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Pierre-Julien Deloche : « Le sport français se retrouve dans une situation d’urgence »

Nico

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Un an après notre dernier entretien, c’est avec plaisir que nous échangeons à nouveau avec Pierre-Julien Deloche : sa saison, le tir à l’arc en France ou encore Paris 2024, on aborde tous les sujets sans aucune retenue. 

Pierre-Julien, comment vas-tu ?

C’est un peu chaud encore, je suis toujours très pris par ma vie privée, à régler des affaires qui concernaient ceux qui ont quitté ce monde. C’est très dur de lier la vie telle que tu entends vouloir la vivre, et la vie procédurière d’une famille brisée qui doit faire face et tenir les chocs. Mon corps est comme compressé en permanence, broyé par les effets d’un stress qui ne me quitte plus. Heureusement, j’ai un mental qui m’aide à voir la suite meilleure, en tout cas sereine et dédiée à ce que je veux créer dans le sport et dans l’industrie.

Quel bilan global fais-tu de ta saison ?

Dans ce contexte chaud bouillant, je ne peux qu’être fier de ce que j’ai accompli, battre des records, sortir en quart de finale de Coupe du monde avec le second meilleur score du terrain, atteindre le carré final d’un championnat d’Europe, faire partie de l’équipe de France pour chaque voyage, et pour la grande finale de la Coupe du monde, une saison archi-complète. Le bilan ne peut qu’être positif, malgré***…

Voilà, je suis fier, simplement, je me suis bien battu et c’est une saison très psychologique que je viens de terminer. Je mesure peu à peu quelle est la force de l’esprit pour la réussite d’un parcours, je trouve cela passionnant et j’en veux encore pour connaître les effets positifs qu’aura cette saison sur les prochaines.

Tu as battu ton record de France avec 714 points. C’est un très grand moment ?

Alors là, je ne suis pas peu fier ! Un très grand moment, du beau tir à l’arc comme j’adore. C’était un sacré pari. Deux semaines avant cette compétition, je changeais un paramètre de mon arc, l’allonge, mais pas en millimètres, en centimètres ! J’ai eu envie d’amplitude, parce que ma tronche me le dictait, j’ai suivi mon instinct sans écouter quiconque autour de moi, le genre vraiment têtu. Ce jour-là, il y avait un poil de vent en cible, il fallait rester très concentré pour anticiper la déviation des trajectoires de flèches. Et comme dans chaque compétition nationale, ça se tire la bourre.

Bref, je suis parti comme une balle et je suis resté dans mon truc jusqu’au bout. Je faisais mon décompte de points perdus jusqu’à la flèche joker qui tapait dans le 9, c’est-à-dire la limite à ne pas dépasser pour espérer battre le record, mon record vieux de six ans. A douze flèches de la fin, je prenais mon joker. Si j’étais plutôt loquace avant ces deux dernières volées de six flèches, je ne l’étais plus du tout pour la fin. Je devais faire le plein, taper le parfait. Je l’ai fait et cela m’a coûté une énergie phénoménale que j’ai adoré dépenser.

Le champion n’est jamais très loin, mais cette fois, il est carrément sorti du plumard pour aller battre ce record. Un grand moment oui, je me suis éclaté, la tâche noire formée par mes flèches en cible correspond vraiment à ce que je cherche dans le tir à l’arc : de la beauté, de la précision, du plaisir. C’est une belle récompense, et un beau pari, réussi !

Vice-champion d’Europe par équipes, 4ème en individuel, es-tu satisfait de ces résultats ?

Oui, je ne crache pas dans la soupe, combien d’archers auraient aimé être à ces places ? Je ne peux pas dire que ce n’est pas bien. C’est bien ! En fin de saison, dans les conditions que nous avons rencontrées en Pologne, du froid et de la pluie, alors qu’en France nous avions plus de 30°C et du soleil en permanence, on a beau dire, il fallait s’adapter. Nous avons réussi à aller glaner cette médaille d’argent par équipes alors que nous étions susceptibles de perdre notre flèche de barrage dès le premier tour. Ce n’était pas facile, ni d’arriver à se hisser en finale, ni de la perdre, c’est évident. Nous sommes à l’heure d’un changement dans l’organisation de notre équipe, il faut du temps pour organiser une pérennité dans le haut niveau.

