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Roland-Garros 2025 : Jannik Sinner, Jack Draper, Lois Boisson, le résumé du samedi 31 mai

Léo Derambure

Publié le

Roland-Garros 2025 Jannik Sinner, Jack Draper, Loïs Boisson, le résumé du samedi 31 mai
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2025 – Ce samedi marquait la fin de la première semaine de Roland-Garros, avec les derniers matchs du troisième tour au programme. Si Arthur Fils a finalement dû déclarer forfait, toute l’attention s’est portée sur un duel 100 % tricolore du tableau féminin : Elsa Jacquemot face à Lois Boisson.

Une opposition en dents de scie entre Jacquemot et Boisson

Personne n’aurait parié, en début de tournoi, sur une affiche 100 % française entre Elsa Jacquemot et Lois Boisson pour une place en huitième de finale à Roland-Garros. Et pourtant, les deux joueuses tricolores réalisent jusque-là un parcours remarquable.

C’est Lois Boisson qui entre le mieux dans la partie, gagnant le premier set 6-3 grâce à un jeu offensif. Mais rapidement, la jeune Française ressent une gêne, visiblement au genou, le même qui l’avait contrainte à une longue absence l’an passé après une rupture des ligaments croisés. Elle fait appel au physio entre les deux sets, et la suite devient un calvaire : Jacquemot, opportuniste, inflige un sévère 6-0 et en profite pour gagner en confiance, se libérant totalement dans ses frappes.

Alors que Boisson affiche une mine basse, multipliant les regards vers son clan, l’hypothèse d’un abandon semble se dessiner. Pourtant, la Dijonnaise serre les dents et revient sur le court pour un troisième set à couteaux tirés. Le niveau de jeu devient décousu, la tension monte, les breaks et débreaks s’enchaînent, accompagnés de nombreuses fautes directes des deux côtés.

Mais dans le money time, c’est finalement Boisson qui parvient à élever son niveau. Elle fait la différence en toute fin de match, sur quelques jeux de très haute intensité, où le relâchement des deux joueuses libère leur puissance. Score final : 6-3, 0-6, 7-5. Une victoire au courage, qui permet à Lois Boisson de se qualifier pour les huitièmes de finale d’un Grand Chelem, le plus bel exploit de sa jeune carrière.

Sur les autres courts, la jeune prodige russe Mirra Andreeva n’a pas tremblé : elle s’est imposée avec autorité face à la Kazakhe Yulia Putintseva, confirmant un peu plus sa montée en puissance. La surprise du jour est signée Daria Kasatkina. La Néo-Australienne a dominé l’Espagnole Paula Badosa en deux sets secs, dans un match à sens unique.





La qualification fut plus laborieuse pour Jessica Pegula : l’Américaine a dû s’employer pendant trois sets pour venir à bout de Marketa Vondrousova, quart de finaliste sortante, au terme d’une rencontre accrochée.

La vague américaine déferle

Côté américain, la dynamique est excellente. Coco Gauff s’est qualifiée non sans difficulté : après un premier set maîtrisé, elle s’est compliquée la tâche dans le second, poussée jusqu’au tie-break par sa rivale du jour, avant de conclure.

Dans un duel 100 % américain particulièrement accroché, Madison Keys a pris le dessus sur Sofia Kenin au terme d’un véritable bras de fer : 4-6, 6-3, 7-5. Les deux joueuses ont offert un beau spectacle, mais c’est Keys qui rallie finalement les huitièmes. Elles seront rejointes par Hailey Baptiste, 70e mondiale, qui continue son beau parcours. Avec trois représentantes en deuxième semaine, les États-Unis affichent une belle densité côté féminin.

Sinner en rouleau compresseur, Zverev et Draper assurent

Une chose est sûre : Jannik Sinner n’avait pas l’intention de s’éterniser sur le court Suzanne-Lenglen. L’Italien, impérial, n’a laissé que trois petits jeux à Jiri Lehecka pour s’imposer en seulement 1h35. Un véritable récital qui lui permet de rallier les huitièmes de finale sans avoir puisé dans ses réserves.

Alexander Zverev, finaliste l’an passé, a lui aussi tenu son rang. Opposé à Flavio Cobolli, récent vainqueur du tournoi ATP 500 de Hambourg, l’Allemand a livré une prestation solide, s’imposant en trois sets.

Enfin, dans l’affiche du jour, Jack Draper n’a laissé aucune chance à la pépite brésilienne Joao Fonseca. Le Britannique a maîtrisé son sujet de bout en bout (6-2, 6-4, 6-2) et retrouvera Alexander Bublik au prochain tour, ce dernier s’étant facilement débarrassé du Portugais Henrique Rocha, probablement fatigué en étant issu des qualifications.

Du côté des doubles, la paire franco-monégasque composée d’Édouard Roger-Vasselin et Hugo Nys a signé une victoire nette et sans bavure, s’imposant 6-2, 6-2.  Autre satisfaction tricolore : Arthur Rinderknech, associé au Portugais Nuno Borges, n’a pas tremblé non plus. Le duo s’est imposé avec maîtrise face à ses adversaires du jour, sur le score de 6-3, 6-2.

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