas faire partie du spectacle, ça change les choses, et là tu peux jouer. Car c’est cela la grande finale, c’est du show. Tu changes de pays, tu t’entraînes un peu, pour potentiellement tirer une quinzaine de flèches et rentrer chez toi. Tu peux perdre dès le premier tour. Le niveau est énorme, chacun des archers présents fait partie de la crème mondiale, tu espères quoi en te disant que tu vas gagner ? Est-ce considérer que tu es au-dessus de ceux-là ? La vanité ne doit pas grignoter l’ambition. Tout le monde veut gagner.

A Samsun, je venais pour terminer une bonne saison, et prendre du plaisir. Je n’ai gagné aucun terrain de finale cette saison, ce n’est pas là-bas que j’allais commencer à revoir ma copie. C’était autre chose que je cherchais, et j’ai trouvé, du plaisir, du jeu. Je me suis bien entraîné avant cette compétition, en commençant par… prendre des vacances. Des années que cela n’était pas arrivé. J’y suis arrivé le tronche un peu moins en travers que d’habitude, c’était bien. Mes tirs de chauffe étaient très bons, tout comme ceux des autres concurrents, sauf celui qui gagne, Chris, qui s’arrachait les cheveux sur le terrain de practice. Et tu vois les résultats ensuite. Il y a eu du déchet, de l’écrémage, des surprises, et du beau tir.

Je suis content de ma « prestation » sur le pas de tir devant les caméras. Les conditions changeaient beaucoup d’un jour à l’autre : pluie, pas de vent, froid, chaud, puis vent et lumière… Le jour J, c’était gros vent et grand soleil de face, cibles à l’ombre, chaleur. Le réglage viseur entre terrain de chauffe et terrain officiel devait être corrigé, mais comment ? En tirant et en observant le résultat en cible, seulement à ce stade, les points comptent. Voilà comment j’ai perdu contre Kim : je perds des points au départ, avant de régler mon viseur et taper dans la gamelle. Par contre, je suis allé jouer avec lui, en tenant le match jusqu’au bout. Ma dernière flèche n’avait qu’un seul but : le faire craquer par mon attitude et par ma précision, le pousser au barrage.

Et, gagné ! J’ai eu mon barrage. Le vent en cible était fort, j’ai parié sur une zone de visée à droite et j’ai perdu mon pari, et mon match, mais surtout mon pari. Tu vois la notion de jeu ? Donc, pour finir parce que j’en parlerais des heures, je ne suis pas déçu, à ce niveau de compétition, j’avais toutes mes chances pour perdre tête haute en me laissant l’envie intacte d’y revenir, ou bien pour gagner la compétition car mon niveau était excellent.

2019 va vite arriver, quels seront tes objectifs ?

***Malgré, c’est mon prochain objectif : ne plus employer ce terme, ça me gonfle de trouver des excuses en fait, la situation que je vis depuis 2014 est simplement dingue, folle, désastreuse ou incroyable. A force de prendre des chocs en pleine tête qui n’ont rien à voir avec le tir à l’arc, je me rends compte de l’importance, trop importante, que l’on peut mettre au crédit de choses qui ne le méritent pas. Par exemple, se ronger les os parce qu’une compétition arrive à grands pas.

Keep cool Bill, mon objectif est de me concentrer sur une construction dont l’objectif est de tirer sans entrave à ma performance. Le stress lié à la compétition elle-même, à la peur de gagner, a totalement disparu. J’ai de l’adrénaline, ça oui, et c’est super bien, c’est de la bonne énergie, celle qui se pointe quelques semaines et jours avant le départ, celle qui me motive pour m’entraîner et partir en compétition, en faisant les choses correctement.

Mon objectif principal est là, et ensuite, pour coller à une façon plus « institutionnelle » du terme objectif, si je n’emploie plus le malgré, compte-tenu de mon expérience et de mon niveau de performance alors sous entraves, j’ai bon espoir que ma petite étoile rayonne à nouveau sur les plus hautes marches des podiums, et pourquoi pas tous ? Bien entendu, tout n’est pas que « glamour ». Ma détermination est réelle et à la hauteur des épreuves que j’ai dû traverser juste pour rester au niveau du top 10 mondial.