Tu as aussi participé à la finale de Coupe du monde en fin d’année, avec une défaite face aux Coréens. Est-ce une déception pour toi ?

Une finale de Coupe du monde, c’est très particulier… J’en suis à ma cinquième, je commence à savoir comment l’aborder : si tu pars en te disant que tu vas gagner, tu perds et ça peut faire super mal à l’égo. Si tu y vas en te disant que tu vas faire partie du spectacle, ça change les choses, et là tu peux jouer. Car c’est cela la grande finale, c’est du show. Tu changes de pays, tu t’entraînes un peu, pour potentiellement tirer une quinzaine de flèches et rentrer chez toi. Tu peux perdre dès le premier tour. Le niveau est énorme, chacun des archers présents fait partie de la crème mondiale, tu espères quoi en te disant que tu vas gagner ? Est-ce considérer que tu es au-dessus de ceux-là ? La vanité ne doit pas grignoter l’ambition. Tout le monde veut gagner.

A Samsun, je venais pour terminer une bonne saison, et prendre du plaisir. Je n’ai gagné aucun terrain de finale cette saison, ce n’est pas là-bas que j’allais commencer à revoir ma copie. C’était autre chose que je cherchais, et j’ai trouvé, du plaisir, du jeu. Je me suis bien entraîné avant cette compétition, en commençant par… prendre des vacances. Des années que cela n’était pas arrivé. J’y suis arrivé le tronche un peu moins en travers que d’habitude, c’était bien. Mes tirs de chauffe étaient très bons, tout comme ceux des autres concurrents, sauf celui qui gagne, Chris, qui s’arrachait les cheveux sur le terrain de practice. Et tu vois les résultats ensuite. Il y a eu du déchet, de l’écrémage, des surprises, et du beau tir.

Je suis content de ma « prestation » sur le pas de tir devant les caméras. Les conditions changeaient beaucoup d’un jour à l’autre : pluie, pas de vent, froid, chaud, puis vent et lumière… Le jour J, c’était gros vent et grand soleil de face, cibles à l’ombre, chaleur. Le réglage viseur entre terrain de chauffe et terrain officiel devait être corrigé, mais comment ? En tirant et en observant le résultat en cible, seulement à ce stade, les points comptent. Voilà comment j’ai perdu contre Kim : je perds des points au départ, avant de régler mon viseur et taper dans la gamelle. Par contre, je suis allé jouer avec lui, en tenant le match jusqu’au bout. Ma dernière flèche n’avait qu’un seul but : le faire craquer par mon attitude et par ma précision, le pousser au barrage.

Et, gagné ! J’ai eu mon barrage. Le vent en cible était fort, j’ai parié sur une zone de visée à droite et j’ai perdu mon pari, et mon match, mais surtout mon pari. Tu vois la notion de jeu ? Donc, pour finir parce que j’en parlerais des heures, je ne suis pas déçu, à ce niveau de compétition, j’avais toutes mes chances pour perdre tête haute en me laissant l’envie intacte d’y revenir, ou bien pour gagner la compétition car mon niveau était excellent.

2019 va vite arriver, quels seront tes objectifs ?

***Malgré, c’est mon prochain objectif : ne plus employer ce terme, ça me gonfle de trouver des excuses en fait, la situation que je vis depuis 2014 est simplement dingue, folle, désastreuse ou incroyable. A force de prendre des chocs en pleine tête qui n’ont rien à voir avec le tir à l’arc, je me rends compte de l’importance, trop importante, que l’on peut mettre au crédit de choses qui ne le méritent pas. Par exemple, se ronger les os parce qu’une compétition arrive à grands pas.

Keep cool Bill, mon objectif est de me concentrer sur une construction dont l’objectif est de tirer sans entrave à ma performance. Le stress lié à la compétition elle-même, à la peur de gagner, a totalement disparu. J’ai de l’adrénaline, ça oui, et c’est super bien, c’est de la bonne énergie, celle qui se pointe quelques semaines et jours avant le départ, celle qui me motive pour m’entraîner et partir en compétition, en faisant les choses correctement.

Mon objectif principal est là, et ensuite, pour coller à une façon plus « institutionnelle » du terme objectif, si je n’emploie plus le malgré, compte-tenu de mon expérience et de mon niveau de performance alors sous entraves, j’ai bon espoir que ma petite étoile rayonne à nouveau sur les plus hautes marches des podiums, et pourquoi pas tous ? Bien entendu, tout n’est pas que « glamour ». Ma détermination est réelle et à la hauteur des épreuves que j’ai dû traverser juste pour rester au niveau du top 10 mondial.

