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Cyclisme sur route

Remco Evenepoel : une saison 2025 en demi-teinte avant le grand saut chez Red Bull-Bora-Hansgrohe

Emilien Descampiaux

Publié le

Remco Evenepoel une saison 2025 en demi-teinte avant le grand saut chez Red Bull-Bora-Hansgrohe
Photo Icon Sport

En 2025, Remco Evenepoel a connu une année mitigée pour sa dernière saison au sein de la Soudal Quick-Step. Analyse de la saison du coureur belge avant son départ chez Red Bull-Bora-Hansgrohe.

Le début de saison de Remco Evenepoel a été retardé par une grosse chute à l’entraînement pendant l’hiver. Malgré cela, le Belge a réussi un retour remarqué en s’imposant au sprint devant Wout Van Aert sur La Flèche Brabançonne et en tenant tête à Tadej Pogačar sur l’Amstel Gold Race.

Mais son manque de préparation s’est fait sentir sur la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, où il n’a pas pu rivaliser sur la durée. Néanmoins, le natif d’Alost a conclu cette première partie de saison sur une note encourageante avec un top 5 au Tour de Romandie et une victoire sur le contre-la-montre final.

Abandon sur le Tour de France

La suite de la saison a été entièrement tournée vers le Tour de France, avec pour ambition de décrocher un podium et de se rapprocher des deux monstres Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard. Sur le Dauphiné, les signaux étaient positifs : vainqueur du chrono, Evenepoel affichait une bien meilleure condition en montagne que l’année précédente.

Quelques semaines plus tard, il remporte le contre-la-montre des championnats de Belgique avant d’échouer sur la course en ligne, battu par Tim Wellens et son ami Jasper Philipsen. Tout laissait penser qu’il arrivait prêt pour la Grande Boucle.

Un début de Tour pourtant poussif : mal placé lors de la bordure de la première étape, discret sur les arrivées pour puncheurs… Malgré une victoire sur le chrono de Caen, les signaux d’alerte se sont confirmés dans la moyenne montagne. Le Belge a peiné à rivaliser dans les Pyrénées, notamment sur le chrono de Peyragudes. Finalement, Remco Evenepoel a dû abandonner, diminué par des douleurs aux côtes consécutives à une chute sur la course en ligne des championnats de Belgique. Son été s’est terminé sur une déception.





Un automne de haute volée

De retour à l’entraînement, Evenepoel a ciblé l’automne pour sauver sa saison. Objectif : les titres en contre-la-montre. Mission à moitié réussie. Le Belge conserve son maillot arc-en-ciel de champion du monde du chrono et décroche le titre européen dans l’exercice. Sur la route en revanche, il s’incline à chaque fois derrière un Tadej Pogačar intouchable — aux Mondiaux, aux Europe et au Tour de Lombardie. Malgré tout, Remco reste le meilleur derrière le Slovène sur des parcours exigeants.

Fin d’été, il officialise son départ de la Soudal Quick-Step pour rejoindre la Red Bull-Bora-Hansgrohe. Fini le cocon du Wolfpack : il intègre une formation dense, déjà menée par Primož Roglič, Florian Lipowitz (3e du dernier Tour) et Jai Hindley. Un changement majeur, censé lui offrir de nouvelles armes pour rivaliser avec les cadors du peloton.

Remco Evenepoel peut-il encore progresser ?

Dans le contre-la-montre, Evenepoel a déjà atteint une forme d’excellence : il est sans doute le meilleur rouleur du monde. Son axe de progression se situe donc ailleurs, en montagne, où il doit encore apprendre à encaisser les attaques explosives de Pogačar après de longs tempos, et à rivaliser sur les forts pourcentages.

Peut-il, à l’image d’un Miguel Indurain en son temps, combler ces lacunes par le travail et la science de la course ? C’est tout l’enjeu de son passage chez Red Bull-Bora-Hansgrohe. Reste à savoir s’il continuera à viser le Tour de France, territoire verrouillé par Pogačar et Vingegaard, ou s’il choisira de revenir sur le Giro pour tenter de conquérir un deuxième Grand Tour en carrière. Réponse dans les prochains mois.

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