Tu es un champion de haut niveau mais pas que, tu es engagé dans plusieurs projets à côté de ça. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui exact, je travaille aussi avec les marques qui me sponsorisent et m’emploient. J’ai dû passer par là pour continuer la compétition, tout un micro-système à créer, c’était chaud patate quand même et un sacré pari. Maintenant, je conseille les marques pour la création de matériel, je peux aussi dessiner des pièces (au crayon papier façon gaminou, mais c’est déjà ça, et je le donne à ceux qui savent le faire sur un ordinateur), faire des belles photos des produits pour en faire leur promotion ou donner des avis, gérer les sites web, gérer des dossiers de sponsoring, de partenariat, des investissements industriels, des sociétés…

Bref, un peu de tout, je mets de l’ordre dans tout ça et quand j’aurai finalisé mon canevas, je serai en mesure de déléguer des tâches pour me concentrer sur d’autres trucs que j’ai en tête. Pour le moment, je ne fais pas que du tir à l’arc et tant mieux. Au moins, quand j’ai la main sur l’arc, c’est bien, le téléphone est loin de moi, et je prends l’air, même si j’adore ce que je fais, j’ai aussi décidé d’ajouter une touche toute nouvelle à ma vie : celle de prendre régulièrement des vacances, chose totalement inédite dans mon fonctionnement. Le repos fait partie de la préparation.

Entre industrie et sport de haut niveau, c’est excellent de voir les passerelles se créer entre ces deux mondes.

Si on parle de ton sport en France, as-tu l’impression que cela va dans le bon sens ?

Question fédérale, isn’t it ? Il y a beaucoup de changements en ce moment, pas sur le prix de l’essence, mais au sein de la fédération : nouveau président, nouveau DTN, nouvelle équipe cadre, mais les mêmes archers ou presque. Je pense que la vraie question à se poser est de savoir si les sportifs en lice sont déjà au maximum de leur performance, ou s’ils en ont encore sous le pied, et dans ce cas, comment leur apporter un vrai soutien et une vraie plus-value à leur pratique.

Là je parle des champions en herbe, ou des champions tout court. Le cadre d’emploi du temps, de gestion des médias, de gestion de la famille, des déplacements, des entraînements, est absent, il n’y en a pas. On apprend à tirer à l’arc, même si on n’est pas là par hasard, et voilà. En dehors de ça, on fait notre job perso chacun de notre côté, ou nos études n’ayant bien souvent rien à voir avec le sport de haut niveau, et on s’appelle sportif de haut niveau parce qu’on part à l’étranger faire une compétition. Mouais. Alors dans le bon sens, non, je ne crois pas. On se préoccupe de remplir les objectifs de médailles au prochain championnat, mais pas du comment est formé le petit gars dans son club. Dans le tir à l’arc, on demande beaucoup au bénévole dans son coin qui fait ce qu’il peut. Mais, j’aime bien le mais qui arrive toujours à un moment qui embête un peu : les cadres du tir à l’arc font aussi ce qu’ils peuvent avec les moyens humains, techniques et financiers qui leurs sont accordés.

L’élitisme doit s’ouvrir aux plus jeunes, aux néophytes, je ne m’entraîne pas à l’INSEP, j’essaie au contraire de varier les plaisirs. Surtout en hiver lorsque j’ai le plus de temps, je vais à la rencontre des clubs, je participe à des compétitions locales et je discute avec les gens. C’est hyper sympa et ça me laisse un esprit ouvert, ça donne un sens à ce que je fais. Je n’aime pas être enfermé, je l’ai été pendant quinze ans dans l’armée, j’ai pris la mer, maintenant je prends l’air. Selon moi, il faut bouger pour se bouger correctement, faire preuve d’ouverture d’esprit, de mobilité pour s’adapter, expérimenter, se former et ce, dès le niveau d’entraîneur 1. Seulement voilà, parfois, la bonne volonté est réprimandée par manque de connaissance ou d’expérience, on croit rêver… Comme si nous avions le luxe de refuser des petites mains désireuses d’aider. Les formations sont longues et fastidieuses, c’est un blindage administratif, à quelle fin ? Nous parlons simplement de sport, juste de sport.