Tu es un champion de haut niveau mais pas que, tu es engagé dans plusieurs projets à côté de ça. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui exact, je travaille aussi avec les marques qui me sponsorisent et m’emploient. J’ai dû passer par là pour continuer la compétition, tout un micro-système à créer, c’était chaud patate quand même et un sacré pari. Maintenant, je conseille les marques pour la création de matériel, je peux aussi dessiner des pièces (au crayon papier façon gaminou, mais c’est déjà ça, et je le donne à ceux qui savent le faire sur un ordinateur), faire des belles photos des produits pour en faire leur promotion ou donner des avis, gérer les sites web, gérer des dossiers de sponsoring, de partenariat, des investissements industriels, des sociétés…

Bref, un peu de tout, je mets de l’ordre dans tout ça et quand j’aurai finalisé mon canevas, je serai en mesure de déléguer des tâches pour me concentrer sur d’autres trucs que j’ai en tête. Pour le moment, je ne fais pas que du tir à l’arc et tant mieux. Au moins, quand j’ai la main sur l’arc, c’est bien, le téléphone est loin de moi, et je prends l’air, même si j’adore ce que je fais, j’ai aussi décidé d’ajouter une touche toute nouvelle à ma vie : celle de prendre régulièrement des vacances, chose totalement inédite dans mon fonctionnement. Le repos fait partie de la préparation.

Entre industrie et sport de haut niveau, c’est excellent de voir les passerelles se créer entre ces deux mondes.

Si on parle de ton sport en France, as-tu l’impression que cela va dans le bon sens ?

Question fédérale, isn’t it ? Il y a beaucoup de changements en ce moment, pas sur le prix de l’essence, mais au sein de la fédération : nouveau président, nouveau DTN, nouvelle équipe cadre, mais les mêmes archers ou presque. Je pense que la vraie question à se poser est de savoir si les sportifs en lice sont déjà au maximum de leur performance, ou s’ils en ont encore sous le pied, et dans ce cas, comment leur apporter un vrai soutien et une vraie plus-value à leur pratique.

Là je parle des champions en herbe, ou des champions tout court. Le cadre d’emploi du temps, de gestion des médias, de gestion de la famille, des déplacements, des entraînements, est absent, il n’y en a pas. On apprend à tirer à l’arc, même si on n’est pas là par hasard, et voilà. En dehors de ça, on fait notre job perso chacun de notre côté, ou nos études n’ayant bien souvent rien à voir avec le sport de haut niveau, et on s’appelle sportif de haut niveau parce qu’on part à l’étranger faire une compétition. Mouais. Alors dans le bon sens, non, je ne crois pas. On se préoccupe de remplir les objectifs de médailles au prochain championnat, mais pas du comment est formé le petit gars dans son club. Dans le tir à l’arc, on demande beaucoup au bénévole dans son coin qui fait ce qu’il peut. Mais, j’aime bien le mais qui arrive toujours à un moment qui embête un peu : les cadres du tir à l’arc font aussi ce qu’ils peuvent avec les moyens humains, techniques et financiers qui leurs sont accordés.

L’élitisme doit s’ouvrir aux plus jeunes, aux néophytes, je ne m’entraîne pas à l’INSEP, j’essaie au contraire de varier les plaisirs. Surtout en hiver lorsque j’ai le plus de temps, je vais à la rencontre des clubs, je participe à des compétitions locales et je discute avec les gens. C’est hyper sympa et ça me laisse un esprit ouvert, ça donne un sens à ce que je fais. Je n’aime pas être enfermé, je l’ai été pendant quinze ans dans l’armée, j’ai pris la mer, maintenant je prends l’air. Selon moi, il faut bouger pour se bouger correctement, faire preuve d’ouverture d’esprit, de mobilité pour s’adapter, expérimenter, se former et ce, dès le niveau d’entraîneur 1. Seulement voilà, parfois, la bonne volonté est réprimandée par manque de connaissance ou d’expérience, on croit rêver… Comme si nous avions le luxe de refuser des petites mains désireuses d’aider. Les formations sont longues et fastidieuses, c’est un blindage administratif, à quelle fin ? Nous parlons simplement de sport, juste de sport.

