Preview NBA 2024/2025 : La page du titre de 2019 tournée, les Raptors entament une nouvelle ère
SAISON NBA 2024/2025 – Qui va succéder aux Boston Celtics comme champions NBA ? Pendant un mois, la rédaction de Dicodusport vous présente tour à tour les 30 franchises de la grande ligue américaine. Focus aujourd’hui sur les Toronto Raptors, qui s’apprêtent à entamer l’an 1 de leur nouveau projet, faisant suite à plusieurs saisons de transition.

Les mouvements à l’intersaison
Les départs
Gary Trent Jr (Bucks), Jalen McDaniels (Kings), Javon Freeman-Liberty (libre), Jontay Porter (libre), Jordan Nwora (libre), Malik Williams (libre), Mouhamadou Gueye (libre)
Les prolongations
Immanuel Quickley, Garrett Temple
Les arrivées
Davion Mitchell (Kings), JaKobe Walter (19ème choix de la Draft 2024), Jamal Shead (45ème choix de la Draft 2024), Jonathan Mogbo (31ème choix de la Draft 2024, two-way), Ulrich Chomche (57ème choix de la Draft 2024, two-way), Branden Carlson (two-way)
Ja’Kobe Walter is selected 19th overall by the @Raptors in the 2024 #NBADraft presented by State Farm!
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— NBA (@NBA) June 27, 2024
Le 5 majeur des Toronto Raptors
Immanuel Quickley – Gradey Dick – RJ Barrett – Scottie Barnes – Jakob Poeltl
La rotation sur le banc
Meneurs : Davion Mitchell, Jamal Shead
Arrières : Bruce Brown, Ja’Kobe Walter, Garrett Temple
Ailiers : Ochai Agbaji
Ailiers forts : Chris Boucher, Jonathan Mogbo
Pivots : Kelly Olynyk, Ulrich Chomche (two-way), Branden Carlson (two-way)
Les points faibles/points forts
Points faibles : Un banc léger combiné à un manque d’expérience criant
Cet été, le front office des Raptors a poursuivi sa stratégie de rajeunissement de l’effectif. Ainsi, Davion Mitchell est le seul joueur établi dans la ligue à renforcer l’effectif. Autour de cela, une flopée de rookies a débarqué avec Jako’be Walter en figure de proue. L’arrière de Baylor devrait dès cette saison disposer de grosses minutes en sortie de banc au sien d’un groupe très jeune. Kelly Olynyk, Garrett Temple, et Chris Boucher, l’ultime rescapé du titre 2019, font figure de vétérans. Bruce Brown aussi, mais les jours de l’ancien Pacer sont comptés, ce dernier attendant patiemment un trade dans une franchise aux ambitions plus élevées. Ainsi, le roster global semble insuffisant pour espérer mieux qu’une place à l’arraché dans le Top 10.
Pour cela, il faudra que Scottie Barnes franchisse un cap supplémentaire dans son leadership, et qu’il puisse compter sur plus de régularité de la part de Quickley et Barrett, qui seront les deuxièmes et troisièmes options évidentes. Propulsé dans le cinq majeur en cours de saison dernière, Gradey Dick est lui encore en phase d’apprentissage. Au même titre que la plupart des principales rotations sur les postes extérieurs. Dans son optique actuelle, la franchise pourrait encore se montrer active pour ajouter des pièces à un puzzle encore incomplet.
Points forts : Une bonne base à développer et une superstar en gestation
Cette saison, la franchise canadienne devrait pouvoir se mêler à la lutte pour le play-in, mais semble encore trop légère pour passer un cap. Toutefois, les perspectives sont encourageantes. Propulsé en tant que franchise player suite aux départs de VanVleet, Siakam et Anunoby en quelques mois, Scottie Barnes va avoir le champ libre pour exploiter son énorme potentiel.
La saison passée, il a déjà drastiquement augmenté sa production, passant de 15,3 points, 6,6 rebonds et 4,8 passes, à 19,9 points, 8,2 points et 6,1 rebonds. Et on lui demandera encore mieux cette saison. Prolongé au maximum fin juin (270M$ sur cinq ans) après avoir décroché sa première sélection au All-Star Game, il doit désormais s’installer comme une force majeure en NBA.
À ses côtés, il dispose de deux lieutenants prometteurs en RJ Barrett et Immanuel Quickley. Longtemps critiqué pour son manque d’adresse à New York, le premier cité a semblé se décomplexer en tournant à plus de 21 points, le tout à 55 % au tir dont 39 % à trois points ! Le garçon n’est âgé que de 24 ans, et a donc encore de la marge avant d’atteindre son prime. Quickley a également montré de bonnes dispositions dès son arrivée dans le Nord en affichant ses meilleures stats en carrière. Avec Agbaji en chien défensif, et le projet Ja’Kobe Walter à développer, les Raptors dispose d’un solide noyau sur lequel construire.
Now that the season has concluded, here are BBQ’s stats for the year with the Raptors.
Scottie Barnes: 20/8/6 57% TS
RJ Barrett: 22/6/4 62% TS
Immanuel Quickley: 19/4/7 56% TS
The Future Is Bright pic.twitter.com/t1MH8SOd4q
— BarnesMuse (@MuseBarnes) April 14, 2024
Le joueur à suivre : Gradey Dick
Repêché en 13e position de la Draft 2023, Gradey Dick a mis quelques mois avant de s’adapter au jeu NBA. Toutefois, l’ancienne gâchette de Kansas a profité d’une fin de saison sans enjeux pour montrer son utilité. Si son impact défensif reste restreint en raison d’un physique encore léger, il représente une menace offensive bien réelle par son shoot. Pour un rookie, son pourcentage d’adresse extérieure est correct (36%), et il ne fait aucun douter que le garçon a les moyens d’atteindre rapidement les 40 %, comme lors de sa dernière saison NCAA avec les Jayhawks.
En revanche, il doit progresser sur les autres aspects de son enjeu. Il aura profité de la Summer League afin de faire étalage de ses capacités, et son coach avait à ce moment évoqué sa future utilisation : « J’aimerais qu’il soit plus impliqué ballon en main. En attaque, il devrait porter un peu plus le ballon sur le pick-and-roll ». Concrètement, Dick doit donc être plus qu’un shooteur unidimensionnel. S’il souhaite conserver durablement sa place dans le 5 majeur, il devra franchir un cap dès cette saison.

Pronostic en fin de saison : 11èmes à l’Est
Les Raptors n’iront pas en playoffs pour la deuxième année consécutive. Les Canadiens semblent suffisamment armés pour distancer les franchises les plus faibles, mais encore trop tendres pour se hisser dans le Top 10. Le trio Scottie Barnes – RJ Barrett – Immanuel Quickley est encore en rodage, et doit trouver ses repères. Cette saison leur permettra de prendre de la bouteille tout en renforçant le début d’alchimie aperçu sur le bref échantillon visible de février à avril dernier. Un constat qui vaut également pour Dusan Rajakovic sur le banc.
Le Serbe devrait avoir plus de sérénité cette année pour bâtir quelque chose après une première saison perturbée par des mouvements majeurs. À noter que dès le 2 novembre prochain, la franchise honorera le joueur qui lui a permis de faire son trou en NBA, Vince Carter. Cela sera quoi qu’il arrive l’un des moments forts, et incontournables, du prochain cru des Dinos.
🟣 15 FOREVER 🟣 pic.twitter.com/SbhMwNrl18
— Raptors France 🇫🇷🇨🇦 (@Raptors_FR) September 28, 2024