En élargissant à un global du sport en France : je suis inscrit sur liste de SHN (Sport de Haut Niveau). C’est bien. Ce que cela m’apporte ? Quelques primes supplémentaires basées sur les performances que j’ai pu réaliser lors de la saison précédente. Ce qui me rebute, ce sont les mails que je reçois, les fichiers à remplir qui n’ont qu’une seule direction : la porte de sortie ! Depuis 2008, je suis SHN, et depuis cette date, majeur, vacciné et ayant un emploi rémunéré, je n’ai droit à aucune aide et par contre, je sais tout de la reconversion. Alors on va me dire « il faut te rapprocher de ta région pour en connaitre davantage sur le soutien que tu es en mesure de demander, certaines régions en font plus que d’autres ». Mais, j’ai pas envie de bouger ma maison pour glaner 500 balles imposés. Et à quoi bon demander à la région alors que nous représentons, ou sommes susceptibles de représenter, la nation ! De surcroît, va trouver la bonne file pour causer aide et soutien avec la région, la maison qui rend fou par les restrictions budgétaires du sport.gouv.fr, et j’ai passé 30 balais, alors le gamin talentueux, il fait comment du haut de ses 18 ans ?

D’autre part, je reçois sans cesse des mails de la part d’arcanes tentaculaires du sport français, genre « lis donc ça, regarde comme on va bien t’aider », pour ne lire que la même chose à chaque fois : « voici la porte de sortie ». Je ne plaisante pas ! Ce sont des invitations à des rencontres avec les entreprises, avec les institutions de reconversion, comment préparer sa future carrière professionnelle etc… Ok, cela intéresse sûrement des sportifs qui sont de passage dans les compétitions, mais ceux qui font des saisons ont un autre centre d’intérêt : celui de la formation à un monde inconnu.

Mon exemple, qui est commun à beaucoup de sportifs tout sport confondu : j’arrive dans le tir à l’arc, je suis formé dans un club, je précise ma formation en regardant les champions sur le web, je suis sélectionné en équipe de France. Super cool. Je gagne une médaille mondiale dès la première compétition. Photo, caméra, interview, test anti-dopage… mais aussi, nouvelle sélection à venir, inscription sur liste, absence du travail, de la famille, finances réduites.

Je ne sais pas comment : gérer mes absences du travail, gérer les conflits naissant avec mes collègues ou chefs, gérer un planning international, gérer une interview, gérer mon domicile et mes déplacements, gérer le stress en compétition, aborder des concurrents internationaux et comme tout ce qui touche à la pratique du haut niveau qui ne soit pas la pratique du sport en lui-même, tous les à-côtés qui sont à 90% les raisons qui poussent un sportif à arrêter. Rien, on se débrouille, et il faut le dire, on est aussi super forts pour ça maintenant. Alors le bon sens, oui nous l’avons, mais de qui parle-t-on ?

Plus globalement, le sport en France est au cœur des débats, mais pas au cœur de notre société. C’est quelque chose qui te préoccupe ?

Oui, la reconnaissance est parfois choquante. L’imposition des primes à la performance, l’État te récompense pour le rayonnement que tu offres à la nation, et ensuite il te taxe dessus. Sur l’expérience, passage de diplôme obligatoire, pas de passerelle simple et gratuite pour reconnaître de une, ta compétence certaine dans un domaine appliqué et de deux, ton investissement pour une cause. Ça craint ! Forcément ça donne envie de causer, d’en débattre.

Ce qui fait surtout causer, c’est la suppression de postes de conseillers techniques, l’imposition des médailles olympiques d’été comme celles d’hiver, et la gestion des sports olympiques. C’est le système pour aller chercher des médailles. Cela concerne une minorité de l’élite touchant une majorité de sportifs et de professionnels du sport.

Si tu veux causer de la philosophie du Français à aimer se bouger au quotidien pour aller faire du sport et se sentir bien, c’est sûr que là, on a du taf. J’aime voir des parcours de santé qui naissent ici et là, c’est super bien. Sans parler de sport « de licence », mais simplement de bien-être, nous n’en sommes pas au point des USA qui eux, ont un vrai problème avec ça. Le Français reste tout de même généralement bien dans sa peau ou cherche à l’être.  Oui, c’est un sujet qui me préoccupe, car je vieillis d’un an chaque année, et il faut s’entretenir, parce que ça fait du bien, parce qu’on se sent bien après, parce que cela prévient des complications ultérieures etc… Ce n’est pas qu’une question de vouloir fédérer les gens, juste celle du bien-être.