En élargissant à un global du sport en France : je suis inscrit sur liste de SHN (Sport de Haut Niveau). C’est bien. Ce que cela m’apporte ? Quelques primes supplémentaires basées sur les performances que j’ai pu réaliser lors de la saison précédente. Ce qui me rebute, ce sont les mails que je reçois, les fichiers à remplir qui n’ont qu’une seule direction : la porte de sortie ! Depuis 2008, je suis SHN, et depuis cette date, majeur, vacciné et ayant un emploi rémunéré, je n’ai droit à aucune aide et par contre, je sais tout de la reconversion. Alors on va me dire « il faut te rapprocher de ta région pour en connaitre davantage sur le soutien que tu es en mesure de demander, certaines régions en font plus que d’autres ». Mais, j’ai pas envie de bouger ma maison pour glaner 500 balles imposés. Et à quoi bon demander à la région alors que nous représentons, ou sommes susceptibles de représenter, la nation ! De surcroît, va trouver la bonne file pour causer aide et soutien avec la région, la maison qui rend fou par les restrictions budgétaires du sport.gouv.fr, et j’ai passé 30 balais, alors le gamin talentueux, il fait comment du haut de ses 18 ans ?

D’autre part, je reçois sans cesse des mails de la part d’arcanes tentaculaires du sport français, genre « lis donc ça, regarde comme on va bien t’aider », pour ne lire que la même chose à chaque fois : « voici la porte de sortie ». Je ne plaisante pas ! Ce sont des invitations à des rencontres avec les entreprises, avec les institutions de reconversion, comment préparer sa future carrière professionnelle etc… Ok, cela intéresse sûrement des sportifs qui sont de passage dans les compétitions, mais ceux qui font des saisons ont un autre centre d’intérêt : celui de la formation à un monde inconnu.

Mon exemple, qui est commun à beaucoup de sportifs tout sport confondu : j’arrive dans le tir à l’arc, je suis formé dans un club, je précise ma formation en regardant les champions sur le web, je suis sélectionné en équipe de France. Super cool. Je gagne une médaille mondiale dès la première compétition. Photo, caméra, interview, test anti-dopage… mais aussi, nouvelle sélection à venir, inscription sur liste, absence du travail, de la famille, finances réduites.

Je ne sais pas comment : gérer mes absences du travail, gérer les conflits naissant avec mes collègues ou chefs, gérer un planning international, gérer une interview, gérer mon domicile et mes déplacements, gérer le stress en compétition, aborder des concurrents internationaux et comme tout ce qui touche à la pratique du haut niveau qui ne soit pas la pratique du sport en lui-même, tous les à-côtés qui sont à 90% les raisons qui poussent un sportif à arrêter. Rien, on se débrouille, et il faut le dire, on est aussi super forts pour ça maintenant. Alors le bon sens, oui nous l’avons, mais de qui parle-t-on ?

Plus globalement, le sport en France est au cœur des débats, mais pas au cœur de notre société. C’est quelque chose qui te préoccupe ?

Oui, la reconnaissance est parfois choquante. L’imposition des primes à la performance, l’État te récompense pour le rayonnement que tu offres à la nation, et ensuite il te taxe dessus. Sur l’expérience, passage de diplôme obligatoire, pas de passerelle simple et gratuite pour reconnaître de une, ta compétence certaine dans un domaine appliqué et de deux, ton investissement pour une cause. Ça craint ! Forcément ça donne envie de causer, d’en débattre.

Ce qui fait surtout causer, c’est la suppression de postes de conseillers techniques, l’imposition des médailles olympiques d’été comme celles d’hiver, et la gestion des sports olympiques. C’est le système pour aller chercher des médailles. Cela concerne une minorité de l’élite touchant une majorité de sportifs et de professionnels du sport.

Si tu veux causer de la philosophie du Français à aimer se bouger au quotidien pour aller faire du sport et se sentir bien, c’est sûr que là, on a du taf. J’aime voir des parcours de santé qui naissent ici et là, c’est super bien. Sans parler de sport « de licence », mais simplement de bien-être, nous n’en sommes pas au point des USA qui eux, ont un vrai problème avec ça. Le Français reste tout de même généralement bien dans sa peau ou cherche à l’être.  Oui, c’est un sujet qui me préoccupe, car je vieillis d’un an chaque année, et il faut s’entretenir, parce que ça fait du bien, parce qu’on se sent bien après, parce que cela prévient des complications ultérieures etc… Ce n’est pas qu’une question de vouloir fédérer les gens, juste celle du bien-être.

