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Rallye WRC

Rallye du Kenya 2024 : Les tops et flops

Maxime Cazenave

Publié le

Rallye du Kenya 2024 : Les tops et flops
Photo Icon Sport

RALLYE  WRC DU KENYA 2024 – Ce weekend, Kalle Rovanperä (Toyota) a remporté le rallye du Kenya en survolant l’épreuve de A à Z. Le Finlandais décroche pour la deuxième fois de suite la victoire sur des routes piégeuses. Au milieu d’un festival de problèmes en tous genres, Takamoto Katsuta valide un doublé pour l’écurie japonaise. Le Français Adrien Fourmaux (Ford) complète le podium, et poursuit son excellente entame de saison.

Kalle Rovanperä impérial, Katsuta valide un doublé Toyota

Il y a plus d’un mois en Suède, Kalle Rovanperä avait tout perdu au bout de seulement quatre spéciales pour son retour à la compétition. En terres kényanes, le double champion du monde en titre avait à cœur de remettre les pendules à l’heure. Mission réussie puisque le Finlandais a littéralement survolé les débats. Dès le vendredi, il a assis sa domination en remportant les six spéciales du jour ! Pendant que ses principaux concurrents ont quasiment tous connu divers problèmes, le pilote Toyota a volé. Largement en tête, il a ensuite réalisé une samedi solide pour renforcer son avance, avant d’assurer le coup le dimanche. Au final, il l’emporte avec une avance considérable sur son coéquipier Takamoto Katsuta (1m37s).

En Suède, le Japonais était parti tambours battants avant de rapidement tout perdre en fonçant dans un mur de neige. Cette fois-ci, le pilote japonais s’est montré impeccable, s’offrant même un temps scratch sur l’ES8 afin de se hisser sur la deuxième marche du podium. Comme son coéquipier, il n’aura pas eu besoin de forcer son talent le dimanche, les positions étant déjà quasiment figées.

Deuxième podium de rang pour Adrien Fourmaux !

Le retour d’Adrien Fourmaux en WRC se passe pour le moment à merveille ! Alors qu’il dispose de la voiture la moins performante du plateau au volant de sa Ford, le pilote tricolore gratte tout ce qui lui est offert par la concurrence. Déjà 3e en Suède, il a récidivé en décrochant un deuxième podium consécutif au Kenya. Dans un rallye extrêmement piégeur, la faute à des cailloux conséquents émaillant la route, il est l’un des trois seuls pilotes à ne pas avoir connu de contre-temps.

Prudent et appliqué, il n’a ainsi pas signé de temps référence, et s’est donc contenté d’assurer le minimum syndical pour ramener sa voiture à bon port. En particulier le dimanche alors que la place sur le podium était acquise. Sans véritablement attaquer, il termine à plus de deux minutes de la 1e place. Avec cette nouvelle performance de choix, il se positionne donc également à la 3e place du classement général (46 points). Une véritable prouesse, et également un contraste terrible avec son coéquipier qui est lui en grande difficulté cette saison.

Elfyn Evans et Thierry Neuville ne se quittent plus

Tous deux à la lutte pour la première place du classement général, Elfyn Evans (Toyota) et Thierry Neuville (Hyundai) semblent partis pour se livrer un duel passionnant. Alors que leurs voitures semblent afficher un niveau de performance plus ou moins similaire, les deux pilotes ont aussi vécu un weekend délicat. Malgré tout, ils sont parvenus à limiter la casse en prenant respectivement les 4e et 5e places. Evans a multiplié les crevaisons qui lui ont ainsi fait perdre de grosses secondes, l’éloignant définitivement du podium avant même l’ultime journée. De son côté, Neuville a lui perdu une dizaine de minutes le samedi après-midi en raison d’un problème de pompe à essence.





Les deux hommes ont donc ensuite réagi lors de la dernière journée en signant deux temps scratchs chacun. Une belle performance puisque si le trio de tête est resté sobre, les autres grands perdants du weekend ont bombardé pour grappiller quelques points. Au général, la différence reste donc infime entre les deux hommes, Thierry Neuville (67 points) disposant de six petits points d’avance sur Elfyn Evans (61 points).

Tänäk, Lappi et Munster aux abois

On l’avait quitté sur la plus haute marche du podium en Suède. S’il se montrait ambitieux au Kenya, Esapekka Lappi aura perdu tout espoir de doublé dès le vendredi, la faute à un problème de transmission. Cette journée sera d’ailleurs cauchemardesque pour Hyundai puisque de son côté, Ott Tänak a percuté de plein fouet un rocher au sol, provoquant immédiatement son abandon. Les deux hommes se sont donc retrouvés à batailler dans les tréfonds du classement le samedi, avant de tout donner le dimanche pour limiter au maximum la casse. Tänak prend au final une anecdotique 8e place globale tandis que Lappi ne craque même pas le Top 10 (8e). Au général, l’Estonien s’en tire mieux (33 points) que le Finlandais (23 points), mais les deux pilotes ont déjà pris un retard conséquent dans la lutte au titre mondial.

Enfin, Grégoire Munster poursuit son rude apprentissage du WRC. Pendant que son coéquipier tricolore surprend, le Luxembourgeois n’y arrive pas au volant de sa Ford. Si lors des deux premiers rallyes, sa fougue l’avait conduit à des erreurs fatales, cette fois-ci la malchance s’en est mêlée. Au même titre que Fourmaux, il a adopté une stratégie plus prudente. Malgré le retard accumulé le vendredi soir (plus de trois minutes), notamment sur son coéquipier (plus d’une minute), il se retrouvait 6e au général suite aux déboires deux pilots Hyundai. Malheureusement, dès le lendemain matin, tout s’est effondré. La faute là encore à une pierre. Relégué à près d’une heure de la tête, sa fin de rallye sera anecdotique, tout comme son positionnement final lointain (15e). Avec un minuscule point pris jusque-là, le Luxembourgeois pointe à une triste 19e place au classement général, et devra absolument rebondir en Croatie.

Greensmith seul au monde en WRC2

Sur les routes kényanes, le plateau WRC2 était restreint puisque seulement dix pilotes étaient en lice, dont trois locaux (Patel, Tundo et Virani). Absent lors des deux premières épreuves, Gus Greensmith (Skoda) effectuait sa rentrée. Rentrée qui s’est bouclée en apothéose avec une très large victoire. En effet, alors que l’on semblait se diriger vers un duel avec son coéquipier Oliver Solberg, vainqueur en Suède, ce dernier a perdu près de deux minutes dès l’ES3 en raison d’une crevaison. En conservant un excellent rythme tout au long du vendredi, le Britannique a ainsi terminé la journée avec plus de trois minutes d’avance sur son premier poursuivant ! Il a ensuite assuré le coup pour rallier l’arrivée en tête.

Derrière, Oliver Solberg a lui effectué une belle remontée pour aller chercher la 2e place (+1m23s). Plus loin, tout le plateau a connu des problèmes divers. Au milieu de cela, le Polonais Kajetan Kajetanowicz a validé un triplé en Skoda ne pointant à plus de… 8 minutes ! Seul Français engagé ce weekend dans la catégorie, Nicolas Ciamin (Hyundai) échoue au pied du podium. Au général, Solberg prend seul la tête (43 points) devant un trio qui se tient en un point composé de Yohan Rossel (25), Gus Greensmith (25), et donc Nicolas Ciamin (24).

Les pilotes WRC seront de nouveau en action rapidement puisque le Rallye de Croatie, quatrième de la saison, sera disputé du 18 au 21 avril prochain.

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