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Roland-Garros 2025 : Le résumé du troisième jour des qualifications

Tom Compayrot

Publié le

Roland-Garros 2025 : Le résumé du troisième jour des qualifications
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2025 – Aujourd’hui avait lieu à la Porte d’Auteuil le second tour des qualifications, hommes et femmes confondus. Quinze Français étaient prévus, mais les matchs ont été interrompus en milieu de journée à cause de la pluie. Seules les rencontres du court Suzanne Lenglen – qui est équipé d’un toit – ont été maintenues.

Quatre heures de tennis sur les courts annexes

La première partie de la journée n’aura duré que quatre petites heures. Le temps pour deux tricolores de s’imposer : Kyrian Jacquet (n°151) et Carole Monnet (n°227). Le premier montre encore une fois sa dangerosité quand il arrive à éviter les pépins physiques. Après un premier match facilement gagné lundi, il a pris le dessus ce mercredi sur l’Italien Napolitano (n°603), 6-3 2-6 6-0, dans des conditions humides et lentes qui avantageaient pourtant ce dernier.

Mais Jacquet a pris le jeu à son compte, réussissant 36 coups gagnants pour seulement 14 fautes directes ! « Je suis fier d’être au troisième tour, je donnerai tout pour aller chercher ce tableau final que j’ai toujours voulu jouer » a-t-il annoncé en conférence de presse. Hasard du tirage : il affrontera pour cela l’Autrichien Rodionov (n°225), qu’il avait justement battu à l’US Open au 3e tour des qualifications l’année dernière.

Quant à Monnet, elle a gagné pour la première fois deux matchs d’affilée à Roland-Garros. Sèchement battue au premier tour en 2023 et 2024, la Française de 23 ans montre cette fois un autre niveau. « J’ai eu une fracture du tibia qui m’a mise à l’arrêt pendant 3 mois, je n’étais même pas sûre de rejouer cette saison… J’ai pris du recul sur la vie de joueuse de tennis, et je me suis aperçue que je ne profitais pas assez des moments, car on est toujours dans une spirale. » Elle est à 10 victoires pour 4 défaites depuis sa reprise en avril. Aujourd’hui, c’est sur le Suzanne Lenglen qu’elle a réussi à battre sa compatriote Fiona Ferro (n°344), 7-5 6-2. Un match rêvé pour elle, la réalisation d’un rêve d’enfant selon ses mots. Il ne lui reste plus qu’une marche à franchir pour atteindre le Graal : la qualification dans le tableau final.

Sur le Lenglen, Blancaneaux se transcende, Erhard et Belgraver échouent

Plus tard dans la journée, un troisième tricolore les a rejoint au dernier tour : Geoffrey Blancaneaux (n°270). Le vainqueur de Roland-Garros Juniors en 2016 est quasiment automatique à ce niveau de compétition : il a toujours atteint le troisième tour des qualifications lors de ses trois dernières participations. Cette fois, il a n’a eu aucun problème à gérer la pression d’un court Suzanne Lenglen plein à craquer.

Dernier match de la journée, son affrontement contre le Brésilien Seyboth Wild (n°112) a été plus rapide que prévu : 6-3 6-3. Il a poussé son adversaire à toujours jouer un coup de plus, ce qui l’a fait dégoupiller. « J’ai toujours fait du tennis pour jouer devant du monde, dans les grands événements. On se bagarre tous les jours en Challenger, parfois sans personne qui nous regarde, c’est très dur. On fait ça pour vivre des moments comme aujourd’hui, ce sont des émotions qui resteront à vie. » Il s’est avéré confiant avant son troisième tour contre le vainqueur du match entre le Monégasque Vacherot (n°234) et le Géorgien Basilashvili (n°132) : « Je l’ai déjà fait une fois [de se qualifier, en 2022] et je vais réitérer l’exploit, j’en suis sûr. »





Les trois autres tricolores qui ont eu le temps de jouer ont perdu. À commencer par Margaux Rouvroy (n°248) sur le court n°7, au cœur d’un nouveau match marathon de plus de 3 heures. Mais cette fois perdu face à la Serbe Stojanovic (n°170), 6-3 5-7 5-7. Pour le reste, il y a eu deux défaites consécutives sur le Lenglen. En premier, Mathys Erhard (n°268). Avec le toit fermé, c’est un véritable volcan qui a soutenu le jeune toulousain contre le Kazakh Shevchenko (n°97). Il s’est transcendé dans une ambiance inédite pour lui, avant de finalement craquer dans le super tie-break final, qu’il menait 5-2 avant de perdre… huit points d’affilée et de s’incliner 6-3 3-6 6-7. Perclus de crampe, il s’est écroulé au sol aussitôt la balle de match terminée.

Ensuite, Julie Belgraver (n°306) s’est cassée les dents sur l’Ukrainienne Sobolieva (n°230), 6-3 6-4. Elle n’a pas pu accrocher son adversaire comme son prédécesseur, mais lui a quand même donné du fil à retordre. La franco-néerlandaise de 22 ans disputait son deuxième Roland-Garros, et aura donc tout de même réussi à gagner un match. Le bilan de la journée côté tricolore est donc un honnête 3/7.

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