Bien entendu, s’il s’agit d’une pratique régulière, il vaut mieux se mettre en club pour être encadré, et là on revient à l’État et ses suppressions de postes, et ne pas se blesser par une mauvaise pratique régulière… Le chien se mord la queue. Dans ma région, on voit pas mal de salles qui ouvrent leurs portes. Elles ne sont pas des clubs, pas de licence demandée, pas de contrat mensualisé. Tu veux tester un sport ? Tu y vas et tu paies pour ta séance encadrée. Tu te défoules et tu rentres content, du bon sport dans les veines. Je trouve ça super. On cause pas membre, pas licence, pas attachement, juste défouloir et sport. On a du progrès à faire de ce côté-là encore.

Paris 2024 est un très bel événement mais il va falloir se donner les moyens de réussir. Qu’est-ce que le sport français doit (rapidement) mettre en place pour ne pas passer à côté ?

Oui, c’est très bien, on a les Jeux, félicitations. J’ai le sentiment que la Haute Administration s’est confondue en erreur de novice : celle du compétiteur qui ne vise pas plus loin que la sélection en compétition. Et une fois sélectionné, il se retrouve un peu comme un imbécile devant le nouvel objectif. C’était joué d’avance Paris 2024, je le pense. Le sport français se retrouve dans une situation d’urgence alors qu’il pouvait largement anticiper. Rien n’est arrangé par les réactions du gouvernement. Bien, je vais faire court, comme tous les sportifs français, olympiques ou non, on est pas très causant pour ce genre de chose.

De toute façon, par l’absence de bon système, nous avons créé le nôtre, celui de la démerde et de l’entraide. A Paris 2024, les instances pourront se congratuler entre elles pour les bons résultats obtenus, sans se mélanger vraiment à ceux qui porteront les couleurs et les médailles, ceux qui auront trouvé la bonne voie pour aller à la rencontre de leur gloire. Les champions olympiques de 2024 ont déjà trouvé leur voie vers leur médaille d’or. Les moyens, nous les avons déjà dans nos veines, il manque du confort, de la sécurité, et de la reconnaissance de tous ceux qui causent.

Nicolas Jacquemard


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Tennis

Le programme de la semaine côté Français

Bastien

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Imagine China

Cette semaine, retour en Europe pour nos joueurs de français. Retrouvez le programme de nos Tricolores pour cette nouvelle semaine.

Les tournois des principaux Français(es) cette semaine

Anvers ATP 250

La Belgique sera cette semaine la destination privilégiée de nos joueurs français chez les messieurs avec pas moins de cinq Tricolores engagés dans le tableau final de ce tournoi ATP 250 d’Anvers.

Tête de série numéro une de ce tournoi, Gaël Monfils fera office de favori pour aller décrocher un nouveau tournoi. Jo-Wilfried Tsonga (tête de série numéro 6), Gilles Simon, Richard Gasquet et Ugo Humbert viendront compléter l’armada tricolore sur le territoire belge. Un tournoi d’Anvers qui s’annonce assez ouvert puisque nos joueurs français pourront notamment croiser sur leur chemin David Goffin (tête de série numéro 2), Diego Schwartzman (n°3), Stan Wawrinka (n°4) ou encore Jan-Lennard Struff.

Moscou ATP 250

L’autre grand rendez-vous de la semaine se déroulera en Russie, du côté de Moscou. Ce tournoi ATP 250 est la destination choisie par trois de nos joueurs français, avec Jérémy Chardy, Adrian Mannarino (tête de série numéro 7) et Pierre-Hugues Herbert. Ce tournoi de Moscou sera marqué par la présence de Daniil Medvedev, tout récent vainqueur du Master 1000 de Shanghaï et grandissime favori de ce tournoi dans son pays.

Stockholm ATP 250

Le troisième tournoi ATP 250 de la semaine, dans la capitale suédoise, n’aura qu’un seul représentant Français en la personne de Corentin Moutet. Un tableau compliqué qui s’annonce pour le jeune Français puisqu’il sera opposé d’entrée au Serbe Janko Tipsarevic, avant de rencontrer potentiellement au second tour la tête de série numéro une de ce tournoi, l’Italien Fabio Fognini.

