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Roland-Garros 2025 : Jannik Sinner explose Alexander Bublik et file en demi-finales

Etienne Goursaud

Publié le

Roland-Garros 2025 - Jannik Sinner explose Alexander Bublik et file en demi-finale
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2025 – Encore une fois d’une solidité sans faille, Jannik Sinner composte son ticket en demi-finale contre Alexander Bublik (6-1, 7-5, 6-0). Le numéro un mondial n’a toujours pas perdu le moindre set cette année, Porte d’Auteuil

À défaut de s’emballer par un suspense insoutenable – loin de là – on va s’emballer du match à distance entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz. Après la démonstration de l’Espagnol, tenant du titre, ce mardi soir contre Tommy Paul (6-0, 6-1, 6-4), le numéro un mondial a répondu avec la manière forte. En corrigeant Alexander Bublik (6-1, 7-5, 6-0) après une vraie démonstration, ce mercredi, sur le court Philippe Chatrier. Où il a châtié son adversaire, pourtant invité surprise de ces quarts de finale. Seulement 1h47 de jeu. Après le gros suspense entre Lois Boisson et Mirra Andreeva, il fallait un peu se mouiller la nuque, devant l’écart de niveau entre les deux joueurs. En attendant, toujours pas de sets perdus dans le tournoi et seulement 36 jeux perdus depuis le début de la quinzaine (sept par match… et six sur ce match).

Jannik Sinner en mode expéditif dans le premier set

Si on se demandait si le match pouvait être accroché entre les deux hommes, premier élément de réponse dès le début de match. Avec un Jannik Sinner qui ne semble décidément pas trop aimer le suspense à Roland-Garros. Après un 8ème de finale expédié contre Andrey Rublev (6-1, 6-3, 6-4), l’Italien est parti sur les mêmes bases que lors des matchs précédents. Sans qu’Alexander Bublik ne soit mauvais, le Kazakhstanais a pris un raz de marée d’entrée de jeu (5-0 au bout de 22 minutes de jeu). Huit coups gagnants pour deux fautes directes pour le numéro un mondial qui réalise alors une véritable démonstration dans la partie. Et si l’Italien a un peu plus donné en fin de set, il conclut aisément ce premier set (6-1). Néanmoins, libéré du premier jeu gagné, le Kazakhstanais a commencé à voler dans les plumes de son adversaire. Avec deux balles de debreak à 5-1.

Avant d’accélérer au bon moment dans le second

Jannik Sinner le sait, la surprise de ce tournoi, Alexander Bublik, n’est surtout pas à prendre à la légère. Ce joueur si fantasque, capable du meilleur comme du pire, a renversé des situations compliquées. Mené deux manches à rien au 2ème tour contre Alex de Minaur et un set un break contre Jack Draper, en 8ème de finale. Capable de prendre feu à la moindre étincelle. Le début de second set est équilibré sans l’être. Bublik parvient à tenir son service (3-3). Mais ne marque que deux petits points sur le service de l’Italien, jamais vraiment inquiéter son adversaire. Néanmoins, au fil du set, la qualité de ce match, qui a peiné à décoller, monte petit à petit.

Sauf que, quand on joue un tel joueur, il ne faut rien donner, rien lâcher. Et faire 16 fautes directes, quand ton adversaire n’en fait que 3 dans le set, cela fini par se payer cash. Pourtant, dos au mur à 15-40 sur son service, Alexander Bublik sauve admirablement la première balle de break contre lui. Mais commet une vilaine double-faute sur le second set. Qui offre sur un plateau le break à Jannik Sinner. Qui n’en demandait pas tant, pour conclure la seconde manche 7-5. En ne perdant que cinq petits points sur son service, dont deux, seulement, sur son second service. Même dans un set plus serré, il y a un vrai monde d’écart entre les deux joueurs, dans ce quart de finale.

Encore une bulle pour Jannik Sinner

C’est l’ultime tournant de ce match. Le dernier set sera un long chemin de croix en mondovision pour le Kazakhstanais, admirable dans le tournoi, mais dépassé sur ce match. Pourtant, il a tenté de s’accrocher. Il sauve quatre balles de double break, avant de céder. Il prendra une valise et six jeux de rang, neuf, si on compte la fin de la seconde manche. 31 coups gagnants, 13 fautes directs dans le match. Clair comme de l’eau de roche. Il n’a concédé que deux balles de break, contre 14 obtenues. Un monde d’écart.





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