Bien entendu, s’il s’agit d’une pratique régulière, il vaut mieux se mettre en club pour être encadré, et là on revient à l’État et ses suppressions de postes, et ne pas se blesser par une mauvaise pratique régulière… Le chien se mord la queue. Dans ma région, on voit pas mal de salles qui ouvrent leurs portes. Elles ne sont pas des clubs, pas de licence demandée, pas de contrat mensualisé. Tu veux tester un sport ? Tu y vas et tu paies pour ta séance encadrée. Tu te défoules et tu rentres content, du bon sport dans les veines. Je trouve ça super. On cause pas membre, pas licence, pas attachement, juste défouloir et sport. On a du progrès à faire de ce côté-là encore.

Paris 2024 est un très bel événement mais il va falloir se donner les moyens de réussir. Qu’est-ce que le sport français doit (rapidement) mettre en place pour ne pas passer à côté ?

Oui, c’est très bien, on a les Jeux, félicitations. J’ai le sentiment que la Haute Administration s’est confondue en erreur de novice : celle du compétiteur qui ne vise pas plus loin que la sélection en compétition. Et une fois sélectionné, il se retrouve un peu comme un imbécile devant le nouvel objectif. C’était joué d’avance Paris 2024, je le pense. Le sport français se retrouve dans une situation d’urgence alors qu’il pouvait largement anticiper. Rien n’est arrangé par les réactions du gouvernement. Bien, je vais faire court, comme tous les sportifs français, olympiques ou non, on est pas très causant pour ce genre de chose.

De toute façon, par l’absence de bon système, nous avons créé le nôtre, celui de la démerde et de l’entraide. A Paris 2024, les instances pourront se congratuler entre elles pour les bons résultats obtenus, sans se mélanger vraiment à ceux qui porteront les couleurs et les médailles, ceux qui auront trouvé la bonne voie pour aller à la rencontre de leur gloire. Les champions olympiques de 2024 ont déjà trouvé leur voie vers leur médaille d’or. Les moyens, nous les avons déjà dans nos veines, il manque du confort, de la sécurité, et de la reconnaissance de tous ceux qui causent.

Nicolas Jacquemard


Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Moto

Moto GP : le Grand Prix de France reporté

Avatar

Publié

le

Par

Getty Images

MOTO GP – Les organisateurs du Grand Prix de France (Le Mans), prévu sur le week-end du 15 au 17 mai, ont annoncé le report de l’épreuve à une date ultérieure.

C’était attendu, c’est désormais officiel. Face à l’évolution de la pandémie de coronavirus, les organisateurs du Grand Prix de France (15 au 17 mai) ont annoncé le report de l’épreuve française. La Fédération Internationale de Motocyclisme a justifié ce report :

La situation étant en constante évolution, de nouvelles dates pour le GP de France et le GP d’Espagne (qui devait se tenir du 1er au 3 mai à Jerez, en Andalousie, ndlr), récemment reporté, ne pourront être confirmées tant que l’on ne saura pas exactement quand il sera possible d’organiser ces événements

Plus d’infos à venir

Dicodusport


Lire la suite

Rugby à XV

Coupe de France des supporters de rugby 2020 – 8ème de finale : USAP – RC Toulon

Avatar

Publié

le

Par

Premier 8ème de finale de la Coupe de France des supporters de rugby 2020. L’USAP, tenante du titre, est opposée au RC Toulon.

USAP : Fondé en 1902, le club catalan a décroché 7 titres de champion de France de première division. Perpignan a également été finaliste de la Coupe d’Europe en 2003.

RC Toulon : Le RCT a été fondé en 1908. À son palmarès, trois Coupes d’Europe consécutives (2013, 2014 et 2015) ainsi que quatre titres de champion de France de première division.

C’est parti, que le meilleur gagne !

Quelle est votre équipe préférée ?

Pour rappel, le match a commencé à 11h ce jeudi 2 avril et se terminera à 10h le vendredi 3 avril. L’équipe qui aura le plus de votes se qualifiera pour les huitièmes de finale.

Tableau des matchs

Dicodusport


Lire la suite

Rugby à XV

Top 14 / Pro D2 : les 30 mêmes clubs professionnels pour la saison 2020-2021

Avatar

Publié

le

Par

Icon Sport

RUGBY – Selon le Midi Olympique, les présidents des clubs de Top 14 et Pro D2 ainsi que la LNR, réunis en visio-conférence, ont acté le maintien des 30 clubs professionnels pour la saison prochaine.

