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Reda Oudgou : « On va essayer de faire un beau truc au MMA Grand Prix »

Idriss Ahamada

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Reda Ougdou : "On va essayer de faire un beau truc au MMA Grand-Prix"
Photo MMA

À 2 jours du MMA Grand Prix de Paris, Dicodusport a rencontré Reda Oudgou. Le Vitriot nous a parlé de son parcours et sa préparation pour son combat face à Alix Jeanguillaume.

Reda, présentez-vous, en quelques mots

Reda Oudgou, 30 ans. J’habite à Vitry-Sur-Seine, ville où j’ai grandi et me suis entraîné toute ma vie. Je suis père, coach et boxeur.

C’est votre 1er combat depuis le début de la pandémie. Est-ce que le contexte sanitaire a affecté votre préparation ?

Oui forcément. Ça a affecté la préparation de tous les combattants. Après, j’ai eu la chance que le patron de la salle ait pu nous laisser l’accès aux locaux, vu que les professionnels pouvaient s’entraîner. Ça représente un coût financier important pour lui. Mais ça nous a permis à nous, de nous entraîner correctement et régulièrement pendant 1 an. On a dû subir des tests PCR pour avoir accès à la salle. Et on a pu se préparer entre pros.

En plus de la pandémie, c’est aussi votre 1er combat en MMA depuis 2018. Qu’est-ce qui vous a poussé à revenir à cette discipline ?

Même si mon dernier combat remonte à 2018, je combattais en MMA il y a près de 10 ans. A l’époque, c’était uniquement à l’étranger, car le MMA n’était pas légal en France. Donc j’allais régulièrement en Belgique, Allemagne, Suisse… Mais je n’ai jamais eu la chance de combattre en MMA en France, sauf en Pancrace.

L’année dernière a été compliquée. Je viens du pieds-poings, boxe thaïlandaise et kickboxing. On m’a annulé environ 5 combats dans l’année. Donc la première occasion qui s’est présentée, j’ai foncé dessus. Même si ce n’est pas mon domaine de prédilection, c’est juste pour le plaisir de retrouver les rings.



Vous affrontez ce jeudi Alix Jeanguillaume. Que savez-vous de votre adversaire ?

Pas grand chose. Je ne suis pas du genre à regarder le profil de mes adversaires, je laisse ça aux coachs. Je m’occupe de l’entraînement, la perte de poids et je me focalise sur moi-même. Tout ces aspects-là, je les laisse au staff.



Vous avez désormais 30 ans. Quels sont vos objectifs pour la suite de votre carrière ?

À court terme, ça serait sympa de repartir un peu en MMA. Après, dans ma carrière, j’ai toujours un peu vadrouillé entre le pieds-poings et le MMA. On m’a proposé plus de combats en pieds-poings. En même temps, le rythme dans les deux disciplines est différent. Il m’est arrivé d’être sur le ring tous les mois en pieds-poings. En MMA, c’est différent. Il y a plus d’aspects à travailler niveau physiologie. Et les préparations n’ont rien à voir.



Pour le long terme, je suis déjà coach et je donne des cours depuis 6-7 ans. Même pendant mes préparations, je continue à donner des cours. Je ne lâche pas mes élèves. Je suis plutôt axé sur des enfants, donc si je dois avoir un projet à long terme, c’est avec des jeunes. C’est important, car ça leur permet de se discipliner et de sortir un peu du quartier. Je viens de Vitry. Je ne vais pas tomber dans le cliché, mais ce n’est pas une ville toute rose. Sans la salle et la boxe, j’aurais pu avoir une autre vie. Si ça peut permettre à d’autres enfants d’éviter ces pièges-là, c’est tant mieux.

Le mot de la fin ?

Ça me tient à cœur. Durant ma préparation, j’ai perdu mon coach Jean-Marie Merchet. Il me suit depuis que je suis jeune. C’est lui qui m’a maintenu à la salle et m’empêchait de trainer dehors. C’était un grand monsieur, qui a fait beaucoup pour les sports de combat en France. Il m’a sorti de la rue moi, mais aussi des milliers d’autres. Il a fait énormément de champions, et tenu sa salle pendant 40 ans. Son décès pendant la préparation était un coup dur.

Mais c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu faire ce combat. On ne m’a pas prévenu si tôt que ça. Mais j’ai voulu le faire pour lui. Pour lui rendre hommage, on va essayer de faire un beau truc au MMA Grand Prix.

Idriss Ahamada

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