Playoffs NHL : Les Panthers et Bobrovsky empochent la 1ère manche des finales
PLAYOFFS NHL 2024 – Pour ce 1er match des finales NHL, les Panthers ont régné en maîtres à domicile. Forts d’un but par tiers temps, les Floridiens battent 3-0 les Oilers d’Edmonton. Le gardien local Sergei Bobrovsky a écœuré McDavid et les siens. Rendez-vous lundi pour le 2ème match, toujours à Sunrise.
Après quasiment une semaine de repos pour les 2 équipes, après leurs victoires en finale de Conférence, place au coup d’envoi de cette finale inédite et historique du côté de Sunrise en Floride. Les Panthers recevaient les Oilers d’Edmonton dans la nuit de samedi à dimanche. Les 2 équipes veulent profiter de cette 1ère opposition pour marquer les esprits et prendre les devants dans cette série. Un duel va attirer tous les regards lors des prochains matchs : Connor McDavid, l’attaquant d’Edmonton, contre Serguei Bobrovsky, le cerbère russe des Panthers. Et cette 1ère partie n’a évidemment pas échappé à ce duel.
Des Panthers efficaces
Le début de match est intense. Les joueurs patinent bien des 2 côtés de la patinoire. Les locaux entrent bien dans la partie avec beaucoup de mouvement et de passes. Le jeu semble mieux en place que leurs adversaires, plus brouillon, et leur rapidité fait des dégâts dès la 4ème minute. L’attaque remonte rapidement la patinoire et Carter Verhaeghe est à la conclusion du beau mouvement collectif. Il est bien décalé sur le côté gauche par le Finlandais Aleksander Barkov. L’Amerant Bank Arena de Sunrise peut exulter. Les hôtes profitent de mener 1-0 pour commencer un peu à gérer le match. Ils continuent tranquillement à faire tourner le palet et ne se montrent pas beaucoup menaçant.
À l’inverse, les Oilers se déchaînent et essayent, essayent et essayent encore, mais ne trouvent toujours pas le fond des filets. Que ce soit en supériorité numérique, sur les pertes de palets des Panthers ou sur des échappées de McDavid, rien ne rentre. Bobrovsky est en mode muraille de Chine et ne laisse rien rentrer. À la pause, les locaux mènent 1-0, mais ce sont bien les visiteurs qui ont le plus tenté avec 13 lancés à 4 ! L’efficacité des deux côtés fait la différence pour le moment.
Un problème qui s’appelle Sergei Bobrovsky
Les Oilers entament la période médiane en supériorité. Et ils n’arrivent toujours pas à forcer la décision. Le gardien ferme tout à double tour et écœure de plus en plus l’attaque albertienne. Pire pour les visiteurs, les Panthers inscrivent un 2ème but. Encore une fois, la remontée de palet va vite et Sam Bennett, bien actif cette nuit, va dans la bande et fait une passe lumineuse devant la cage. Evan Rodrigues ne laisse pas passer l’occasion de faire chavirer de nouveau les spectateurs. La suite de la période ressemble à la 1ère avec des Oilers qui tentent en restant brouillon et un Bobrovsky qui stoppe tout, vraiment tout.
Plusieurs fois, nous l’avons cru battu et à terre, mais il se relève vite à chaque fois pour frustrer de plus en plus McDavid et les siens. Les Panthers montrent aussi toute leur expérience, acquise avec une finale l’an dernier, en sachant bien faire le dos rond et se montrer dangereux en contre. La sirène retenti avec un score de 2-0 pour les locaux. Bobrovsky est le grand bonhomme du début de match avec 26 arrêts dont 14 significatifs ! Il désespère ses vis-à-vis. Le gardien adverse, Stuart Skinner, sauve les siens juste avant la fin de la période pour éviter encore un score plus lourd.
Toujours la même physionomie
Pas de retournement en 3ème période. Avec deux buts d’avance, les locaux ont parfaitement géré cette ultime partie de match. Sereins et très juste dans leurs duels, les Floridiens n’ont que peu douté dans les 20 dernières minutes. Le gardien du fort a parfaitement fermé les portes de sa cage malgré les tentatives des Oilers. Ces derniers lancent leurs ultimes forces dans la bataille en sortant leur gardien pour être six patineurs sur le glaçon. Toujours pas concluant et Eetu Luostarinen valide définitivement le succès des siens en cage vide. 3-0, la messe est dite. Le démon russe réalise son 2ème blanchissage dans cette campagne de playoffs. Il est le 1er gardien à réaliser pareille performance dans un 1er match de finale depuis Roberto Luongo des Canucks de Vancouver en 2011.
HE IS INEVITABLE. pic.twitter.com/tGYX1WPUYn
— Florida Panthers (@FlaPanthers) June 9, 2024
Le résultat du match est finalement assez logique vue la tournure de la rencontre. D’un côté, les Panthers, sûrs de leur force à domicile, ont bien dominé le jeu et l’enjeu. Leur expérience et leur maîtrise technique et physique leur ont permis d’empocher cette 1ère manche. Bien aidés par un Sergei Bobrovsky des grands soirs, impérial devant ses buts et logiquement élu homme du match, les Panthers sont à trois victoires du Graal. Ils ont été froids de réalisme en trouvant la faille dans chaque période en peu de tentatives. En face, les Oilers ont plutôt été décevants sur ce match. Ils ont certes beaucoup tiré vers la cage adverse, et ils auraient pu marquer sans le cerbère, mais l’ensemble du match était plutôt brouillon. Et ils ont même manqué d’impact physique, perdant beaucoup de duels. Ils devront faire mieux s’ils veulent enfin battre leur Némésis russe lundi soir. Au coach Kris Knoblauch, ancien joueur des Bisons de Neuilly-sur-Marne, de trouver des solutions et des idées pour revenir dans cette série et ne pas trop douter.
THE PANTHERS TAKE GAME 1 OF THE #STANLEYCUP FINAL! 😼 pic.twitter.com/dGLntyFmbI
— NHL (@NHL) June 9, 2024