Moscou WTA

Une fois n’est pas coutume, la Française Kristina Mladenovic (46ème joueuse mondiale) sera la seule représentante tricolore dans le tableau Russe. Un tournoi de Moscou féminin qui accueillera notamment Svitolina (tête de série numéro une), Bertens (n°2), Bencic (n°3) ou encore Vekic (n°4).

Luxembourg WTA

Fiona Ferro et Pauline Parmentier seront quant à elles présentes au Luxembourg pour cette nouvelle semaine. La jeune Française de 22 ans, tête de série numéro 7 de ce tournoi, pourrait avoir une belle carte à jouer dans ce tableau assez ouvert. Mertens (n°1), Goerges (n°2) et Ostapenko sont les principaux noms de ce tournoi du Luxembourg version 2019. Chloé Paquet a rejoint ses compatriotes après avoir battu Ysaline Bonaventure lors des qualifications 1-6 7-5 6-2.

Fiona Ferro sera cette semaine au Luxembourg – AFP

Le joueur à suivre : Gaël Monfils

Après une tournée asiatique très compliquée (seulement deux victoires en trois semaines), Gaël Monfils doit absolument relancer la machine cette semaine s’il veut encore croire à une qualification pour le Masters en fin d’année. En lice pour prendre l’une des deux dernières places encore en jeu pour ce Masters, le Parisien ne doit plus laisser filer beaucoup de points désormais. S’il veut encore y croire, avec notamment le Masters 1000 de Paris en ligne de mire, il faudra que « la Monf’ » performe dès cette semaine en Belgique.

Gaël Monfils doit se relancer après une tournée asiatique compliquée – AFP

Bastien Pitte


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Formule 1

F1 2019 : les 5 images fortes du Grand Prix du Japon

Nico

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AFP

La saison de Formule 1 se poursuivait au Japon ce week-end. Malgré le typhon Hagibis, Valtteri Bottas s’est imposé devant Sebastian Vettel. Les 5 images marquantes du Grand Prix.

Les 2 pilotes Mercedes sont les derniers en course pour le titre de champion du monde

L’accrochage entre Max Verstappen et Charles Leclerc

Charles Leclerc avec une seule main

Accrochage entre Albon et Norris

Nico Hulkenberg, Dany Kvyat, Sergio Perez : bataille à 3

Nicolas Jacquemard


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Cyclisme

Eddy Merckx hospitalisé après une lourde chute en vélo

Nico

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La légende vivante du cyclisme belge (et mondiale), Eddy Merckx, âgé de 74 ans, a été hospitalisée après une lourde chute à vélo ce dimanche, alors qu’il semblait se balader entre amis.

Alors qu’il se baladait avec des amis, le quintuple vainqueur de la Grande Boucle, surnommé le Cannibale, a fait une chute sur la tête qui a nécessité une hospitalisation en urgence en soins intensifs à Tormonde, dans le nord de la Belgique.

Selon le journal belge Het Nieuwsblad, Eddy Merckx doit passer des examens complémentaires ce lundi pour en savoir davantage sur ses blessures.

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Triathlon

Ironman : Laurent Jalabert vice-champion du monde à Hawaï

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Laurent Jalabert

Quelques semaines après être devenu champion du monde d’Ironman 70.3 à Nice, Laurent Jalabert a pris la deuxième place des championnats du monde de la catégorie reine.

L’ancien champion cycliste Laurent Jalabert termine vice-champion du monde d’Ironman de la catégorie 50-54 ans, derrière un autre Français, Anthony Philippe. Impressionnant sur la partie vélo malgré des sensations moyennes, il ajoute une ligne de plus à son palmarès qui ne cesse de s’allonger, même depuis sa retraite des pelotons en 2002.

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CDM de rugby à XV 2019

[Vidéo] Coupe du monde 2019 : les 5 plus beaux drops de la phase de poules

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Roc d’Azur : Jordan Sarrou et Margot Moschetti triomphent

Beau week-end tricolore sur le Roc d'Azur. Jordan Sarrou et Margot Moschetti ont en effet remporté l'épreuve azuréenne, en habitués.

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