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Pourquoi le PSG n’y arrive toujours pas en Ligue des Champions de handball ?

Etienne Goursaud

Publié le

Handball : Pourquoi le PSG n'y arrive toujours pas en Ligue des champions ?
Photo Icon Sport

HANDBALL – Le PSG Handball traverse une période compliquée en ce début de Ligue des Champions. Sixième de son groupe avec seulement deux victoires pour quatre défaites, le club parisien peine toujours à s’imposer sur la scène européenne malgré des années d’ambition et d’investissements massifs.

Des stars non remplacées

Le 4 juin 2017, le PSG Handball se hissait en finale de la Ligue des Champions, battu d’un seul but par le Vardar Skopje (23-24). Ce match symbolisait l’âge d’or du club parisien, auteur de cinq participations consécutives au Final 4 entre 2016 et 2021. À l’époque, l’effectif faisait rêver : Thierry Omeyer dans les cages, Uwe Gensheimer meilleur buteur (115 buts) et meilleur ailier gauche de la compétition, Nikola Karabatic, Daniel Narcisse, Mikkel Hansen ou encore Luka Karabatic.

Une véritable équipe galactique, probablement la plus impressionnante d’Europe sur le papier. Malgré la défaite en finale, quatre Parisiens figuraient dans l’équipe-type de la compétition, et Nedim Remili était élu meilleur espoir. Huit ans plus tard, la fuite des talents est flagrante. Hormis Elohim Prandi, aucun joueur ne dégage un véritable statut de star. À l’échelle internationale, seuls Luc Steins, Karl Konan et Kamil Syprzak tirent leur épingle du jeu. Une situation qui contraste avec la stratégie footballistique du PSG : le collectif peine à exister, le fond de jeu est fragile, et la défense, poreuse. En Ligue des Champions, les Parisiens ont déjà encaissé 198 buts en six matchs — soit plus de 33 par rencontre, quatrième pire défense du tournoi.

Le poste de gardien, un problème récurrent

Jannick Green en grande difficulté

On évoque souvent Thierry Omeyer comme le meilleur gardien de handball de tous les temps. Entre 2014 et 2019, il a contribué à asseoir le PSG parmi les grands d’Europe. Mais depuis son départ, le club peine à lui trouver un successeur. En Ligue des Champions cette saison, Mikkel Møller Løvkvist n’affiche que 22,41 % d’arrêts en cinq rencontres, tandis que Jannick Green plafonne à 13,08 % — le plus faible taux de la compétition.

Cumulés, les pourcentages des deux gardiens parisiens n’atteignent même pas celui du portier du SC Magdeburg, Sergey Hernandez (35,08 %). L’Espagnol totalise 67 arrêts, soit 27 de plus que le duo parisien réuni. À titre de comparaison, Iniacio Biosca et Ivan Pesic, gardiens du HBC Nantes, affichent respectivement 33,56 % et 32,43 % d’arrêts.

Une faiblesse installée dans la durée

Le manque de fiabilité au poste de gardien n’est pas nouveau. Andreas Palicka tournait à 29,55 % la saison dernière — un chiffre déjà moyen. Jannick Green, lui, cumulait 373 arrêts en 2023-2024, pour une efficacité de 23,06 %, légèrement supérieure à celle de cette saison, mais encore insuffisante. En 2022-2023, il atteignait 28,83 %.





Aucun champion d’Europe récent n’a affiché de tels chiffres. Le FC Barcelone, sacré en 2024, s’appuyait sur Emil Nielsen (34,57 %) et Gonzalo Perez de Vargas Moreno (30,61 %). Tant que le PSG n’aura pas trouvé un gardien de ce calibre, il lui sera difficile de franchir un cap européen. Trois de ses quatre défaites cette saison se sont jouées à moins de trois buts d’écart — les détails qui séparent les grands clubs de ceux qui échouent encore aux portes du sommet.

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