C’est une information du Midi Olympique. Ce mercredi, les présidents des clubs des deux divisions professionnels étaient réunis en visio-conférence avec la Ligue Nationale de Rugby. Au terme de cette réunion, l’officialisation du maintien des 30 mêmes clubs professionnels la saison prochaine.

Vers la poursuite de la saison 2019-2020

Autre sujet de discussion, la fin de saison actuelle. En effet, les présidents expriment leur envie d’aller au bout de cet exercice 2019-2020, suspendu depuis début mars suite à l’évolution de l’épidémie de coronavirus. Ainsi, la possibilité de mettre un terme définitif à cette saison n’est plus à l’ordre du jour. Pour rappel, la finale du Top 14 devrait se tenir le 18 juillet prochain au Stade de France, au lieu du 26 juin, date initiale. Le comité directeur de la LNR se réunira le 7 avril prochain pour prendre les premières décisions.

Dicodusport


Lire la suite

Cyclisme

Christian Prudhomme : « Le Tour de France n’aura pas lieu à huis clos »

Avatar

Publié

le

Par

CYCLISME – Contacté par nos confrères de La Montagne, Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, a écarté la piste du huis clos pour l’édition 2020.

Christian Prudhomme est catégorique : « Le Tour de France n’aura pas lieu à huis clos ». Interrogé par le journal La Montagne, le patron de la Grande Boucle évacue l’option d’une épreuve à huis clos. Il affirme également qu’à l’heure actuelle, le Tour de France 2020 est maintenu aux dates prévues (27 juin-19 juillet), tout en précisant que l’état sanitaire du pays passait en priorité :

Le Tour de France est maintenu à ses dates (27 juin-19 juillet). Naturellement, cela dépendra de l’évolution de la pandémie. Dans “Tour de France”, le plus important c’est “France”. C’est la situation sanitaire du pays qui compte. Je ne souhaite qu’une seule chose, c’est que le Tour de France ait lieu cet été. Non pas pour le Tour de France mais s’il n’a pas lieu, cela signifierait que le pays se trouve dans une situation catastrophique. On ne peut évidemment pas le souhaiter.

Un Tour de France à huis clos évoqué par Roxana Maracineanu

Pourtant, l’idée d’un Tour à huis clos avait été évoquée par la Ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Interrogée par France Bleu, l’ex championne de natation avait déclaré que « tous les scénarii étaient sur la table ». Y compris celui d’une Grande Boucle à huis clos. Une hypothèse finalement rapidement écartée par les organisateurs.

Dicodusport


Lire la suite

Insolite

Top Chef : les notes de l’épisode 7

JMPPMJ

Publié

le

Par

Capture d'écran M6

Dans un monde privé de compétitions sportives, Top Chef nous éclaire encore de ses feux. Voici nos notes de l’épisode 7.

Ils ont passé la première épreuve

Mory (10) : Formé à l’école de Thierry Marx, Mory s’est imposé encore cette semaine comme l’un des plus créatifs. Mis en difficulté dans l’épisode 6, il s’est qualifié en compagnie d’Adrien face à Philippe Etchebest. Qui plus est en prenant le lead de la recette à base de pastèque et homard. Quand tu bats le GOAT de Top Chef t’as 10. Pas plus pas moins.

Adrien (8) : Coéquipier de luxe de Mory cette semaine, il s’est laissé entraîner dans son univers à base de pastèque. Il lui a fait confiance en lui laissant les clefs du camion. On avait l’impression de voir Lance Armstrong se mettre au service d’Alberto Contador.

Gratien (8) : On a tellement envie de le voir aller au bout de Top Chef… Comptable à la ville, il a été repéré par Etchebest pour intégrer le concours. Chaque semaine, il écoute, il applique, il apprend. Un rookie au top.

Martin (10) : Pour régaler à base de concombre faut être solide. Pas de problème pour celui à qui l’on doit la seconde recette qui a battu Philippe Etchebest. Semaine après semaine, il prend Gratien dans sa roue pour l’emmener toujours plus haut. Comme Hinault emmenait Greg LeMond dans l’Alpe d’Huez.

Philippe Etchebest (5) : On ne sait pas ce qu’il s’est passé. Même les plus grands joueurs peuvent passer à côté, mais ça ne lui était jusqu’ici jamais arrivé. Philou a été battu sous les yeux de son mentor Gilles Goujon par 4 candidats. Dont ceux de sa brigade. Un tournant dans l’histoire de Top Chef.

