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Playoffs Betclic Élite : La JL Bourg fait plier Nanterre à Ekinox et file en demies

Maxime Cazenave

Publié le

Playoffs Betclic Élite La JL Bourg fait plier Nanterre à Ekinox et file en demies
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PLAYOFFS BETCLIC ÉLITE 2023/2024 – La JL Bourg a gagné sa place dans le dernier carré en remportant à domicile le match 3 décisif des quarts de finale face à la JSF Nanterre, 90-74. Les Bressans ont maîtrisé la partie après avoir creusé l’écart dans le premier quart. La JSF est donc éliminée, ce qui met un terme à la carrière unique de Pascal Donnadieu sur le banc, après 37 années couronnées de succès dans les Hauts-de-Seine.

Seulement deux jours après le match 2 remporté à Maurice-Thorez par Nanterre, la JSF retrouvait la JL Bourg afin de disputer un match décisif en terres bressanes, à Ekinox. Confrontation la plus équilibrée de ces quarts de finale, ce match 3 s’annonçait tout simplement épique. Avec le seul Fall Faye en tant que poste 5, suppléé par l’Espoir Simon Kalemba, les Nanterriens devaient réaliser un exploit face au finaliste sortant de l’EuroCoupe.

La JL s’échappe en fin de premier quart

L’impact physique est prononcé et les arbitres laissent jouer en début de partie. L’adresse extérieure étant quasi absente, c’est à sous les cercles que le combat se passe. Les intérieurs sont donc à l’honneur avec notamment un Desi Rodriguez efficace pour répondre à la domination de Kevin Kokila au rebond offensif (7-9). Dans le sillage de leur intérieur, les Bressans se débloquent. Axel Julien prend le relais en enchaînant les actions de classe. Les attaques jusque-là enrayées sont en feu, ce qui offre un véritable feu d’artifice. La JSF tient le rythme un temps avant de se faire découper en fin de quart par l’intensité bressane. Maksim Salash à trois puis Bryce Brown quasi au buzzer bouclent un cinglant 22-9 collé en l’espace de cinq minutes chrono (29-18) !

Asphyxiée, la JSF n’arrive pas à rectifier le tir et continue de se faire martyriser. Les pertes de balle s’accumulent et l’adresse est en berne. Inscrire le moindre point est un supplice tandis que la JL régale et filoche avec une facilité déconcertante (36-21). Cet état de grâce s’estompe alors progressivement. Des petites erreurs s’accumulent à l’instar d’un JeQuan Lewis en-dedans. Grâce aux rebonds de Fall Faye et un gros tir de Benjamin Sene, Nanterre en profite pour réduire de moitié son retard en un clin d’œil (38-31). À la pause, la JL garde toutefois solidement en tête (45-35).

Maksim Salash en feu, la JL en gestion

La seconde période repart sur un rythme similaire, et la JL commence à souffrir de problèmes de fautes, notamment à l’intérieur pour Massa et Kokila. Malgré tout, les rotations plus profondes des Bressans permettent de maintenir une intensité élevée. Un poster d’Isiaha Mike suivi d’un contre de Zaccharie Risacher vont également permettre de redynamiser la salle pour mettre la pression sur la JSF. Ce nouvel élan permet de lancer un run avec un Maksim Salash incandescent (58-42). Mais la JSF a toujours du cœur, et profite des ballons perdus en masse par les Bressans. Au bord du précipice, cette dernière répond une nouvelle fois avec un mini run afin de revenir sous les dix points (60-52).

Ces fameux dix points d’écart du premier quart, les Nanterriens vont les traîner comme un boulet jusqu’à l’issue de la rencontre. Jamais ils ne vont lâcher, trouvant toujours des solutions pour éviter l’éclat, grâce notamment aux coups de boutoir de Justin Bibbins et Desi Rodriguez. Mais la JL en fait de même afin de conserver constamment deux possessions d’avance. En prime, Maksim Salash poursuit son chantier à trois points. Le Biélorusse en aligne deux dans les cinq dernières minutes qui vont se révéler décisives (82-68). Carbonisés avec leurs rotations limitées, les Nanterriens baissent pavillon. Au final, la JL Bourg l’emporte dans un Ekinox bouillant sur le score fleuve, mais non représentatif de 90-74.

En demi-finales, les hommes de Frédéric Fauthoux affronteront l’AS Monaco. De son côté, la JSF Nanterre voit sa magnifique saison se terminer. Mais au-delà de l’aspect sportif, cette soirée marque surtout la fin du règne unique en son genre de Pascal Donnadieu. Après 37 ans, où il aura fait passer la JSF des divisions départementales pour en faire un champion de France et un champion d’Europe, cette aventure exceptionnelle a pris un terme à Ekinox. Chapeau.

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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