Pogačar puissance 4, une guerre pour le podium… Les 4 raisons de suivre la 14ème étape vers le Markstein
TOUR DE FRANCE 2026 – Après une étape vallonnée qui a souri aux attaquants, une lutte au sommet est attendue lors de la 14e étape, avec l’ascension du Markstein en juge de paix.
Le Markstein, nouveau rendez-vous incontournable de la Grande Boucle
Longtemps réputée dans le monde du sport pour les deux manches de Coupe du monde de ski alpin disputées dans les années 1980, et remportées à chaque fois par la légende Ingemar Stenmark, la station du Markstein s’est imposée ces dernières années comme un nouveau grand rendez-vous de la Grande Boucle.
Empruntée dans les années 2010 pour atteindre le Ballon d’Alsace, la station est devenue ville-étape il y a seulement quatre ans, lors du Tour de France Femmes 2022. À l’époque, Annemiek van Vleuten y avait réalisé un numéro pour construire sa victoire finale, confirmant le potentiel de cette magnifique montée.
Dès 2023, le Tour de France s’y était mis à son tour. Cette année-là, Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG) y avait décroché une victoire de consolation en fin de Tour, le succès final de Jonas Vingegaard (Visma Lease a bike) étant déjà entériné. Le Slovène a donc l’occasion d’affirmer sa domination sur ce lieu, d’autant plus avec la redoutée ascension du col du Haag, qui fera office de grande nouveauté.

Tadej Pogačar peut-il déjà assommer le Tour ?
Déjà triple vainqueur d’étape sur ce Tour de France, Tadej Pogačar s’est montré insubmersible depuis le départ de Barcelone. En démonstration, le Slovène a déjà frappé un grand coup en repoussant à plus de trois minutes (+3:36) son seul véritable concurrent, Jonas Vingegaard. Le col du Haag représente donc déjà une occasion d’assommer presque définitivement ce Tour.
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On peut aisément imaginer que sa formation UAE Team Emirates-XRG va activer le mode rouleau compresseur pour essorer tout le monde, avant que le champion du monde ne place son habituelle attaque. Deux options s’offriront à lui : soit partir dans les quatre premiers kilomètres, qui offrent deux longues portions à plus de 10 %, soit dans les quatre derniers, avec, là encore, des pourcentages oscillant entre 9 et 11 %. Dans les deux cas, s’il parvient à se débarrasser de Vingegaard, son avance deviendrait déjà démentielle.
Une guerre indécise pour le podium et le maillot blanc
Au final, la véritable bataille risque de concerner tous les autres grands noms. La deuxième place occupée par Jonas Vingegaard reste encore accessible à tous les prétendants, ce dernier ne possédant que 30 secondes d’avance sur son premier poursuivant. Mais surtout, de Remco Evenepoel (Red Bull – Bora-Hansgrohe), 3e, à Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG), 8e, une seule minute sépare six hommes. Cette étape en direction du Markstein s’annonce donc capitale pour commencer à créer de véritables écarts.
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Au-delà du podium, le maillot blanc est sans doute le classement le plus indécis après presque deux semaines de course. Discret, Juan Ayuso (Lidl-Trek) en est l’actuel détenteur, mais il ne possède que 13 secondes d’avance sur Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) et 46 secondes sur Isaac Del Toro. Cette lutte à trois, en parallèle de celle pour le podium, risque donc d’animer cette journée et le reste de la Grande Boucle.
Just seconds separate 2nd and 6th before a crucial weekend in the mountains. 👀
Moins d’une minute sépare les 2ᵉ et 6ᵉ du classement général… juste avant un week-end décisif. ⛰️#TDF2026 pic.twitter.com/sgz6nJ2TGY
— Tour de France™ (@LeTour) July 17, 2026
Un premier danger guette les coureurs les plus affaiblis
Depuis le début du Tour, la voiture-balai n’a pas eu énormément de travail, mais la donne pourrait changer dès samedi. Cette semaine, le peloton a avalé le bitume à une allure démente. Au-delà du nouveau record de vitesse établi lors de la 11e étape (50,91 km/h), les coureurs ont encore frôlé les 50 km/h vendredi sur l’étape la plus longue du Tour, et ce malgré l’ascension du Ballon d’Alsace !
On peut donc facilement imaginer que cette cadence endiablée ne retombera pas samedi. Les organismes ayant déjà été mis à rude épreuve, les délais seront scrutés avec attention par les sprinteurs et les coureurs affaiblis. En prenant l’estimation haute de l’organisateur, à 40 km/h, et le coefficient maximal, fixé à 19 % du temps du vainqueur, les délais devraient tourner autour de 43 minutes.
Au vu du programme copieux attendu, avec notamment le col du Haag en bouquet final, mais aussi et surtout la longue ascension du Grand Ballon dès la première partie de l’étape, la journée s’annonce éreintante et à haut risque pour les coureurs les plus fragiles.