Ils ont évité la dernière chance

David (6) : Il a planté la recette lors de la première épreuve en n’écoutant pas Gilles Goujon. Sa raita était bien trop épicée. Total : la brigade rouge récolte la lanterne de la même couleur. Il se rattrape dans les prolongations face à Stéphanie Le Quellec en lui servant un beau rouget. Le penalty de la gagne, ça vaut 6.

Diego (4) : Il arrivait face à Philippe Etchebest comme Sam Etoo face à Guardiola avec l’Inter en 2010. Fraîchement bougé de brigade par le chef le plus charismatique de Top Chef, Diego voulait lui prouver de quoi il était capable. Il n’a pas la même réussite que Big Sam et ne doit son salut qu’à Michel Sarran qui ne l’envoie pas en dernière chance.

Ils sont allés en dernière chance de Top Chef

Nastasia (2) : On pensait que la semaine dernière, son coup de cœur lui aurait servi de déclic. Hélas, ni face à Philippe Etchebest ni face à Stéphanie Le Quellec elle ne réussit à séduire complètement. Pire, elle ne passe pas à la dégustation son rouget face à la cheffe qu’elle admire. Elle est éliminée en dernière chance alors qu’elle était la dernière représentante de la brigade jaune historique. Une sale semaine.

Mallory (3) : Le jeune belge est talentueux, mais il s’égare dans des gestes parfois mal contrôlés. Il doit se concentrer sur l’essentiel et ne pas oublier les fondamentaux : le goût, une cuisson juste et une technique irréprochable. Planté par David et sa raita en première épreuve, il n’a pas su séduire Stéphanie Le Quellec sur le goût de son rouget. Sauvé en dernière chance sur un plat sans audace, Mallory doit faire attention et écouter Mémé.


Lire la suite

Fil Info

MotoIl y a 55 secondes

Moto GP : le Grand Prix de France reporté

MOTO GP - Les organisateurs du Grand Prix de France, prévu sur le week-end du 15 au 17 mai, ont...

Rugby à XVIl y a 54 minutes

Coupe de France des supporters de rugby 2020 – 8ème de finale : USAP – RC Toulon

Premier 8ème de finale de la Coupe de France des supporters de rugby 2020. L'USAP, tenante du titre, est opposée...

Rugby à XVIl y a 2 heures

Top 14 / Pro D2 : les 30 mêmes clubs professionnels pour la saison 2020-2021

RUGBY - Selon le Midi Olympique, les présidents des clubs de Top 14 et Pro D2 ainsi que la LNR,...

CyclismeIl y a 3 heures

Christian Prudhomme : « Le Tour de France n’aura pas lieu à huis clos »

CYCLISME - Contacté par nos confrères de La Montagne, Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, a écarté la piste...

InsoliteIl y a 12 heures

Top Chef : les notes de l’épisode 7

Dans un monde privé de compétitions sportives, Top Chef nous éclaire encore de ses feux. Voici nos notes de l'épisode...

CyclismeIl y a 16 heures

Le Critérium du Dauphiné reporté, pas de cyclisme avant juin

CYCLISME - Les organisateurs du Critérium du Dauphiné 2020, prévu du 31 mai au 7 juin, annoncent le report de...

TennisIl y a 16 heures

Wimbledon 2020 se disputera fin juillet, et sur béton !

On savait que le tournoi de Wimbledon était menacé par l'épidémie de CoVid19. En milieu d'après-midi, les organisateurs annonçaient l'annulation...

TennisIl y a 18 heures

L’édition 2020 de Wimbledon annulée

Comme attendu depuis plusieurs jours, les organisateurs de Wimbledon ont annoncé l'annulation de l'édition 2020 à cause de l'épidémie du...

FootballIl y a 19 heures

La trop courte histoire de Pape Diouf à l’OM

En ce 1er avril 2020, le football français est endeuillé par la disparition d’un grand président de l’Olympique de Marseille,...

BiathlonIl y a 20 heures

[Vidéo] Le jour où Vincent Defrasne a mis Ole Einar Bjoerndalen à ses pieds

BIATHLON - Alors que le biathlon français attendait plutôt Raphaël Poirée, Vincent Defrasne réalise une course presque parfaite pour devenir...

Advertisement

Nous rejoindre

Le Club Dicodusport

Nous suivre sur Facebook

Dicodusport © 2020 - Tous droits réservés