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Coupe du monde de ski alpin

Pronos, Shiffrin vs Vlhova, petits globes : notre preview de la Coupe du monde féminine de ski alpin

Emilien Descampiaux

Publié le

Pronos, Shiffrin vs Vlhova, petits globes notre preview de la Coupe du monde féminine de ski alpin
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE SKI ALPIN FEMMES 2023-2024 – La Coupe du monde reprendra ses droits ce week-end avec les géants sur le glacier de Solden.

Vers un nouveau duel Shiffrin vs Vlhová

Mikaela Shiffrin est la grande favorite pour décrocher le classement général. Elle devrait empocher plus de 600 points en slalom, et pareil en géant. L’Américaine sera grande favorite aussi pour glaner les petits globes des deux disciplines techniques. Avec son ski tout en sécurité sans pour autant oublier l’engagement, elle est capable de prendre de gros points en vitesse, surtout en Super-G avec la possibilité d’une victoire. Avec 88 victoires au départ de la saison, elle peut en cas de grosse saison atteindre la barre des 100 en fin de saison, et pourquoi pas s’imposer enfin une descente. En cette année, où il n’y aura ni Mondiaux ni Jeux Olympiques, Mikaela Shiffrin peut encore réaliser une saison record.

Principale rivale au gros globe et au petit globe en slalom, Petra Vlhová accuse déjà un potentiel retard de points dans les autres disciplines sur Shiffrin. La Slovaque va devoir dominer le slalom et voir la skieuse du Colorado connaître des gros coups de mou en géant notamment, pour espérer remporter son deuxième gros globe après 2021.

Vlhová est une skieuse plus puissante en raison de sa silhouette plus grande, avec son mètre 80. Elle est aussi à l’aise sur le plat tandis que Shriffin, en revanche, est plutôt une skieuse plus technique, même si Vlhová a un niveau supérieur à la moyenne. Cela a permis à Shiffrin de briller dans différentes disciplines rapidement et d’obtenir des victoires au fil des années, alors que Vhlova doit encore progresser sur ce point-là. Ce sont toutes les deux des travailleuses acharnées, mais Vlhová semble un peu plus décontractée à l’idée que Shiffrin soit meilleure qu’elle. À noter que la native de Liptovský Mikuláš est très appréciée dans la communauté des skieuses féminines, même par Mikaela Shiffrin, qui l’a déclaré à la presse près une séance d’entraînement mutuelle.

Shiffrin, quant à elle, est une perfectionniste qui veut gagner à tout prix, avec des séances vidéos pour continuer à progresser. De plus, elle a une capacité impressionnante à mettre un rythme élevé dès l’entame d’une course. Malheureusement, la Slovaque a eu moins de moyens pour progresser que l’Américaine. Malgré les coups durs, Shiffrin a toujours su retrouver un niveau exceptionnel.

La Suisse, la nation numéro un chez les femmes

Deuxième du général l’an dernier, Lara Gut Behrami va devoir réaliser la même saison pour espérer rester à la même place dans la hiérarchie. Quadruple lauréate du petit globe du Super-G, elle peut atteindre les 500 points dans sa discipline forte. Malheureusement, son irrégularité en descente, voire en géant, peut lui coûter de gros points face à Vlhová et Shiffrin. Sera-t-elle capable de titiller l’Américaine en géant comme la saison passée ?



Corinne Suter sera l’autre fille à surveiller en vitesse du côté suisse, particulièrement en descente, où elle peut rivaliser avec Goggia, par moment, et Štuhec. Enfin, chez les techniciennes, la reine des deuxièmes places, Wendy Holdener, a enfin trouvé le chemin du succès en slalom l’an dernier, à deux reprises même. Malheureusement, elle a déçu en géant et en Super-G. En perte de vitesse dans ces deux dernières disciplines depuis deux saisons, va-t-elle réussir à inverser la tendance ? En tout cas, avec l’Allemande Lena Dürr, elles seront les principales concurrentes de Shiffrin et Vlhová en slalom. À moins que Katharina Liensberger retrouve la confiance.



L’armada italienne

Chez les Transalpines, Federica Brignone a marqué plus de 1000 points lors de trois des quatre dernières saisons. Quand elle a totalement confiance en elle, contrairement à son début de saison passée, elle peut marquer de très gros points en Super-G où elle sera la principale adversaire pour le petit globe, face à Lara Gut Behrami, et en géant. Malheureusement, elle marquera 200 points en vitesse et des miettes en slalom pour espérer mieux face aux deux championnes.

Ensuite, la meilleure descendeuse du monde, Sofia Goggia, devrait conclure ce top 5, sauf grosse blessure dont elle nous a malheureusement habitués avec son style très engagé. Elle visera un quatrième petit globe consécutif en descente avec plus de 700 points. Elle devrait gratter quelques points en Super-G pour terminer à priori vers les 850 points. Néanmoins, on n’est pas à l’abri d’une saison stratosphérique en descente, pour lui permettre d’atteindre les 1000 points et terminer au pied du podium du gros globe.

Brignone et Goggia seront les cheffes de fil d’une équipe d’Italie très forte avec Marta Bassino, lauréate du petit globe de géant en 2021 et capable de laisser parler sa technique en Super-G. Attention également à Elena Curtoni.

La principale adversaire de Goggia pour le petit globe de la descente pourrait être la revenante Ilka Štuhec qui a retrouvé le chemin des podiums et de la victoire durant l’hiver 2022-2023, avec une deuxième place dans la descente de Saint-Moritz le 17 décembre, puis le 20 janvier, une autre deuxième place dans la première descente de Cortina d’Ampezzo, avant de s’imposer lendemain sur l’Olympia Delle Tofane, sa première victoire en Coupe du monde, 1494 jours après son succès à Val Gardena le 19 décembre 2018.

Souvent placée, mais pas souvent gagnante, Ragnhild Mowinckel va devoir conclure plus souvent pour espérer grimper dans la hiérarchie du gros globe. Néanmoins, la Norvégienne a passé un petit cap l’hiver dernier et elle est devenue une valeur sûre dans trois disciplines : le géant, le Super-G et la descente. Elle montrera la voie à ses compatriotes Kajsa Vickhoff Lie en vitesse et Thea Louise Stjernesund en géant.

Enfin, du côté de l’équipe de France, l’inquiétude risque de régner en ce début de saison du côté des techniciennes, avec les départs à la retraite de Tessa Worley, Coralie Frasse Sombet et Nastasia Noens. Pour la vitesse, les Bleues compteront sur Romane Miradoli qui est capable de gros coups ici et là. Elle emmènera derrière elle Laura Gauché, auteure de son premier podium en Coupe du monde l’hiver dernier. Clara Direz va devoir assumer un statut de leader en géant, mais elle doit retrouver de la confiance pour guider la jeune garde.

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