Nous suivre
Hockey sur glace

Robin Gaborit (Ducs d’Angers) : « On a une envie folle de décrocher ce titre »

Maxime Cazenave

Publié le

Robin Gaborit (Ducs d’Angers) : « On a une envie folle de décrocher ce titre »
Photo Icon Sport

LIGUE MAGNUS 2024-2025 – Ce vendredi soir, les finales de Ligue Magnus opposant les Ducs d’Angers aux Brûleurs de Loups de Grenoble vont débuter à Pôle Sud. Entre les deux meilleures équipes de la saison, une bataille acharnée est attendue. En préambule à cette échéance capitale, l’expérimenté attaquant des Ducs, Robin Gaborit, nous a livré son ressenti.

Il était difficile d’imaginer une affiche plus belle que celle-ci pour mettre un terme à la saison 2024-2025 de Ligue Magnus. Après avoir trusté les deux premières places de la saison régulière, et s’être affrontés en finale de Coupe de France, Grenoble et Angers vont remettre le couvert en finale du championnat, à partir de vendredi soir.

« S’il y a bien une équipe qui a embêté Grenoble cette année, c’est Angers »

Jusque-là, l’avantage est aux Ducs. En saison régulière, ces derniers avaient remporté les deux premiers duels, avant de s’incliner les deux suivants. Mais entre-temps, ce sont bien eux qui ont soulevé le Trophée Pete-Laliberté à l’Accor Arena, en remportant cette fameuse finale de Coupe de France. Les Angevins ont donc trouvé la clé pour mettre en difficulté le vainqueur de la saison régulière. Pilier de l’alignement local depuis plus d’une décennie, Robin Gaborit aborde avec confiance ce rendez-vous crucial, tout en donnant les clés de cette confrontation :

S’il y a bien une équipe qui les a embêtés cette année, c’est nous. Maintenant, on sait très bien que ça va être une tout autre affaire qu’en Coupe de France parce qu’on ne parle pas d’un match couperet, mais bien d’une série. Si on va au match 7, ça pourra être un élément de comparaison. On se concentre avant tout sur la manière dont on les a fait déjouer cette année. C’est être patient, tout en gérant et contrôlant nos émotions, puisque c’est une équipe qui aime jouer avec le palet. Quand on applique notre système et qu’on les prive d’oxygène, d’espace, ils ont moins le temps de manœuvrer et c’est quelque chose qui peut les déranger. Notre groupe a prouvé qu’on pouvait les gêner donc on a confiance en nous, et on y va le couteau entre les dents.

YouTube video

Une confiance boostée par le balayage des Boxers

Il faut dire que les Ducs ont réalisé des playoffs de qualité jusque-là. Si les Pionniers les ont poussés à une série en six matchs en quarts de finale, ils ont ensuite détonné en demi-finales. Dans une série que l’on attendait étouffante face au finaliste sortant, Bordeaux, les Angevins ont créé la sensation en balayant en quatre matchs secs les Boxers ! Le tout en faisant preuve d’un caractère incroyable pour renverser dans le money-time deux premiers matchs très mal engagés à l’IceParc.

Le 4-0 ne reflète pas forcément le contenu des matchs. Mais là où on a été très bons, c’est qu’on a su faire la différence dans les moments importants. Lorsqu’on était en difficulté on a eu la meilleure des réactions. Ce sont des choses que seuls les grands groupes et les grandes équipes parviennent à réaliser donc c’est très positif pour nous.

Après six finales perdues, les Ducs prêts à vaincre le signe indien ?

Cette finale aura malgré tout une saveur particulière pour les Ducs. En effet, si le club est installé depuis vingt ans au sommet du championnat, ce dernier s’est toujours cassé les dents au moment de conclure. Présent dans l’Anjou, l’attaquant français a ainsi pris part à cinq des six finales perdues par le club angevin depuis sa première, disputée en 2010. À l’instar de Clermont en Top 14, qui a accumulé les défaites en finale (10) avant d’accrocher un titre, les Ducs espèrent enfin vaincre le signe indien.

Est-ce que cela apporte donc de la pression au moment d’aborder cette 7ème finale ? « On n’a pas de pression particulière. Ce passif renforce notre envie de gagner, mais pas la pression qu’il y a autour. Franchement, on est très contents d’y être, et on a une folle envie de décrocher ce titre. Le ressenti est très bon avant d’aborder cette finale », insiste Robin Gaborit.

Jonathan Paredes, l’homme idoine pour mener les Ducs au sommet

Un ressenti positif qui doit beaucoup au nouvel homme fort du club, intronisé sur le banc de touche en début de saison : Jonathan Paredes. Celui qui s’était révélé à la tête d’autres Ducs (de Dijon) il y a dix ans s’est imposé comme l’un des entraîneurs les plus en vogue dans l’hexagone. Grâce notamment à son aventure folle à Cergy-Pontoise. En quelques années, il aura ainsi fait passer les Jokers du milieu de tableau de Division 1 aux demi-finales de Ligue Magnus, avant d’effectuer une pige à l’étranger du côté de Nottingham. Revenu dans l’hexagone aux commandes des Ducs d’Angers, le quadragénaire a imposé sa patte sur le groupe pour remettre l’équipe sur le devant de la scène.





John excelle dans le travail de préparation des matchs, constate Robin Gaborit. Mais son gros point positif réside dans sa capacité à rallier tout le monde. Il a une vraie force pour apporter de la joie et travailler dans la bonne humeur. Pour moi, que ce soit dans le hockey ou tout corps de métier, c’est la clé du succès. Et John est fort pour créer un groupe qui vit bien ensemble, et accepte de travailler fort tout en s’amusant. C’est ce qu’il se passe cette année, et on voit que ça porte ses fruits !

Avec un coach qui fait l’unanimité, un groupe solide pouvant s’appuyant sur un gardien en feu depuis le début des playoffs (Matthew O’Connor), mais aussi le meilleur pointeur de la saison (Braeden Shaw), ainsi que de l’expérience à tous les étages, le collectif angevin semble avoir toutes les cartes en main pour tenir tête aux Brûleurs de Loups, et enfin ajouter son nom au palmarès de la Ligue Magnus. Ce qui récompenserait près de deux décennies de régularité folle au plus haut niveau.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *