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Natation

Pourquoi les nageurs français ont échoué à décrocher une médaille sur le 10 km en eau libre des championnats d’Europe

Killian Tanguy

Publié le

Pourquoi les nageurs français ont échoué à décrocher une médaille sur le 10 km en eau libre des championnats d'Europe
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION 2026 – Parmi les favoris au titre, les nageurs français espéraient décrocher une médaille sur le 10 kilomètres en eau libre, mais ont finalement terminé loin du podium. Une déception qu’ils ont tenté d’analyser afin de rebondir sur les autres distances.

Les journées se suivent et se ressemblent pour le clan tricolore lors de ces championnats d’Europe de natation à Paris. Après le plongeon et la natation artistique, c’est au tour des nageurs d’eau libre de terminer placés, mais sans médaille. Sur le 10 kilomètres disputé dans la Seine, au pied de la tour Eiffel ce mardi, la meilleure performance française est revenue à Logan Fontaine, 9e, juste devant Marc-Antoine Olivier (10e). « Je suis forcément déçu du résultat, mais je suis assez content de terminer premier Français et pas trop loin de la tête non plus », a réagi Logan Fontaine, le premier à se présenter aux micros.

« Deux top 10, mine de rien, mais ce n’est pas ce que l’on attendait », a rebondi Bertrand Bompieyre, entraîneur en chef de l’équipe de France d’eau libre. « C’était agité dans le peloton sur le début de course. Sacha (Velly, 21e) a quand même été pris pour cible par certaines nations, mais c’est le jeu. On l’a aussi fait sur d’autres compétitions. »

Un jour sans pour Sacha Velly

Le Nordiste, qui visait le titre, a longtemps occupé les premières places de la course avant de dégringoler lors des deux dernières boucles. « (L’Italien) Gregorio Paltrinieri (4e) m’a collé pendant trois tours, puis Kristóf Rasovszky (23e) m’a mis des coups de pied. » Il regrettait alors que le Hongrois n’ait reçu qu’un carton jaune et se disait « en danger avec les juges arbitres ». « Il se passe des choses et il n’y a aucune réaction de leur part », poursuivait-il, la gorge nouée. Sacha Velly ne voulait cependant pas tout mettre sur les épaules des juges et a reconnu avoir vécu « un jour sans. Du début à la fin, il n’y a pas eu un moment où j’avais les bras légers, où je me sentais bien. »

Le manque de courant n’a pas non plus aidé les Français. « Dans ces conditions, les plus rapides en bassin sont avantagés. Et là, c’était comme une grande piscine », a expliqué Marc-Antoine Olivier. Des conditions dont ont su profiter l’Allemand Florian Wellbrock, le Hongrois David Bethléhem et un autre Allemand, Oliver Klemet, qui se sont partagé le podium avec plus de trente secondes d’avance sur Logan Fontaine.

Rebondir dès ce mercredi sur le 5 kilomètres

Un constat partagé quelques heures plus tard chez les femmes, où le titre continental est revenu à l’Italienne Ginevra Taddeucci, devant la Hongroise Viktória Mihályvári-Farkas et l’Italienne Linda Caponi. « L’eau libre est en train de changer », a confirmé Caroline Jouisse, 13e de la course et première Française. « En bassin, ce qui pêche chez moi, ce sont les parties non nagées, donc les départs et les virages. En eau libre, je suis donc devant des filles qui me battent en piscine. La stratégie est différente, il faut savoir prendre les pieds, alors qu’en bassin, on est chacune dans notre ligne. »





Caroline Jouisse visait le podium et ne cachait donc pas sa déception à l’arrivée. « Je me suis trop mis la pression et je n’ai pas réussi à gérer mon stress. J’attendais trop de choses de la course. Je n’ai pas réussi à le gérer, donc je me suis crispée et je n’ai pas trouvé ma nage. » Inès Delacroix et Clémence Coccordano, les deux autres Françaises engagées, ont, elles, terminé aux 15e et 17e places.

Tout le groupe France veut désormais se remobiliser pour les épreuves à venir. « La semaine n’est pas finie », rappelle Marc-Antoine Olivier. « Ça avait été la même chose sur les derniers championnats du monde et j’avais réussi à aller chercher des podiums par la suite (3e sur le 5 kilomètres et sur le knock-out). » « Il reste des courses et l’état de forme est là, donc il n’y a pas de raison », avance de son côté Bertrand Bompieyre. « Les entraînements étaient très bons juste avant le début de la compétition, donc il faut repartir au combat parce qu’il y a encore de belles choses à faire. » À commencer par le 5 kilomètres, ce mercredi.

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